Soleil
En 35 minutes, le soleil envoie autant d'énergie sur la terre que
la population mondiale en consomme en une année.
Torture
Le rap, à hauts décibels, est désormais utilisé
par les militaires panaméens pour faire " craquer " les
prisonniers récalcitrants. L'éditorialiste de l'hebdomadaire
américain " Newsweek ", Jonathan Alter, propose d'utiliser
cette méthode de torture sur les prisonniers de Guantanamo…
Irlande
Le gouvernement irlandais envisage de changer sa législation sur
la nationalité afin que les enfants de demandeurs d'asile nés
dans le pays ne deviennent pas automatiquement Irlandais.
Wahabisme
Le wahabisme, islam fondamentaliste venant d'Arabie saoudite, est enseigné
dans 80 % environ des mosquées américaines.
Démographie
Alors que les médias évoquent un nouveau " baby boom
" en France, la proportion des moins de 20 ans dans la population
est la plus faible jamais enregistrée : 25,3 %. L'indice de fécondité
reste inférieur à ce qu'il devrait être pour renouveler
les générations ; il a ainsi manqué 85 000 naissances
en 2000. Sur un quart de siècle, il manque 3,3 millions d'enfants
pour assurer le renouvellement des générations.
Colonisation
Le député RPR du Cher Yves Fromion a repris l'idée
de Christiane Taubira proposant que soit instituée une " journée
nationale de réflexion sur l'histoire de la colonisation ".
OLP
Porte-parole de l'Organisation de la Libération de la Palestine
en France, Leïla Chahid, a apporté son soutien au premier
de l'élection présidentielle au jeune trotkyste, Olivier
Besancenot.
La gauche voulait " noyer Le Pen sous les votes Chirac ". C'est
Chirac qu'elle a noyé. A l'issue du deuxième tour de l'élection
présidentielle, Jacques Chirac n'a plus d'existence politique.
Il n'est plus qu'un épouvantail dressé au milieu d'un champ
de ruines. Un épouvantail, parce que c'est le rôle que lui
a dévolu la gauche dans son prétendu combat contre le "
fascisme ". Un champ de ruines, parce que la démocratie vient
de subir, en France, une des plus cinglantes défaites de tous les
temps. Ce n'est pas à une élection au suffrage universel
que nous venons d'assister, mais à une formidable opération
de propagande, d'endoctrinement et d'intoxication, organisée par
les officines marxistes et trotskistes et cautionnée par tout ce
que le pays compte d'organismes institutionnels et de personnalités
en vue.
Ce qu'il s'agissait de sauvegarder, en réalité, n'était
pas " la République " ni " ses principes ",
mais tout simplement le système de privilèges et de prébendes
qui s'est établi sous le couvert de ces mots ronflants et qui exploite
le peuple, le poussant chaque jour un peu plus vers la dépendance
et la pauvreté.
S'il n'avait fallu que s'opposer à certains aspects du programme
de Jean-Marie Le Pen, voire à tous, cette levée de boucliers
eût été inutile. Un débat ordinaire aurait
suffi, accompagné de consignes de vote classiques. Exclue du deuxième
tour, la gauche pouvait fort bien recommander l'abstention ou le vote
blanc. Et le résultat du scrutin eût reflété
un rapport de force politique significatif. Mais il s'agissait de tout
autre chose. Qu'on ne peut comprendre qu'en analysant correctement le
système économique et social français.
La France s'est dotée d'un régime qui associe une protection
sociale maximale à une économie soumise à une concurrence
maximale elle aussi. Pour s'offrir la première, nous avons besoin
d'une productivité exceptionnelle de la seconde. Tout l'entre-deux
est broyé. Or c'est dans l'entre-deux que se situent les petites
et moyennes entreprises, ainsi que ceux qu'elles emploient. Les grands
bénéficiaires du système social sont les fonctionnaires,
assurés de la garantie de l'emploi et de leur retraite, ainsi que
tous les inactifs par vocation ou par contrainte. C'est leur coalition
qui est actuellement le fondement de la gauche politique en France. La
classe des ouvriers et des employés du privé a déserté
la gauche et a largement voté pour Le Pen, ou pour l'ultra-gauche.
Les résultats du premier tour ont montré que, bien que divisée,
la gauche conservait une base sociologique forte, tandis que la droite
parlementaire passait, à l'égard de la droite nationale,
d'un rapport, en nombre de suffrages, de un à trois, voire à
quatre, il y a à peine dix ans, à un rapport de un à
deux. Ce qui signifie que si Jacques Chirac reste majoritaire dans son
camp, c'est de beaucoup moins qu'auparavant, et surtout qu'il ne l'est
plus dans l'ensemble du corps électoral, puisqu'il ne peut plus
affronter la gauche en s'appuyant sur une base sociologique et politique
cohérente.
La conséquence évidente est qu'il n'a pas la moindre chance
d'appliquer le programme de droite dont il s'est réclamé
dans son allocution de dimanche soir. Dès le premier acte qu'il
fera dans ce sens, l'ultra-gauche sera dans la rue, soutenue par la gauche
parlementaire qui n'aura pas le choix pour éviter de se laisser
déborder. Chirac, privé de tout soutien populaire, parce
qu'il a récusé le seul dont il pouvait disposer, ne pourra
que reculer. Dès lors, la République entrera dans la spirale
infernale des affrontements de rue, car les victimes de l'insécurité
et des spoliations économiques et sociales ne laisseront pas éternellement
la maîtrise du pavé aux gauchistes. Et aux uns et aux autres,
Chirac n'aura à opposer que les mots creux qu'il a utilisés
pour se faire réélire.
Si l'on veut la preuve absolue de ce qui précède, il suffit
de se reporter à la campagne du deuxième tour. Les estrades
et les médias étaient pleins de déclarations solennelles
sur le racisme et l'intolérance, mais leurs hérauts n'ont
à aucun moment abordé le problème de l'immigration.
Qui, dans un débat politique, doit se poser en termes statistiques,
économiques, sociologiques et culturels, et certainement pas philosophiques,
sauf à vouloir brouiller les cartes. Pour être plus clair,
il s'agit de savoir non pas si l'immigré doit être respecté
dans sa dimension humaine, ce qui est une évidence pour toute personne
civilisée, mais si l'immigration de masse que connaît la
France doit continuer au même rythme ou s'il convient de l'infléchir.
Silencieux à cet égard, la gauche et les médias ont
en revanche tiré à boulets rouges sur les propositions de
réduction de la pression fiscale et sociale de Jean-Marie Le Pen,
démontrant ainsi que, pour eux, c'était bien le problème.
Certes ces propositions ne brillaient pas toujours par leur cohérence
ou leur réalisme, mais elles avaient le mérite d'ouvrir
un vrai débat. Celui précisément que refuse tout
ce que la France compte de petits et de grands profiteurs du système.
Parce qu'il mettrait en lumière des privilèges inacceptables
dans une démocratie digne de ce nom.
Ce qui était en jeu le 5 mai, c'était bien la démocratie.
Pas celle que nous subissons. Mais celle qui reste à construire.