USA
Les États-Unis représentent un peu moins de 5 % de la population
mondiale, mais utilisent 27 % de la production mondiale de pétrole.
Ils consomment près de 30 % du produit brut mondial, et totalisent
plus de 40 % des dépenses d'armement de la planète !
Mobilité
Seuls 25 000 Européens (0,01 % de la population de l'Union) ont
établi leur résidence officielle dans un État membre
différent de leur pays d'origine.
Riz
Le riz est la céréale la plus cultivée au monde après
le maïs et le blé, avec une récolte annuelle de 585
millions de tonnes de paddy (grain non décortiqué), soit
390 millions de tonnes de riz blanchi.
Argent
Les trois quarts des enfants et jeunes adultes scolarisés entre
6 et 25 ans reçoivent de l'argent de leurs parents, pour un montant
annuel d'environ 460 euros.
ONG
Il existe 25 000 organisations non gouvernementales (ONG) à travers
le monde. Elles occupent une part croissante dans l'aide au développement
: voici cinq ans, 50 % des projets de la banque mondiale impliquaient
des ONG, contre 70 % aujourd'hui…
Médecins
Par crainte du manque de médecins, le numerus clausus (nombre maximal
de diplômes délivrés) est reparti à la hausse
: 3 500 places en 1993 contre 4 700 en 2002.
Paris
Paris a perdu environ 170 000 habitants durant la décennie 1990.
Dans le même temps, Londres en a gagné 77 000, Tokyo 160
000 et Manhattan 50 000
Sur le plan économique, la France subit depuis quelques années
deux tornades majeures. La mondialisation de l'économie, qui met
en concurrence les entreprises françaises avec les entreprises
du monde entier. Le passage à l'euro, qui offre aux entreprises
françaises un marché homogène de 320 millions d'habitants.
La mondialisation détruit des secteurs entiers de notre économie,
tout en en développant d'autres. Le passage à l'euro contraint
nos entreprises à prendre la taille européenne ou à
disparaître. La stabilité de l'emploi n'existe plus.
Nos entrepreneurs sont excellents et redoutés par leurs concurrents
étrangers, et on nous envie le savoir-faire de nos salariés.
Mais nous avons en France un immense handicap : nos hommes politiques
pensent qu'il vaut bien mieux réduire les libertés des patrons
que celles de nos casseurs des banlieues chaudes.
Le peuple de France, avec son bon sens habituel, a envoyé un message.
Il a commencé par faire le ménage : il a viré, dès
le premier tour, les socialistes, champions de l'intervention de l'État
dans l'économie, ceux qui font fuir les capitalistes et les entreprises,
les entrepreneurs dynamiques ou les footballeurs, sans satisfaire leur
électorat. Besancenot a finalement viré Jospin autant que
Le Pen. Le départ de Jospin est une étape indispensable
vers la libération de l'économie.
Le Pen annonce la couleur : il se dit économiquement de droite
et il annonce la suppression de la loi sur les 35 heures ou de l'impôt
sur le revenu. Bravo !
Mais il veut revenir au franc, donc sortir de l'euro et du marché
de 320 millions d'habitants auquel nos entreprises s'adaptent depuis des
années.
Les contraintes qu'impose l'euro sont très lourdes : on ne peut
pas, en effet, créer une monnaie unique, une parité fixe
qui dure, sans une discipline de fer. Du fait de l'euro, la France a perdu
une grande liberté de manœuvre. En sortant de l'euro, elle retrouverait
sa liberté politique perdue. Nous pourrions enfin protéger
nos producteurs en mettant les droits de douane adaptés. Faire
comme les Américains qui protègent leurs aciéries.
La France ne vit pas en autarcie
Malheureusement pour Le Pen et tous les souverainistes, la France ne
vit plus en autarcie économique. Les entreprises françaises,
adaptées à un espace économique regroupant 320 millions
d'habitants, sont bien plus solides que celles dont la force ne repose
que sur 60 millions.
Dans l'euro, ou en dehors de l'euro, nos entreprises auront, de toute
façon, besoin d'une monnaie solide. Pour avoir une monnaie solide,
un gouvernement doit mettre en place une politique monétaire, budgétaire
et sociale rigoureuse. Les contraintes qui semblent aujourd'hui "
imposées par Bruxelles " seront toujours là demain.
Dans une économie vivant en autarcie, un gouvernement pouvait pratiquement
faire n'importe quoi. Dans une économie mondialisée, c'est
impossible. Il doit se soumettre comme les entreprises, et sans démagogie,
aux lois simples de l'économie.
Chirac annonce qu'il veut libérer l'économie des contraintes
étatiques qui l'étouffent. Il proclame sans arrêt
que tout doit être fait pour que nos entreprises redeviennent compétitives.
Il semble que, contrairement à Le Pen, il ait compris ce qu'était
la réalité de la mondialisation. Il annonce une diminution
des impôts sur le revenu et des charges pesant sur les entreprises.
L'intention est bonne.
Mais, quand Juppé était au pouvoir, les contraintes étatiques
ont augmenté à grande vitesse. Mais Chirac se dit favorable
à la taxe Tobin, une taxe de plus sur le capital, faisant fuir
un peu plus les capitaux de la France. Mais Chirac conserve la loi sur
les 35 heures, en l'adaptant
Il y avait très probablement une solution économique meilleure
que la création de l'euro et l'abandon des monnaies nationales.
Mais l'euro, issu d'une volonté politique, est là. Tant
qu'il reste source d'unité en Europe, il faut se battre pour le
conserver et il ne faut pas ouvrir une crise politique majeure en Europe.
Qu'on imagine d'abord une meilleure solution que l'euro, avant de casser
la machine unitaire. Ne perturbons pas encore un peu plus nos entreprises.
Une nouvelle merveilleuse vient des USA : pour le premier trimestre, l'augmentation
du PIB est de 5,1 % en rythme annuel. Dans six mois, chômage et
déficit vont baisser en France.