Loi
" La loi est devenue trop bavarde. " (Jean-Pierre Chevènement)
OPPOSITION
" L'UEM, c'est l'Union En Morceau. " (Jean-François Probst,
collaborateur de Jean Tibéri)
Télérama
" D´une manière générale, la pire émission
de la soirée est toujours celle que " Télérama
" recommande de regarder. " (Basile de Koch)
Multiculturel
" Je suis pour un multiculturalisme vécu et assumé.
" (Alain Madelin)
Bush
" Demander au président Bush de réfréner sa
religiosité serait comme lui demander de parler anglais parfaitement.
Ce ne serait pas naturel. " (hebdomadaire américain "
Newsweek ")
Pouvoir
" Quand on possède le pouvoir économique et le pouvoir
médiatique, le pouvoir politique s'acquiert presque automatiquement.
" (Ignacio Ramonet, directeur du " Monde diplomatique ")
Caution
" Combien faudra-t-il de criminels récidivistes, de pédophiles
impunis, de meurtres de policiers pour que l'on dise enfin que Chirac
et Jospin acceptent l'inacceptable, cautionnent l'inadmissible, justifient
l'inqualifiable ? " (Charles Pasqua)
Gauche
" Même si je reste sévère pour l'action de Jacques
Chirac, je n'oublie pas que la gauche dans notre pays n'a jamais renié
ses origines totalitaires marxistes et qu'elle reste notre adversaire
naturel. " (Jean-Marie Le Pen)
Impôts
" Dominique Strauss-Kahn parlant de baisse d'impôts, c'est
un peu Kim Il Sung parlant de démocratie ! " (Gilles Carrez,
RPR)
Lorsqu'ils parlent des accords d'Oslo entre Rabin et Arafat, la quasi-totalité
des commentateurs en France évoquent un moment d'espoir qu'il
faudrait absolument parvenir à prolonger, et que " l'horrible
Sharon " serait en train de détruire. Or, les accords d'Oslo
ont enclenché l'engrenage infernal qui a conduit à la
situation présente. La solution au conflit passe par leur abandon.
Avant les accords d'Oslo, en 1983, Yasser Arafat et les autres dirigeants
de l'OLP étaient en exil en Tunisie. Les Arabes vivant en cette
province de la Jordanie (sous contrôle militaire israélien
depuis la défaite arabe de 1967) appelée Cisjordanie et
à Gaza en venaient à songer sérieusement à
une paix réelle et à l'acceptation de l'État d'Israël.
Rabin pensa qu'il était possible de concrétiser cette
paix.
Malheureusement, il accepta qu'Arafat et l'OLP soient considérés
comme les représentants de la population palestinienne. Depuis,
toutes les concessions ont été israéliennes. Arafat
s'est vu reconnaître le statut de président d'une Autorité
palestinienne censée être un embryon d'État. L'Autorité
palestinienne a disposé graduellement de territoires autonomes
sous son contrôle. Elle a pu se doter de forces armées.
Elle a bénéficié d'aides massives des États-Unis,
de l'Europe et, bien sûr, d'Israël.
Rien de tout cela n'a amené la paix. Au contraire. Les écoles
palestiniennes sont devenues des lieux où l'on inculque aux enfants
la haine viscérale des Juifs, la nécessité impérieuse
de libérer tout le " territoire palestinien ", et l'exaltation
du meurtre et du martyre. La télévision et la radio "
palestiniennes " inculquent aux adultes le même fanatisme
frénétique. Arafat s'est doté, en marge des forces
de police palestiniennes, d'une milice personnelle, le Tanzim.
Des groupes terroristes ont pu commencer à prospérer,
tandis que dans les mosquées retentissaient les appels à
la djihad et au meurtre. Les attentats n'ont jamais été
aussi nombreux. Arafat, tout en contribuant à l'action du Hamas,
a continué à dire en anglais qu'il voulait une "
paix juste ". (Lorsqu'il parlait en arabe, c'était différent,
bien sûr : il évoquait l'État palestinien comme
une " première étape "…).
Une première étape
Les Israéliens virent le double jeu, et votèrent pour
Netanyahu, homme lucide, et qui fit ce qu'il put. Les Européens
et Clinton voulurent croire Arafat. Ils souhaitèrent l'élection
de Barak, le modéré, le socialiste. Ils applaudirent au
retrait d'Israël du Sud Liban (et son occupation immédiate
par les terroristes du Hezbollah). Ils crurent toucher au but lors des
négociations de Camp David pendant l'été 2000.
Et c'est vrai que Barak promit l'inimaginable. Il promit tant (99 %
des " territoires ", Jérusalem-Est) que de nombreux
stratèges dirent qu'il faisait courir son pays au suicide. Il
n'y eut pas de signature. Arafat savait qu'il ne signerait rien. La
suite était déjà programmée.
L'Autorité palestinienne a été effectivement une
première étape. Arafat a pu assassiner ses opposants modérés,
et il dispose d'une mini-dictature, d'un peuple qu'il peut laisser croupir
dans la misère et manipuler mentalement, de " pauvres "
qu'il peut exhiber devant les caméras, d'un stock d'armes, et
de réseaux criminels facilement infiltrables en Israël.
Depuis l'automne 2000, la seconde étape est enclenchée
: multiplication des violences en Israël et des attentats suicides,
appels au meurtre renouvelés sur les ondes hertziennes, recrutement
accéléré des futurs martyrs à l'école
et à la mosquée. L'objectif devait être la démoralisation
des Israéliens, mais aussi l'abandon d'Israël par l'Occident,
simple prélude à la destruction d'Israël par les
" Palestiniens ".
Tout s'est passé comme prévu, élection de Sharon
comprise (ces Israéliens, dit l'appareil de propagande de l'OLP,
sont décidément " incorrigibles "). Jusqu'à
ces derniers jours et aux contre-coups du 11 septembre et de quelques
meurtres de trop… Aujourd'hui, il semble que la roue tourne. Les accords
d'Oslo sont sans doute définitivement enterrés, et c'est
une excellente chose.
Il reste à assainir la situation et à rebâtir. Le
démantèlement de tous les réseaux terroristes est
un impératif. Réduire l'Autorité palestinienne
à néant et pousser Arafat vers la retraite (faute de mieux)
est un autre impératif. Faire comprendre aux populations arabes
qu'elles devront coexister avec Israël, tenter de vivre enfin de
manière civilisée constituera ensuite l'objectif. George
W. Bush est désormais sur cette longueur d'onde. Sharon, homme
de droite et homme de la vraie paix, aussi. L'Europe et la France préfèrent
pour le moment l'aveuglement, la lâcheté, voire la complicité…