Projets
70 % des Français estiment que les projets de Jacques Chirac et
de Lionel Jospin sont " quasiment identiques " (31 %) ou "
pas très différents " (39 %)…
Dette
Les pays du sud, entre 1981 et 2000, ont payé 3 450 milliards de
dollars aux pays du nord, soit six fois leur dette de 1981 (567 milliards).
Leur dette reste de 2 000 milliards de dollars.
Chine
Il y a actuellement en Chine 119,35 garçons de moins de 5 ans,
pour 100 filles. Ce chiffre passe à 121,06 garçons sur 100
filles pour les enfants de moins de 4 ans.
11 septembre
L'Etat américain versera en moyenne un million huit cent cinquante
mille dollars aux familles des victimes du 11 septembre.
Enseignants
69 % des enseignants voteraient Lionel Jospin au deuxième tour
des présidentielles selon un sondage CSA. Au premier tour, le candidat
socialiste obtiendrait 27 %, précédant Chevènement
(17 %), Chirac (14 %), Mamère (13 %), Laguiller (7 %), Hue (5 %),
Bayrou (5 %), Madelin (3 %), puis Le Pen, Besançenot et Lepage
(2 % chacun). Au total, la gauche totaliserait 72 % chez les enseignants
au premier tour !
Poste
La Poste a déposé, en 2000, 7,3 milliards de prospectus
dans les boîtes aux lettres.
Salaires
L'écart des rémunérations entre les plus pauvres
et les plus riches va de 1 à 480 en France.
HLM
Il y avait, en 1999, 3,7 millions de logements sociaux en France.
La France comptait près de 10 % de chômeurs en 1997. En
réduisant le temps de travail de 10 %, on aurait dû "
libérer " 10 % du temps de travail qu'on aurait pu allouer
aux chômeurs : tous les chômeurs auraient ainsi dû retrouver
un emploi.
Malheureusement, malgré la longue reprise américaine maintenant
achevée, malgré les nombreux emplois bidons créés
en France, nous nous retrouvons aujourd'hui avec autant de chômeurs
qu'avant. Le partage du travail n'est pas, et ne peut pas être,
un remède contre le chômage.
Il est par ailleurs honteux d'avoir fait croire aux Français qu'en
travaillant 35 heures, ils gagneraient autant qu'en travaillant 39. Enfin,
quand on a tous d'immenses désirs insatisfaits, quand la démographie
nous pose d'énormes problèmes de retraite, ou quand des
millions de Français ont besoin d'être tirés hors
de la pauvreté, la réduction par la contrainte légale
du temps de travail est véritablement scandaleuse.
Nous sommes aujourd'hui immergés dans un monde dynamique, en pleine
évolution. Grâce aux progrès technologiques, l'outil
de travail mis à notre disposition augmente en permanence la qualité,
la diversité et la quantité de ce que nous produisons.
De plus, le choix politique de l'euro a remplacé notre marché
national de 60 millions d'habitants par un marché européen
de 320 millions d'habitants. Toutes les entreprises installées
en Europe sont obligées de se restructurer très rapidement
pour s'adapter à la nouvelle donne économique. Des millions
d'emplois vont être détruits, c'est évident. Mais
des millions d'emplois vont également être créés,
c'est tout aussi évident.
Avec l'euro, on ne peut plus protéger les emplois en France en
installant des droits de douane de 30 % aux frontières (comme le
font actuellement les Américains pour protéger leurs emplois
dans l'acier). On ne peut pas plus empêcher, par le contrôle
des changes, les capitaux de fuir.
S'adapter au nouvel environnement
Il faut donc d'urgence adapter notre législation aux nouvelles
donnes économiques. Il faut supprimer dans nos lois tout ce qui
n'est plus adapté à la vie de nos entreprises dans l'espace
européen. Trois exemples illustreront ce propos.
1) Pour créer de vrais emplois, on a besoin d'investissements,
donc de capitaux. La législation française matraque les
capitalistes. Le récent rapport de la Direction des Relations Économiques
Extérieures (DREE) montre que, depuis deux ans, les investissements
français progressent très rapidement à l'étranger,
en Europe essentiellement, alors que les investissements étrangers
en France progressent beaucoup moins.
La restructuration des entreprises se fait en Europe, mais les investissements
se font en dehors de la France. La restructuration supprime des emplois
en France et en crée à l'étranger. Arrêtons
donc d'imposer bêtement les capitaux, comme si cette imposition
ne les faisait pas fuir, et imitons tout simplement la législation
irlandaise qui n'impose pas les capitaux : l'Irlande manque aujourd'hui
de main-d'œuvre.
2) Quand le SMIC atteint des niveaux tels que le salaire payé par
l'employeur est bien supérieur au revenu que procure le salarié,
les entrepreneurs n'embauchent plus. Le SMIC n'est plus une source de
justice sociale, il devient une source d'exclusion, comme le prouve une
étude de l'INSEE sortie en 2001.
Arrêtons de faire semblant de croire que le SMIC le plus élevé
du monde est une merveilleuse avancée sociale dont les Français
peuvent être fiers, alors que le SMIC n'est maintenant qu'une effroyable
machine à exclure, surtout quand notre Éducation nationale
lâche sur le marché de l'emploi plus de 10 % d'illettrés.
3) Quand on paralyse les entreprises par des dizaines de milliers de pages
de lois, de réglementations ou d'obligations d'un autre âge,
dont les 35 heures ou les lois de " modernisation sociale "
sont les dernières moutures, on tue les emplois en France. Si on
écrasait de contraintes identiques nos sportifs, au lieu de créer
pour eux l'environnement leur permettant de devenir les meilleurs, nous
n'aurions plus une seule médaille d'or ou une seule coupe du monde.
Bien que nous vivions en 2002, et non en 1945, bien des candidats à
la présidence proposent plus d'impôts sur le capital, plus
de contraintes sur les entreprises ou une augmentation du SMIC. Ils créent
ainsi une société de plus en plus pauvre et inégalitaire,
en croyant faire l'inverse.