Sécurité
La zone de sécurité aérienne protégeant la
Maison Blanche a été violée au moins 94 fois sur
les dix dernières années. Mieux encore, depuis le 11 septembre,
quatre avions de lignes et un hélicoptère médical
ont traversé cette zone interdite, malgré les patrouilles
de chasseurs. Par ailleurs, les pilotes qui ont violé cet espace
aérien ont été pénalisés à peine
plus sévèrement que pour une infraction de stationnement.
Sur les 111 pilotes aux commandes des 94 vols, un seul a reçu une
amende de 1 000 dollars et neuf autres ont été suspendus
pour 7 à 120 jours…
SANS PAPIERS
Aboubacar Diop, leader des clandestins de l'église Saint-Bernard,
a bénéficié d'un emploi rémunéré
par la ville de Paris entre 1991 et 1995. En fait, il travaillait auprès
de Michel Péricard, député RPR des Yvelines.
Femmes
L'année dernière, une femme sur dix a été
victime de violences conjugales, une femme sur cinq a été
insultée ou importunée sexuellement dans l'espace public.
Carte Bleue
La société américaine MasterCard International et
la société européenne Europay International devraient
prochainement fusionner. Elles exploitent déjà, conjointement,
plus de 400 millions de cartes bancaires Maestro, émises dans 89
pays et acceptées par 750 000 distributeurs de billets et 5,7 millions
de points de vente !
OLP-LCR
Leïla Chahid, porte-parole de l'OLP en France, a soutenu la candidature
du trotskiste Olivier Besancenot…
Assurance
Robert Hue a tenté de s'assurer contre le risque de faire moins
de 5 % aux élections, ce qui lui fut refusé par Axa. En
revanche, Jean-Pierre Chevènement a obtenu un contrat du même
type chez le courtier américain Marsh !
Honte aux politiciens et aux commentateurs ! Ils hurlent au fascisme,
quand ce qui se joue, c'est l'unité nationale. Ils n'ont rien vu,
rien appris, rien compris. La France du nord, de l'est et du sud-est n'en
peut plus de la violence et de l'insécurité et a mis Le
Pen en tête au premier tour de l'élection présidentielle.
Les classes populaires sont en dissidence. Une bonne partie des classes
moyennes aussi. Seule la France des enseignants reste calme. Pour eux,
tout va bien. Enfin presque. Malheureusement pour Jospin, les profs n'étaient
pas assez nombreux pour le sauver.
Contre le peuple, la gauche se raccroche à Chirac ! Pitoyable rempart.
Cet homme sans conviction n'a jamais su que prendre des poses. Aujourd'hui,
il joue le républicain digne et vertueux, l'humaniste outragé,
le père de la nation. Qui peut le croire ? " Triste fin de
partie ", écrivait Beckett. La France a déjà
effacé Chirac, dont il ne restera que la chronique d'un désastre
annoncé. Voilà l'homme qui a dominé la droite pendant
le dernier quart du XXe siècle. Qu'a-t-il apporté à
son pays ? Le socialisme, l'effondrement moral, la guerre civile. Faute
d'un homme d'autorité et de haute stature morale, les Français
vont s'en prendre les uns aux autres des malheurs qui frappent le pays.
Le rôle d'un homme d'État est moins de gouverner que de faire
comprendre. Quand le peuple est éclairé, le gouvernant peut
agir. Mais pas avant. Or, on ne cesse de mentir aux Français. Seize
candidats ont pu finalement se présenter à l'élection
présidentielle. Aucun n'a dit à ses compatriotes les quelques
vérités qu'ils devront inévitablement entendre, s'ils
ne veulent pas voir leurs vies dévastées par le tourbillon
de la violence. Le Pen, s'est un peu plus approché de la vérité
que les autres. Il en a été récompensé. Mais
que de distance entre les solutions qu'il préconise et celles qu'il
faut mettre en œuvre !
Oui, décidément, en France, face au naufrage des politiciens,
tout est à faire. Par bonheur, les outils de communication sont
là. Sans eux, la situation serait désespérée.
Le débat ou la rue
Les journalistes n'ont pas fait leur devoir vis-à-vis de la nation
et continuent de ne pas le faire. Bien entendu, les coupables sont ceux
qui les dirigent. Ils sont au reste peu nombreux. Une vingtaine tout au
plus. Et ces vingt-là obéissent à cinq ou six personnages
qui possèdent à eux seuls la quasi-totalité des moyens
d'information. Or, ces cinq à six personnages, que tout le monde
connaît mais dont la masse ignore le pouvoir, sont incultes politiquement
et historiquement. Ils ont réussi dans les affaires, ce qui est
très estimable, mais ils n'ont pas compris qu'en conquérant
les médias, ils entraient dans un autre univers, celui des pulsions
profondes qui agitent les peuples.
Pour le bien de leurs affaires - et peut-être un peu par conviction
-, ils favorisent tel ou tel politicien. Mais sans jamais être attentifs
au mouvement profond de la société, dans laquelle ils ne
voient qu'une immense foule de consommateurs. Or, l'homme ne vit pas que
de pain ni que de jeux. Il a le sens de sa dignité. Quand celle-ci
est blessée, il se révolte.
C'est ce qui arrive à la France. Le peuple n'accepte plus qu'on
l'empêche de vivre comme il en a le droit, c'est-à-dire en
jouissant des fruits de son travail et de la tranquillité à
laquelle il aspire. L'État lui confisque presque tout, et en outre
des voyous, chaque jour plus hardis, l'agressent, le volent, brûlent
ses voitures.
Les médias consentent à en parler un peu, mais comme de
faits divers. Or il s'agit de tout autre chose. De politique, au sens
le plus élevé de ce terme. Ce qui est en jeu, c'est la vision
de la société. Le collectivisme auquel est soumis la France
depuis des décennies se heurte de plus en plus violemment à
l'autonomie et aux aspirations personnelles des êtres humains qui
constituent le peuple. Et celui-ci récuse désormais tous
ceux qui ont conduit cette descente aux enfers ou l'ont accompagnée
docilement. Voilà ce qu'une classe politique et médiatique
aux abois ose qualifier de " fascisme " !
Encore aujourd'hui, il suffirait que de vrais débats aient lieu
à la radio et à la télévision pour calmer
le jeu et entrer dans la voie des solutions. Or que voit-on ? Chirac refuse
d'affronter son adversaire du deuxième tour, et les médias
ne parlent que de ces malheureux lycéens manipulés qui,
croyant défiler contre le " fascisme ", ne manifestent
en réalité que contre leur avenir d'hommes et de femmes
libres et responsables.
Alors je m'adresse à MM. Bouygues, Lagardère, Messier, Pinault,
Dassault et quelques autres et je leur dis ceci. Jamais votre responsabilité
n'a été aussi grande. Il dépend de vous que le débat
ait lieu dans vos médias et non pas dans la rue. Donnez des ordres
à cet effet. Vos rédactions n'attendent que cela. Alors
vous verrez la colère rentrer dans son lit et l'alternance démocratique
au pouvoir se faire paisiblement. Sinon Sinon, vous l'apprendrez à
vos dépens et aux nôtres, puisque manifestement vous ne le
savez pas : l'histoire est souvent tragique.