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ENA
La scolarité de l'ENA comprend près d'un an de stages divers. Parmi eux, les stages en entreprise ont toujours été très minoritaires - et les élèves qui les choisissaient voyaient même, dit-on, leur note de stage minorée. La situation est à présent réglée : la promotion 2001-2003 n'a plus la possibilité de faire des stages en entreprise !

Mobiles
Le gouvernement a demandé à Orange et à SFR un effort pour atteindre les 1 500 communes non couvertes par la téléphonie mobile. Cet effort coûtera à chacun des deux opérateurs 100 millions d'euros

Santer
Jacques Santer, ancien président de la commission européenne, est administrateur de la Holding Central Mediterranean du milliardaire Nadhim Auchi, impliqué dans l'affaire Elf, aux côtés d'un autre milliardaire sous le coup d'un mandat d'arrêt international, Abid Nasir

Privatisation
Le gouvernement de Lionel Jospin a vendu des participations de l'État pour près de 26 milliards d'euros en cinq ans.

Administration
25 % de la population active française travaille dans la fonction publique, contre 15 % en moyenne dans l'OCDE.

CO2
Une voiture consommant 4 litres d'essence au 100 km rejette 9,48 kg de dioxyde de carbone sur ces cent kilomètres. Une même voiture fonctionnant au GPL en rejetterait 6,4 kg, et 10,6 kg, si elle roulait au diesel.

PROMESSES
Les programmes économiques de Lionel Jospin et de Jacques Chirac ont tous deux été construits sur une hypothèse de croissance annuelle moyenne de 3 % pendant les cinq prochaines années
!

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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Claude Reichman

Écarté de l'élection présidentielle par un complot politique et médiatique, j'invite tous ceux qui me font confiance à ne pas participer à ce scrutin honteusement truqué.
Dès mon entrée en campagne, le 8 octobre 2001, des informateurs bien introduits à l'Élysée m'ont fait savoir que ma candidature était regardée d'un fort mauvais oeil au " château ", où l'idée dominante était d'écarter toute concurrence afin de permettre à M. Chirac de faire un score important au premier tour et d'emporter l'élection dans la foulée. L'idée n'était pas stupide en soi. Encore fallait-il disposer d'une base de confiance élevée, comme M. Mitterrand en 1988.
Or, à la différence de son prédécesseur qui, on s'en souvient, bénéficiait de 38 % d'intentions de vote avant son entrée en campagne, la cote de l'actuel président n'a jamais dépassé 24 % et a vite rejoint son niveau habituel de 20 %. Ce qui signifie que tout le brillant calcul fondé sur un premier tour glorieux ne reposait que sur une illusion. Et sur une fascination malsaine : celle qu'exerce le président disparu sur son successeur. Qui s'imagine qu'il lui a suffit d'enfiler les pantoufles du Charentais pour se trouver investi de ses qualités. Mais, si l'on appelait Mitterrand " le Florentin ", Chirac, lui, n'est que " Supermenteur ". Grandeur et décadence de l'art de tromper !
Comme chacun le sait, la presse est libre en France. Libre d'obéir aux ordres ! Ceux de l'Élysée étaient clairs, me concernant : pas un mot. C'est ainsi que les grands médias audiovisuels ne m'ont pas accordé une seconde d'antenne pendant les six mois de ma précampagne, ni même cité une seule fois. Dans la presse écrite, j'ai bénéficié de quelques minuscules échos, dont je suis d'ailleurs reconnaissant aux quelques journalistes qui ont eu le courage de les faire paraître, au risque de déplaire à leur actionnaire et de se retrouver au placard.
Évidemment, les conséquences sur le recueil des parrainages ont été désastreuses. Bien qu'ayant reçu un accueil très ouvert de la part des maires et enregistré plusieurs centaines de promesses, je n'ai pu mener ma quête à bon port, mes interlocuteurs se montrant de plus en plus réservés et sceptiques sur une candidature dont nul média ne se faisait l'écho.

On ne joue pas avec les tricheurs !

Il va de soi par ailleurs que, là encore, l'Élysée menait la danse par le plus simple des moyens : chaque député avait été avisé que, dans sa circonscription, les maires amis ne devaient signer pour aucun candidat de droite autre que ceux que labellisait l'état-major de campagne de M. Chirac. À quelques semaines des élections législatives et des investitures qui vont avec, ces consignes ont été suivies avec zèle. On s'étonne, dans ces conditions, que le président du Conseil constitutionnel, M. Yves Guéna, vieux routier de la politique et, qui plus est familier, en tant que membre du sérail, des méthodes de M. Chirac et du RPR, ait cru devoir se féliciter bruyamment du fait que dix-sept mille élus aient finalement fait acte de parrainage, en faisant mine d'ignorer que l'immense majorité d'entre eux n'avait signé, à droite, que pour les candidats " officiels ", c'est-à-dire ceux de l'Élysée. Si c'est cela la démocratie, alors mieux vaut ne plus s'en réclamer, car elle ressemble de plus en plus au totalitarisme.
Face à de tels comportements, qui ne peuvent susciter que la condamnation et le mépris de la part des vrais démocrates et des amis de la liberté, la seule réponse est bien l'abstention. On ne joue pas avec les tricheurs !
Certes, je suis sensible au fait que s'abstenir, c'est, d'une certaine manière, laisser le champ libre à ceux qui participent. Mais j'ai toujours cru à la supériorité, à terme, des comportements fondés sur la morale par rapport à ceux qui visent à une certaine efficacité immédiate. On ne construira rien de vrai ni de fort dans la politique française si l'on n'adopte pas, dans ce pays " aux ordres d'un cadavre ", l'attitude des dissidents dans les pays de l'Est, à savoir le refus de tout compromis quand l'essentiel est en jeu.
Si néanmoins certains de mes amis veulent à tout prix mettre un bulletin dans l'urne, que celui-ci soit le plus possible le signe de leur réprobation. En tout cas, je leur recommande de ne pas donner une voix à ceux qui, d'une manière ou d'une autre, se sont compromis avec les princes qui nous gouvernent. Quant à ceux-ci, ils feraient bien de s'inquiéter. Quand on recueille - et c'est ce que nous disent les sondages actuels - 20 % d'intentions de vote sur 65 % de personnes décidées à participer au scrutin, on ne représente que 13 % du corps électoral ! Gouverner avec une base de confiance et d'adhésion aussi étroite, c'est se condamner à n'avoir aucune légitimité, aucune autorité.
Quel que soit l'élu du 5 mai prochain, il sera incapable de faire face aux graves problèmes du pays. Nous allons tout droit vers des événements dramatiques en France. Ils ont d'ailleurs déjà commencé. L'histoire jugera aussi sévèrement l'un que l'autre MM. Chirac et Jospin, dont la lâcheté, les mensonges et l'incapacité sont décidément indignes du grand pays qu'a été et que doit rester la France.


Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com