Juifs
" Pour moi, les Juifs, c'est une secte, c'est une escroquerie. C'est
une des plus graves parce que c'est la première. " (Dieudonné
M'Bala M'Bala, " comique ")
Chirac
" M. Chirac a peu fait pour augmenter l'influence de la France. Le
bilan de M. Jospin est peut-être inégal, mais au moins il
en a un. " (" Financial Times ")
Différence
" Le droit à la différence nous conduit à la
différence des droits. " (Jean-Pierre Chevènement)
Féodalité
" Beaucoup de ceux qui s'appellent libéraux aujourd'hui sont,
en réalité, des féodaux, c'est-à-dire qu'ils
entérinent le glissement de cette société ouverte
vers l'Ancien Régime. " (Pascal Bruckner, philosophe)
Souveraineté
" La première des souverainetés, c'est celle que l'on
exerce sur soi-même. " (Alain Madelin)
Journalisme
" Le journalisme est un métier où l'on passe la moitié
de sa vie à parler de ce qu'on connaît pas et l'autre moitié
à taire ce que l'on sait. " (Henri Béraud, journaliste
et romancier)
Gauche
" La droite, depuis deux siècles, ne sait se lire que dans
le miroir que lui tend malicieusement la gauche. " (Éric Osmond,
" La revue socialiste ")
Clivage
" Il y a des gens de droite qui défendent des idées
de gauche. En ce moment, ce sont plutôt les gens de gauche qui défendent
des idées de droite. " (Noël Mamère)
Souverainisme
" Le souverainisme est un leurre, s'il ne suppose pas la défense
de l'identité de la nation. " (Henry de Lesquen, président
du Club de l'Horloge)
Tout en comprenant les raisons que pourront invoquer
ceux qui iront voter, pour ce qui me concerne, tout bien pesé,
je ne voterai pas dimanche.
Je ne voterai pas, parce que nous avons aujourd'hui, chez nos politiciens,
une quasi-unanimité en matière de politique étrangère
qui me consterne et me fait vomir, par sa cécité et sa
lâcheté. Je ne peux voter pour des aveugles et des lâches.
Je ne voterai pas, parce que je sais depuis des années déjà,
que nous ne sommes plus en démocratie, mais dans un simulacre
truqué que je veux dénoncer, et en aucun cas cautionner.
Je ne voterai pas, parce qu'au suffrage universel des présidentielles,
on a substitué un suffrage censitaire qui ne dit pas son nom
et qui implique que, pour pouvoir se présenter aux suffrages
des électeurs, il faut au préalable avoir séduit
ou soudoyé cinq cent élus qui font partie de cette nomenklatura
à qui on a accordé droit de vie et de mort sur les candidatures,
et qui ont accordé aisément leurs suffrages à trois
crétins trotskistes et à la ridicule Mme Taubira, qui
rassemblera les suffrages de sa propre famille guyanaise et peut-être
ceux de ses cousins, mais plus difficilement à M. Le Pen, qui
représente plus de douze pour cent des intentions de vote.
Je ne voterai pas, parce que des candidats de droite ont, pendant toute
la campagne électorale, subi un boycott médiatique digne
des ex-pays soviétiques, ainsi mon ami Claude Reichman qui, lui,
et à la différence de nombreux candidats, avait des choses
pertinentes à dire et qu'on a étouffé avec une
constance et une obstination rares.
Je ne voterai pas, parce que l'école, l'université, les
médias écrits et audiovisuels français représentent,
aujourd'hui, en France, de tels moyens d'endoctrinement unilatéralement
orientés que les élections s'en trouvent automatiquement
et scandaleusement faussées.
Je ne voterai pas, parce que dans un pays où une personne sur
deux ne paie pas d'impôt sur le revenu, où une personne
sur quatre est fonctionnaire, et une sur trois assistée, suffisamment
de voix sont à vendre pour que le résultat d'une élection
en France soit aussi truqué qu'au Zimbabwe ou dans une république
bananière. Je ne suis pas un chien dressé.
Je ne voterai pas, parce que tous les problèmes réels,
graves et urgents qui se posent au pays ont été escamotés
d'un bout à l'autre d'une campagne, qui a globalement ressemblé
à une distribution massive de somnifères et d'anxiolytiques.
Si Chirac est élu, le désastre sera moins grave, je l'ai
dit. Si c'est Jospin, la chute sera plus rapide. Je ne peux voter pour
choisir entre la peste et la grippe. Je veux la bonne santé !
La peste ou la grippe
Je ne voterai pas. Mais j'inciterai ceux qui votent à voter massivement
Le Pen au premier tour. Parce que, quoi que j'aie à lui reprocher
par ailleurs (des saillies anti-américaines qu'il devrait laisser
à la gauche, entre autres), il est celui qui dit non au chaos et
à la mort de la façon la plus forte et la plus nette. On
peut aussi voter Madelin, en regrettant qu'il ait quelquefois choisi des
thèmes libéraux-libertaires plutôt que d'ajouter du
conservatisme à son libéralisme, et de s'inspirer de Reagan
et Thatcher…
Je voterai malgré tout peut-être, réticent, contraint
et forcé, du bout des doigts, au second tour pour éviter
l'arrivée à l'Élysée du mussolinien Jospin.
Je ne veux pas le pire. Chirac est capable du meilleur et du pire. Avec
Jospin, c'est sans surprise, hélas, et c'est toujours le pire.
Je dirai surtout que les enjeux essentiels se jouent ailleurs.
Les entrepreneurs et les entreprenants continueront-ils à être
les crétins qu'on manipule et qu'on sacrifie, ou réagiront-ils
enfin ?
Il serait temps, bien plus que temps, que les entrepreneurs et les entreprenants
de ce pays disent : on arrête tout, indéfiniment. Plus une
usine ouverte. Plus un commerce. Plus une banque. Plus un hôtel
et plus un restaurant. On ne bouge plus, jusqu'au moment où on
est écouté et où on rétablit l'état
de droit, la démocratie et la libre entreprise.
La grève générale des entrepreneurs et entreprenants
me semble le seul espoir. Les alternatives s'appellent déclin ou
guerre civile.
Pour qu'elle ait lieu et qu'elle se concrétise, il faudra une organisation.
Internet faciliterait sa création. Il faudra des dirigeants : je
vois bien, à côté de moi, Claude Reichman et quelques
autres. Il faudra agir ensuite. Vite, et de façon décisive.
La vie ou la mort du pays en dépendent, et si rien n'est fait la
mort viendra, soyez-en sûrs. Plus vite, même, que vous ne
pensez. Elle est déjà en chemin