POLLUTION
L'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie
(ADEME) vient de publier son palmarès des voitures les moins polluantes.
Dans la catégorie " essence ", c'est la Smart qui a été
primée, tandis que la Lupo 3L Volkswagen obtenait la palme des
diesels propres. Bonne dernière : la Ferrari.
CRÉATIONNISME
Malgré les critiques de la gauche, le gouvernement de Tony Blair
refuse de sanctionner le collège Emmanuel, école privée
réputée pour enseigner aux étudiants les thèses
créationnistes, présentées comme une théorie
alternative à la théorie de l'évolution.
ITALIE
Les fruits de la politique berlusconienne commencent à apparaître.
En un an, le nombre de vols dans le nord du pays à diminué
de 43 % ; 40 000 clandestins ont été expulsés ; et
une loi fait enfin de l'immigration clandestine un délit.
Notation
92 % des fonctionnaires français reçoivent, à l'occasion
de leur entretien annuel, une note de plus de 19/20. 59 % obtiennent même
20/20…
Lucratif
Le chiffre d'affaires de l'industrie du sexe est estimé entre 5,5
et 7,5 milliards d'euros.
Folamour
Le médecin italien Severino Antinori a annoncé que, dans
le cadre de son programme de recherches sur le clonage reproductif, une
femme était enceinte d'un clone depuis huit semaines.
Collision
La NASA a découvert qu'un astéroïde de plus d'un kilomètre
de diamètre pourrait entrer en collision avec la Terre. Les chances
d'impact de l'astéroïde 1950 DA avec la Terre sont de 1 sur
300, soit la plus forte probabilité jamais relevée pour
une collision d'astéroïde. Mais, selon les calculs de la NASA,
l'impact est prévu pour le 16 mars ...2880.
L'élection présidentielle s'approche dans l'indifférence
générale. Les Français ont bien compris qu'aucun
des deux favoris ne changerait quoi que ce soit au cours des choses, qui
voit la France s'enfoncer chaque jour un peu plus dans le désordre
et la violence. Dans ces conditions, seule la stratégie du recours
est possible.
La République n'a pas d'homme providentiel en réserve, même
si les circonstances peuvent en révéler un. C'est pourquoi
elle doit se donner des idées providentielles. Et celles-ci ne
peuvent être trouvées que dans un double sentiment : celui
de la patrie et celui de la liberté.
La France souffre de n'être plus aimée par ses hommes politiques.
Il est frappant de constater que le nom de notre pays n'apparaît
plus dans les discours électoraux. Serions-nous déjà
entré dans l'ère des tribus ? Je ne le pense pas. Les tribus
ne s'affirment que lorsque disparaît l'idée de patrie, qui
les dépasse toutes et peut seule les unifier.
À force de vouloir s'attacher des clientèles, les politiciens
ont perdu de vue l'intérêt général. Mais le
peuple, lui, dans son tréfonds, ne l'a jamais oublié. Si
revendicatifs soient-ils, les Français sont prêts à
tout moment à oublier leurs petits intérêts et leurs
petits avantages pour embrasser un destin plus exaltant. Encore faut-il
que quelqu'un le leur désigne et s'offre à les conduire
sur son chemin.
Mais ce n'est ni à l'Ena ni dans les bureaux poussiéreux
de l'administration, qui sont les principaux viviers de la classe politique,
que naissent les hommes en qui un grand peuple peut se reconnaître.
Or ces hommes en gris ont monopolisé la fonction politique, tout
simplement parce qu'ils l'exercent sans risque, pouvant à tout
moment, en cas d'échec, retrouver leur confortable fonction, dans
laquelle ils auront d'ailleurs progressé pendant leur absence.
Comment se fait-il qu'aucun candidat ne propose avec force qu'un fonctionnaire
soit contraint de démissionner de l'administration s'il devient
député ? Ce devrait être un des thèmes essentiels
de la campagne, car tout le reste en dépend. Comment voulez-vous
privilégier la prise de risques et la récompense de l'initiative
dans un pays gouverné par ses fonctionnaires ? Comment voulez-vous
rendre la France accueillante à l'investissement et aux entreprises
quand des dizaines de milliers d'agents du fisc n'attendent que le moment
de leur faire la chasse et de leur confisquer leurs bénéfices
?
Un spectacle consternant
Rome a péri quand les paysans, propriétaires de leur ferme,
qui se faisaient légionnaires le temps d'une campagne et défendaient
la patrie comme leur bien propre, ont dû quitter la terre, chassés
par les folies spoliatrices d'un État omnipotent et ruineux. Vint
le temps du pain et des jeux. Puis, tout naturellement, celui du désordre,
des mercenaires et des tyrans.
Patrie et propriété vont ensemble. Et l'une ne va pas sans
l'autre. La France, terre de spoliation, ne peut que glisser à
l'abîme, puisque les meilleurs de ses fils sont écartés
des responsabilités qui devraient naturellement leur revenir, tandis
que trône aux plus hauts postes de l'État une troupe de serviteurs
qui n'auraient jamais dû sortir de leur condition subalterne.
Quant à la liberté, qui osera dire qu'elle existe encore
en France ? Indissociable, elle aussi, de la propriété,
elle s'est amenuisée à mesure que s'accroissaient les prélèvements
fiscaux et sociaux, au point qu'il est impossible aujourd'hui à
la classe moyenne d'envisager de devenir propriétaire. Celui qui
ne veut pas tailler dans les impôts et les charges est un adversaire
de la liberté. Celui qui veut n'y toucher qu'à la marge
est lui aussi un complice de l'oppression et un ennemi de la France.
Vous n'aurez pas à chercher longtemps pour découvrir, parmi
les candidats, ceux qui méritent la honte d'être ainsi qualifiés
et ceux qui aiment leur pays et son peuple. Seul un peuple de propriétaires
peut résister à l'oppression, qu'elle soit politique ou
économique. Les médias peuvent distiller leur désinformation
parce qu'elle n'est en rien différente des subsistances frelatées
qui ont réduit le peuple à l'assistance et à la docilité.
Quand la France s'éveillera Oui, mais quand ? Dans un mois, dans
un an, jamais ? Tout dépendra de ce que feront les hommes de conscience
et de devoir. S'ils savent unir leurs différences et constituer
la grande alliance de la patrie et de la liberté, tout peut aller
très vite. S'ils se perdent dans les préséances et
les ambitions personnelles, la France ira à l'abîme.
Le " cher et vieux pays " ne mérite pas ce sort affreux.
Après tant de siècles de courage et de gloire, il doit pouvoir
compter sur la génération actuelle de ses enfants, comme
il a pu le faire sur celles qui l'ont précédée. Ne
pas démériter de son pays est une ambition qui surpasse
toutes celles dont les politiciens d'aujourd'hui nous offrent le consternant
spectacle. Oublions vite leur nom et pensons à l'avenir.