Pluriel
" L'opposition doit être pluraliste, comme la gauche est plurielle.
" (Hervé de Charrette)
Respect
" Je respecte Arlette Laguiller, comme je respecte chacun des candidats
dans cette campagne sauf deux : MM. Le Pen et Mégret. " (Christiane
Taubira, candidate radicale)
Affaires
" Au début, les affaires faisaient qu'on ne croyait plus aux
politiques. Maintenant, les Français sont à un tel niveau
de saturation qu'ils ne croient plus aux affaires. " (Marie-José
Roig, maire RPR d'Avignon)
Débat
" Il est difficile de débattre avec des fantômes de
candidats aux projets invisibles. " (Alain Madelin)
ALGÉRIE
" Quand j'entends nos huiles socialistes insulter l'armée
française, je ne peux m'empêcher de penser à un proxénète
qui traiterait de prostituée la fille qu'il a mise sur le trottoir.
" (Jacques Vergès)
Léninisme
" Proposer la dictature du prolétariat ne me semble pas de
nature à entraîner l'adhésion massive " (Robert
Hue)
Porto Alegre
" Entre Porto Alegre et les marchés, il faut choisir. "
(Bernard Cassen, président d'ATTAC)
Loi
" Il y a toujours une loi qui règne, et si ce n'est pas la
loi des policiers et des juges, c'est la loi des voyous. " (François
Bayrou)
Le Pen
" Le Pen n'a plus besoin de parler, car, finalement, il a gagné.
" (Noël Mamère)
Opposition
" Il n'est pas bon dans une démocratie que l'opposition soit
aussi absente du débat de fond. " (Site internet du parti
socialiste)
Sharon a agi. C'était prévisible et
c'était prévu. Les dirigeants européens, qui n'avaient
été que fort peu sensibles aux centaines de morts résultant
d'attentats-suicides anti-juifs, soudain, se sont agités pour
sauver à toute force Arafat.
La presse européenne s'est agitée aussi : elle qui s'était
habituée à faire son décompte routinier de cadavres,
et à parler paresseusement d'" engrenage de la violence
", a dû rendre compte d'événements qu'elle
n'avait, semble-t-il, pas prévus et, forcée de choisir
son camp, a montré avec obscénité que son cœur
balance en direction des criminels et des fanatiques musulmans.
D'autres gens encore, dans la hâte et la précipitation,
se sont démasqués et sont passés de la " lutte
anti-mondialisation " à la protection d'assassins d'enfants.
De façon à, une nouvelle fois, donner des repères
à ceux qui me lisent, j'écrirai ceci :
1. Sharon a adopté la seule politique possible et concevable
pour Israël et pour l'Occident. Le processus d'Oslo est mort depuis
longtemps. Aucune paix n'est possible avec les dirigeants palestiniens
actuels. Pour faire la paix, il faut être deux à la vouloir,
et il est clair depuis longtemps que les dirigeants palestiniens actuels
veulent la guerre. Il est clair aussi qu'ils espéraient gagner
la guerre, grâce à l'arme absolue constituée par
le fanatique qui se fait exploser au milieu de la foule pour faire un
maximum de morts.
Sharon considère à juste titre Arafat comme le terroriste
en chef et le traite comme tel. L'élimination physique étant
une option trop symboliquement dangereuse, reste à savoir que
faire d'un vieillard encombrant (l'exiler en France où il compte
tant d'admirateurs serait une idée, peut-être)…
2. L'attitude politique européenne donne un spectacle pitoyable
et vomitif qui montre que, plus de soixante ans après Münich,
les politiciens de ce continent n'ont toujours rien compris à
ce qu'est un dictateur totalitaire. Sharon, lui, comprend, et sait qu'un
dictateur totalitaire ne s'avoue vaincu qu'une fois neutralisé
sans espoir de refaire surface, ou définitivement éliminé.
Certains hommes sont porteurs du mal et de la haine, et ne sont pas
réformables.
La presse aux ordres d'un dictateur
3. La presse européenne en général, et la presse
française en particulier, sont aussi fiables sur le sujet du Moyen-Orient
que la presse allemande sous Goebbels ou la presse soviétique sous
Staline et Jdanov. On n'y dit pas qu'un véritable arsenal de guerre
et une grande quantité d'explosif, ainsi que des ateliers de fabrication
d'armes et de fausse monnaie, ont été découverts
dans les locaux de Yasser Arafat à Ramallah.
On n'y dit pas que la radio palestinienne (financée par l'Europe)
n'a cessé d'appeler au meurtre des Juifs, que le mouvement des
" martyrs d'Al Aqsa " dépend directement d'Arafat, et
que des liens étroits lient Arafat au Hamas et au Djihad islamique
qui reçoivent leurs explosifs de l'Autorité palestinienne
(qui les reçoit elle-même d'Irak et d'Iran).
On n'y dit pas que la famille de chaque auteur d'attentats-suicide est
très généreusement rémunérée
par Arafat et par son ami Saddam Hussein (25 000 $ par tête). On
y parle de la colère d'une mère palestinienne qui a perdu
son fils " martyr ", mais jamais de la douleur de ceux qui ont
vu leurs enfants déchiquetés dans un magasin de jouets à
Jérusalem par l'acte d'un dégénéré.
On y parle d'assassins retranchés dans une église et on
invoque l'église-sanctuaire sans évoquer les meurtres immondes
commis par nombre de ceux qui ont trouvé refuge dans l'église,
et qui sont aussi chrétiens que je suis ayatollah.
On y évoque la " misère et la rage des Palestiniens
" sans dire que cette misère et cette rage sont essentiellement
dues aux détournements de fonds et au cynisme de la clique du même
Arafat qui, comme un bon élève de Lénine, entretient
un vivier de chair à canon prête à l'emploi, et y
déverse à dose massive tous les excitants requis.
4. Au travers de tout cela un futur se dessine. Israël survivra.
L'Autorité palestinienne disparaîtra bientôt et a,
d'ailleurs, déjà disparu pour l'essentiel. D'autres dirigeants
arabes verront le jour, plus ouverts aux idées de paix, ou simplement
plus réalistes. La mythique " rue arabe " ne bougera
pas vraiment face à la démonstration de force. Sharon (et
Netanyahu) seront détestés, mais respectés dans le
monde arabe, comme Bush qui, malgré un discours ambigu, n'en condamne
pas moins clairement le terrorisme.
L'Europe ne sera ni détestée, ni respectée, mais
traitée comme on traitait les valets trop empressés dans
les comédies autrefois : renvoyée dans son coin s'occuper
de tâches subalternes en attendant que son maître, l'Islam,
prenne entièrement possession d'elle.