Dictionnaire
Le Trésor de la Langue Française, dictionnaire français
le plus complet, compte 100 000 mots.
Peine de mort
Ray Krone (44 ans) est le centième condamné à mort
reconnu finalement innocent, depuis le rétablissement de la peine
de mort aux États-Unis en 1976…
Impôts
Plus de 115 000 déclarations fiscales pour l'impôt sur le
revenu ont été remplies sur internet cette année.
Bioéthique
Les autorités médicales de l'État du Victoria (Australie)
ont accepté que trois couples donnent naissance, par fécondation
in vitro, à un enfant génétiquement sélectionné
pour soigner son frère ou sa sœur atteint d'affections graves.
Les cellules du cordon ombilical de ces " bébés-médicaments
" seront recueillies pour être transférées dans
le frère malade.
Publicité
Un Américain voit en moyenne 3 000 messages publicitaires par jour
!
Tchernobyl
L'agence de voyage Tchernobylinterform, dépendant du ministère
ukrainien des situations d'urgence, organise des excursions à Tchernobyl.
Au menu : " Tourisme extrême et écologique, avec fourniture
d'une combinaison et entrée dans la zone, visite de la ville fantôme
de Pripiat, tournée dans le désert des écoles, hôtels
et jardins d'enfants, rencontre avec la population autochtone de la zone
d'exclusion "
Clandestins
5 millions d'immigrés clandestins paient leurs impôts aux
États-Unis, dans l'espoir de faciliter leur régularisation
!
Chômage
Selon l'INSEE, près de la moitié des chômeurs sont
en chômage volontaire, c'est-à-dire qu'ils ne souhaitent
pas retrouver d'emploi
Séisme ! se sont écriés les médias. Mais
il y a longtemps qu'il a eu lieu ! Voilà plusieurs années
que, semaine après semaine, je dis et j'écris que les
politiciens ont perdu la confiance du pays et ne le représentent
plus. Candidat à l'élection présidentielle, j'ai
été victime, de la part desdits médias, d'une censure
impitoyable. On ne m'a pas laissé parler parce qu'on savait très
bien ce que j'allais dire. Que croyait-on dans les rédactions
? Que me faire taire empêcherait la vérité d'éclater
? Aujourd'hui, c'est le peuple qui l'a clamée. À sa manière
habituelle. En congédiant une classe politique faillie.
Ce n'est évidemment qu'un début. Le pouvoir reste dans
la main des faillis. Mais il s'agit déjà d'une apparence
de pouvoir. Pour qu'un nouveau pouvoir, légitime et solide, s'installe
aux commandes du pays, de nombreuses conditions restent encore à
remplir. Le bon score de la droite nationale ne lui donne évidemment
pas le pouvoir. Le vote Le Pen a été une sévère
leçon administrée à la classe politique, mais il
n'est que cela. Il a détruit les illusions de ceux qui se croyaient
aimés du peuple, mais il n'a en rien reconstruit l'avenir.
Pire : dans son allocution télévisée de dimanche
soir, Jean-Marie Le Pen s'est, à nouveau, enfoncé dans
l'impasse antieuropéenne et dans l'ambiguïté politique.
On n'est pas à la fois de gauche au plan social et de droite
au plan économique. La gauche est forcément antisociale
parce qu'elle fait de l'économie la vache à lait de son
système de prélèvements obligatoires et que, de
ce fait, elle finit toujours par tuer la responsabilité, l'initiative
et l'emploi. Quant à l'Europe, elle est, qu'on le veuille ou
non, le seul avenir possible pour la France, même si l'on n'est
en rien obligé d'accepter qu'elle soit gouvernée par la
bureaucratie bruxelloise et même s'il est vital de lui donner
une légitimité démocratique en la dotant d'organes
élus disposant du véritable pouvoir.
L'avenir politique de la France repose plus que jamais sur l'émergence
d'une force libérale moderne. Elle est aujourd'hui embryonnaire,
mais elle peut atteindre très vite une dimension importante et
devenir majoritaire à droite. Les libéraux doivent cesser
de se comporter comme une chapelle universitaire et de faire confiance
à un homme comme Alain Madelin, qui a démontré
son incapacité à incarner ce grand courant. Le libéralisme,
c'est la liberté, le travail et la propriété. C'est
donc le peuple. Les fameux " bobos ", ces bourgeois bohèmes,
dont Madelin s'est voulu le représentant, n'en sont qu'une caricature
frelatée.
Chirac, otage de la gauche
Un quart de la population active française travaille dans le
secteur public et trois quarts dans le secteur privé. Même
si tous ceux qui sont employés par ce dernier ne sont pas des
adeptes du libéralisme, l'immense majorité d'entre eux
sait fort bien que seule cette philosophie économique, sociale
et politique est à même de leur garantir un emploi et un
avenir. Or que constate-t-on ? Que la France est gouvernée par
ses fonctionnaires, dans un esprit d'hostilité systématique
au libéralisme, et que le représentant politique patenté
de celui-ci, M. Madelin, fait moins de 4 % à l'élection
présidentielle. Cherchez l'erreur !
Non, ne cherchez pas, car tout le monde a trouvé. La représentation
libérale est entièrement à construire et la droite
à reconstruire.
Cette reconstruction devra se faire dans la perspective d'une entente
avec la droite nationale et certainement pas d'une hostilité
à son égard, comme on l'a vu sous la houlette de M. Chirac.
Celui-ci est aujourd'hui l'otage de la gauche pour avoir toujours voulu
traiter la droite nationale en ennemie.
La réélection de M. Chirac est aujourd'hui acquise et
son échec rapidement programmé. Pris en tenaille entre
une gauche dominée par ses extrémistes trotskistes et
verts et une droite nationale avec laquelle il n'a jamais voulu débattre
ni éventuellement s'entendre, il ne peut que sauter comme un
bouchon de champagne. Et ce n'est pas ce vin délicieux qui sortira
de la bouteille, mais un torrent de soupe à la grimace. Le spectre
de la guerre civile s'approche à grands pas. On en a vécu
les prémices avec les manifestations anti-Le Pen de la nuit de
dimanche à lundi. D'autres suivront inévitablement. Tout
ce que la gauche compte de manipulateurs sait fort bien que " l'antifascisme
" est la meilleure recette pour reprendre le contrôle du
" peuple de gauche " et des idiots utiles qui lui font cortège.
La recette va resservir en surabondance.
Le Pen n'est pas un fasciste et ne l'a jamais été. Son
erreur est de n'avoir rien fait, bien au contraire, pour rendre ridicule
cette qualification. Mégret en a tiré la leçon,
mais a sans doute sous-estimé le poids des habitudes acquises
et des réflexes conditionnés. Ainsi que celui du temps
des mentalités, qui n'obéit pas au calendrier électoral.
Il y a bien eu séisme politique, après une longue phase
de mouvements telluriques auxquels une classe politique et médiatique
sourde et aveugle n'a prêté aucune attention. Il faut rapidement
dégager les décombres de la droite et la rebâtir.
Sur du roc et non sur du vent.