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Divers Faits

Discrimination
La Cour d'appel de Paris a confirmé la condamnation de Massou Cohen, directeur de la clinique du rond-point des Champs-Élysées. Ce dernier était poursuivi par l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (AGRIF) pour discrimination raciale, après avoir passé une offre d'emploi réservée à des chirurgiens étrangers…

Euro
Les euros à l'effigie de Jean-Paul II, qui ont été frappés par l'État du Vatican, ont tous été achetés en cinq jours.

Drogue
La police californienne a mis à jour, le 27 février, un tunnel de 365 mètres de long, s'enfonçant à 10 mètres sous terre et traversant la frontière mexicaine. Équipé d'installations électriques performantes et d'un système de ventilation, ce tunnel de 1,20 m de diamètre était utilisé par des trafiquants de drogue !

In utero
Pour la première fois, des chirurgiens américains ont réussi, en novembre dernier, une opération cardiaque sur un fśtus âgé de 23 semaines.

ÉNERGIE
Une directive européenne impose à la France de porter à 21 % la part des énergies non-renouvelables dans sa production d'énergie. Cela représenterait un surcoût de 6 euros par MWh.

Syndicat
Le président Bush a interdit toute activité syndicale aux magistrats et policiers susceptibles d'enquêter sur les réseaux terroristes, par un décret du 7 janvier.

MAM
La présidente du RPR se sent mise à l'écart de la campagne : elle n'a reçu le projet de l'UEM que deux jours avant le meeting de Toulouse et elle s'est opposée, en vain, à la nomination de Roselyne Bachelot comme porte-parole du candidat Chirac…

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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Les 4 vérités hebdo est un hebdomadaire papier
et le recevoir ainsi par la poste tout les samedis.
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Claude Reichman

Du 9 octobre 2001, date à laquelle j'ai annoncé ma candidature à l'élection présidentielle, au 10 mars 2002, date à laquelle j'écris ces lignes, je n'ai bénéficié d'aucun temps d'antenne sur TF1, France 2, France 3, LCI, France Inter, RTL et Europe 1.
Il s'agit d'un cas caractérisé de boycott. En effet, ces médias, durant tout le cours de cette précampagne, ont été régulièrement avisés par mes soins de mes actions et de mes publications. De plus, j'ai adressé à chacun d'entre eux, en date du 23 janvier 2002, une lettre recommandée, dans laquelle je leur demandais officiellement de veiller aux règles d'équité édictées par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, en m'invitant à m'exprimer sur leur antenne, dont j'étais exclu, dans des conditions identiques à celles qui sont faites aux autres candidats présumés ou déclarés ou à leurs soutiens.
Une association de financement de ma campagne avait été constituée, dès le 31 octobre 2001. Par un communiqué du 8 mars 2002, le Conseil constitutionnel m'a cité parmi les 14 candidats, sur 33 au total, qui avaient satisfait à cette obligation. En outre, par lettre officielle du 15 février 2002, le CSA m'avait avisé des conditions dans lesquelles je serais amené à participer à la campagne officielle radio-télévisée.
Aucun des grands médias ne peut donc prétendre m'avoir ignoré par inadvertance. Il s'agit bel et bien d'une volonté avérée de discrimination, et c'est de ce chef que j'ai demandé à mon avocat de porter plainte auprès du procureur de la République. Par ailleurs, il est évident que l'occultation systématique d'un candidat est de nature à fausser le résultat de l'élection. Elle me handicape gravement non seulement dans mon accès normal au public, mais aussi dans ma recherche des 500 parrainages d'élus. C'est pourquoi j'engagerai, le moment venu, les actions juridiques appropriées pour contester la validité de l'élection.
Le comportement des grands médias audiovisuels est caractérisé par une impudence croissante. Aujourd'hui, ils se croient tout permis. La raison en est simple. Aucune autorité de la République ne vient jamais les rappeler à leurs devoirs, si ce n'est, de temps à autre, par une admonestation bienveillante, sans aucun effet.

Abus de situation dominante

Même dans les médias du service public, les journalistes s'estiment propriétaires de leur outil d'information et en usent selon leurs opinions politiques, leurs copinages et leurs caprices. Quant aux médias privés, ils ne détiennent leur autorisation d'émettre qu'en vertu d'une concession de la puissance publique et ne devraient en aucun cas s'affranchir de leur devoir d'impartialité.
Au point où en est arrivée la situation, l'affrontement entre les citoyens épris de liberté et d'esprit civique et les grands médias audiovisuels est devenu inéluctable. Il ne suffit plus de se plaindre entre amis, ni d'écrire aux intéressés des lettres indignées ou furibardes. Il s'agit d'utiliser tous les moyens juridiques et politiques pour contraindre ces ennemis de la démocratie à la respecter ou à se démettre. Et parmi les moyens politiques, il y a la manifestation.
Aucun média ne peut résister longtemps à la présence régulière de protestataires devant ses locaux. Quant aux journalistes eux-mêmes, dont la plupart ne demandent qu'à faire honnêtement et scrupuleusement leur travail, ils ne pourront être que satisfaits des pressions démocratiques exercées sur leurs directions.
Tout, en fait, ne dépend que de l'engagement des citoyens. Ils ont pris l'habitude d'attendre passivement que la situation s'arrange, déformés en cela, jusque dans leurs dispositions intimes, par la politique d'assistance et la société du spectacle qui se sont imposées en France au fil des ans, jusqu'à avoir installé une chape de plomb sur les comportements et les consciences.
Mais l'heure du réveil pourrait bien avoir sonné. Spontanément, des électeurs s'adressent aux médias et les interpellent sans ménagement sur leurs déformations et leurs silences.
Demain, ils prendront l'initiative d'adresses aux annonceurs publicitaires ou de grèves de la redevance. Aucun média ne peut résister au tarissement de ses ressources. Aucun directeur de la rédaction ne peut résister au discrédit professionnel et moral qui résulte inévitablement d'une contestation affirmée et prolongée de la part du public.
Les médias, grisés de leur toute-puissance, ont franchi les bornes. Il n'est jamais bon, quand une troupe est composée de pleutres, de s'aventurer en terrain découvert. Bien au chaud dans leurs redoutes, ils ne risquaient rien. Maintenant que leur impudence et leur mépris du citoyen éclatent en pleine lumière, ils forment une cible qu'on ne peut manquer. La consigne est désormais simple et claire : pan dans le mille !

 


Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com