35 heures
Parmi les PME encore aux 39 heures, six sur dix envisagent de ne jamais
appliquer les lois Aubry. 57 % des patrons de sociétés de
moins de 20 salariés estiment aujourd'hui que cette législation
est mauvaise, contre 44 % lors de son adoption !
Impôts
En 2001, la direction générale des impôts a contrôlé
50 505 contribuables. Les pénalités ont, à elles
seules, rapporté 2,3 milliards d'euros
ÉPIDÉMIE
Selon l'OMC, la tuberculose risque, sur le continent asiatique, de tuer
100 000 personnes d'ici cinq ans et trois millions de personnes supplémentaires
sont exposées à une contamination.
Cybervente
Les ventes sur le web français ont augmenté de 110 % en
2001 (contre 240 % en 2000) pour atteindre 1,45 milliards d'euros. Sur
l'ensemble du continent européen, ce chiffre s'élève
à 17 milliards d'euros, contre 60 aux États-Unis.
Échanges
Les programmes européens d'échanges ne profitent qu'à
17 000 étudiants français sur 2 millions, soit moins de
1 %
Étrangers
3,2 millions d'étrangers sont recensés en France, dont 1,2
a déjà le droit de vote aux élections municipales.
Café
60 millions de personnes vivent du café dont les cours n'ont jamais
été aussi bas depuis 32 ans (moins 64 % en deux ans) !
Excision
À chaque minute qui passe, cinq fillettes subissent une excision
dans le monde
Avec la mondialisation et le passage à l'euro, nos entreprises
subissent des contraintes économiques nouvelles. Les unes s'adaptent,
gagnent et embauchent. Les autres en sont incapables, et perdent. Tout
est remis en cause, et en particulier l'emploi. Or, le nombre des chômeurs
augmente régulièrement depuis un an, en France.
Certains, les " trotsko-marxistes " de la majorité
plurielle d'hier, au pouvoir en France depuis 5 ans, ont voulu supprimer
le chômage en interdisant aux Français de travailler plus
de 35 heures, en embauchant des centaines de milliers de jeunes dans
des emplois d'utilité fort douteuse, en matraquant les vilains
capitalistes qui exploitent le pauvre monde, ou en interdisant de licencier.
Ils se sont lourdement trompés. En même temps que la France
devient candidate à la première place au podium du chômage,
les Français se sont appauvris à une vitesse vertigineuse.
La sanction a été sans bavure. Seuls 27 % des Français
ont voté pour eux et aucun de leurs chefs n'a atteint le second
tour de l'élection.
Certains, les " nationalistes ", disent qu'en sortant de l'Europe,
en rétablissant des droits de douane et en mettant dehors tous
les étrangers, on va retrouver le plein emploi. 20 % des Français
les ont crus. Un de leurs chefs a atteint le second tour de l'élection
présidentielle.
D'autres, les " trotskistes ", disent qu'en prenant la place
des patrons qui licencient pour faire de gros profits, on va permettre
aux salariés de conserver leurs emplois. 10 % des Français
les ont crus et ont voté pour eux.
D'autres, les " souverainistes ", pensent que tous les règlements
qui viennent de Bruxelles tuent la France elle-même et qu'il est
urgent qu'elle retrouve sa liberté, sa souveraineté. 5
% des Français les ont crus et ont voté pour eux.
Certains enfin, appartenant à " la droite parlementaire
", ont proposé les solutions économiquement les moins
mal adaptées à la mondialisation. Mais leurs représentants
sont sans grandes convictions économiques et ils préfèrent
plus souvent hurler avec les loups trotsko-marxistes que de se laisser
séduire par les sirènes libérales. 33 % des Français
ont voté pour eux.
Pas de libéralisme en France !
Notons enfin une exception bien française. Celui qui propose
le retour à la liberté d'entreprendre, la seule solution
véritablement adaptée à la mondialisation, avec
une réduction drastique des pouvoirs de l'État, n'a pas
atteint 5 % des suffrages. Tous les autres partis s'unissent en effet
pour condamner avec mépris le " libéralisme sauvage
" ou " l'ultra-libéralisme ".
Le libéralisme tout seul, celui qui a donné la richesse
à l'Angleterre de Thatcher ou à l'Amérique de Reagan,
ne peut pas être, selon eux, une solution adaptée à
la France. Sans intervention lourde de l'État, pas d'avenir économique
et social pour notre pays. D'ailleurs tous les candidats ont proposé
une augmentation plus ou moins massive des dépenses de l'État.
Nous allons maintenant aborder les législatives et nous embourber
dans une situation totalement ubuesque. Tandis qu'à l'élection
présidentielle, la loi électorale ne retient pour le deuxième
tour que deux candidats, le système électoral adopté
pour les législatives élimine tous ceux qui n'ont pas
atteint plus de 12,5 % des voix au premier tour. À gauche, les
trotskistes ne recueillant que 10 % des voix, sont éliminés.
Mais à droite, les nationalistes, recueillant 20 % des voix,
vont partout pouvoir se maintenir.
À moins d'un miracle, nous aurons des centaines de triangulaires
dont la gauche dite " parlementaire " sortira victorieuse.
Nous sommes électoralement condamnés à subir encore
cinq ans une minorité trotsko-marxiste que son électorat
avait chassée du pouvoir, et qui va continuer, sans légitimité
réelle, à nous enfoncer dans le chômage et la pauvreté.
Un avenir radieux nous attend
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Responsabilité
Je me suis livré à un petit calcul sur les résultats
du premier tour. Droite identifiée (Bayrou, Boutin, Chirac, Lepage,
Le Pen, Madelin, Mégret) : 53 %. Gauche identifiée (Besancenot,
Gluckstein, Hue, Jospin, Laguiller, Mamère, Taubira) : 37,4 %.
J'ai partagé les 9,6 % de Chevènement et Saint-Josse en
5 % à gauche et 4,6 % à droite. On obtient alors : Gauche
: 42,4 %; Droite avec Le Pen : 57,6 %; Droite sans Le Pen : 40,6 %.
La responsabilité de Chirac apparaît clairement dans ces
chiffres et laisse présager, hélas, de mauvaises surprises
aux législatives.
Noël Tournier < noeltour@free.fr >