Loft
Un tiers des spectateurs de " Loft story " ont disparu en deux
semaines. La soirée du jeudi 18 avril n'a ainsi réuni "
que " 5,8 millions de téléspectateurs pour M6 contre
9,9 pour TF1 (qui présentait, ce soir-là, " Portrait
d'un tueur ").
Publicité
Un rapport de la sociologue Monique Dagniaud, remis à Jack Lang,
propose la création d'une chaîne télévisée
dédiée aux enfants, d'où la publicité serait
bannie. Fort logiquement, le financement de cette chaîne serait
donc à chercher dans nos poches !
Bolloré
Depuis quelques mois, l'homme d'affaires Vincent Bolloré prend
pied dans le secteur de la communication. Il possède déjà
20 % d'Euromédia, 30 % de la Société Française
de Production, 75 % de Streampower (premier site français de vidéo
sur internet). Il envisage également de créer une chaîne
de télévision numérique.
Record
Le record de connexions lors d'un débat sur internet a été
battu, fin mars, lors d'un " chat " avec Lionel Jospin. Ce forum
a rassemblé quelque 33 000 internautes européens. Ce record
était détenu par Loana, l'héroïne de "
Loft story "…
Magazines
92 % des jeunes de 11 à 18 ans lisent des magazines. Les garçons
en lisent plus que les filles et les 14-18 ans plus que les 11-14.
Wallis
Le seul hebdomadaire des territoires français d'outre-mer Wallis
et Futuna, " Te Fenua Fo'ou ", vient de fermer à la suite
d'une décision de l'un des trois rois de ces îles (qui, bien
qu'appartenant à la république française, sont dirigées
par leurs chefs traditionnels), mis en cause dans ses colonnes pour complicité
de détournement de fonds.
Nos politologues patentés s'étonnent de la montée
en France du Front National, et, rapprochant cet événement
des succès remportés dans de nombreux pays européens
(Autriche, Italie, Hollande, Danemark) par les formations dites "
d'extrême-droite ", s'obstinent à n'y rien comprendre.
Je considère pour ma part qu'il y a, dans cette affaire, un immense
malentendu, reposant sur une erreur sémantique, laquelle consiste
à prendre pour synonymes les termes " nationaliste "
et " fasciste ". Certes, il est malheureusement incontestable
que les formations nationalistes européennes se sont le plus souvent
constituées autour de noyaux fascisants. Mais à qui la faute,
sinon aux démocrates ramollis des droites conformistes et des gauches
collectivistes, qui se sont révélés incapables de
défendre nos vieilles nations contre le raz-de-marée de
l'immigration sauvage qui menace de les détruire ? Ce sont eux
qui ont jeté dans les bras des fascisants ces millions d'Européens
qui n'ont d'autre souci que de sauvegarder leur identité nationale
et l'authenticité de leur patrie, mais qui sont pour la plupart
d'authentiques républicains.
En Europe, et particulièrement en France, la véritable extrême-droite
ne peut réunir que 3 à 5 % des citoyens. Dès lors
qu'une formation de cette origine gagne 7, puis 10, puis 15, puis 20 %
et plus des suffrages, cela signifie à l'évidence que son
discours a su répondre à une attente populaire que les politiciens
traditionnels ignoraient, méprisaient ou affectaient de ne pas
voir, se révélant ainsi eux-mêmes fort peu démocrates.
Comme je l'ai souvent dit à mes amis : Si Jean-Marie Le Pen n'avait
pas commis le péché originel d'enraciner jadis la base de
son mouvement dans une cohorte rancie de vieux pétainistes, de
catholiques intégristes, de colonialistes nostalgiques et de nazillons
alcooliques, il y a belle lurette qu'il serait Président de la
République. Il a offert lui-même à la droigauche les
verges pour se faire battre et il n'était que trop facile de le
diaboliser. Il n'en reste pas moins que le Front National a su, lentement
mais sûrement, attirer à lui des gens de bien qui ont pu
valoriser son image et catalyser des sentiments populaires des plus légitimes.
Il est devenu peu à peu la seule formation française capable
de défendre courageusement l'identité nationale, et c'est
l'écœurante veulerie de la classe politique installée qui
a fait son succès. Elle ne doit s'en prendre qu'à elle-même
de la gifle, ô combien méritée, qu'elle reçoit
aujourd'hui. Mais saura-t-elle comprendre la leçon ?
Car enfin, de quoi s'agit-il ? Quel est le risque majeur qui menace la
France, l'Europe et toute la civilisation occidentale ? Quelle épée
de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes doit en être
écartée à tout prix ? Quel est donc ce danger mortel
que nos peuples aperçoivent mais devant lequel nos politiciens
s'enfouissent la tête dans le sable ? Il est tout simplement que
l'Afrique et l'Asie sont en train de se déverser dans l'Europe
inexorablement. Jusqu'à ce qu'un jour, il n'y ait plus d'Europe,
mais à sa place un magma chaotique de ghettos haineux dressés
les uns contre les autres.
Un homme célèbre écrivit un jour, dans les années
trente : " Si la France continue la même politique, il y aura
un jour un État africain au milieu de l'Europe. " Il n'est
pas bien vu de citer cet homme-là, parce qu'il se nommait Adolf
Hitler. C'est un personnage que j'exècre, mais je me suis toujours
étonné de voir tant de ceux qui le condamnent s'acharner
à lui donner raison.
Je ne suis quant à moi ni raciste ni xénophobe et je compatis
volontiers aux malheurs de tous les humains, en quelque lieu que leur
destin les ait fait naître. Aussi serai-je bien le dernier à
jeter la pierre à des immigrés clandestins qui risquent
parfois leur peau pour tenter leur chance à des milliers de kilomètres
de leur village. Je salue leur courage. Mais je ne peux pas les laisser
tous monter dans mon bateau, sinon mon bateau coule, et moi aussi, et
eux avec.
Tel est le sentiment partagé sans aucun doute par tous les Européens
d'opinions très diverses qui votent aujourd'hui nationaliste, sans
parler de tous ceux qui en ont envie mais se retiennent de le faire, comme
moi-même, précisément par crainte que de vrais fascistes
puissent tirer profit de cette lame de fond. Alors, messieurs de la droite
molle, vous vous décidez à ouvrir les yeux ? Ou faudra-t-il
vous jeter aussi dans la poubelle où vient de tomber Jospin ?