Attac
L'association d'extrême gauche Attac compte environ 30 000 adhérents
en France, personnes morales (syndicats, associations…) ou personnes physiques,
dont 120 députés ou députés européens
et 60 sénateurs…
Drogue
Au Royaume-Uni, plus de la moitié des jeunes de 16 à 24
ans ont déjà consommé des drogues illégales
!
Euthanasie
Diane Pretty, 43 ans, demandait à la Cour européenne des
droits de l'homme d'invalider la décision de la justice britannique,
contestant à son mari le droit de l'euthanasier. À quoi
la Cour a rétorqué, confirmant la jurisprudence britannique,
qu'il n'existait pas de " droit fondamental à la mort "…
Colonisation
Entre juin 1997 et janvier 2002, 145 anciens membres des cabinets ministériels
de gauche ont été nommés à des postes de la
haute fonction publique. Cela représente les deux tiers des hauts
fonctionnaires nommés durant cette période. Seuls cinq de
ces derniers avaient des liens avec la droite.
Samedi
73 % des parents d'élèves du primaire à Paris sont
favorables au transfert des cours du samedi matin au mercredi.
SNCF
9 % des trains de la SNCF en Ile-de-France ont connu des retards de plus
de cinq minutes durant le premier trimestre, alors que l'objectif annoncé
était de 6,8 %. En 2001, le syndicats des transports d'Ile-de-France,
autorité régulatrice, avait infligé à la SNCF
un malus d'1,7 million d'euros, pour un taux d'irrégularité
de 9,5 %…
Parité
Les mères au foyer qui désiraient obtenir des procurations
pour les élections présidentielles pouvaient présenter
un mot de leur époux, en guise de justificatif !
Quel que soit le résultat des élections législatives,
le problème de la représentation politique de notre pays
restera posé. Si divisée qu'elle soit, la gauche a une idéologie
commune, fondée sur la détestation de l'entreprise, du profit
et de l'initiative individuelle. Ces conceptions sont partagées
par un nombre important de citoyens, mais qui restent largement minoritaires.
S'il arrive à la gauche d'exercer le pouvoir, c'est par défaillance
de la droite, et donc par défaut. Majoritaire, la droite est, elle
aussi, très divisée.
Jusqu'à 1981, elle était cependant parvenue à conserver
le pouvoir parce qu'elle n'avait pas rompu son pacte fondamental avec
les Français de cette opinion. Un pacte fondé pour l'essentiel
sur un respect minimal du droit de propriété. Ce pacte avait
été rompu en fait par l'accession de M. Giscard d'Estaing
à la présidence de la République qui se traduisit
par une hausse sans précédent des prélèvements
obligatoires, bien au-delà du seuil où, selon l'intéressé
lui-même, on passe au socialisme.
Cette folle concession à la doctrine adverse coûta le pouvoir
à la droite. Elle ne s'est jamais relevée de son échec.
La raison de cette catastrophe est fort simple. La droite parlementaire
est passée sous la coupe de hauts fonctionnaires dont la dépense
publique est la raison d'être. Or, qui dit dépense publique,
dit impôts et charges, c'est-à-dire confiscation du bien
privé au profit de la collectivité.
L'accession à la propriété est devenue quasi impossible
pour la classe moyenne, et même la simple conservation de son bien.
De même l'insécurité a pu se développer parce
que les malfaiteurs n'ont pas trouvé en face d'eux une classe de
propriétaires résolus à défendre ce qui leur
appartient.
Jacques Chirac a pris la succession de Giscard à la tête
de la droite. Il n'est jamais parvenu à remettre le pays sur la
bonne voie, en dépit du fait qu'il a, directement ou indirectement,
exercé le pouvoir pendant six des vingt-deux dernières années.
La droite l'a sanctionné en ne lui accordant qu'un peu moins de
20 % de ses suffrages au premier tour.
Les remèdes sont connus
Tandis que la droite modérée était trahie par son
chef, dont chacun sait aujourd'hui qu'il n'est qu'un opportuniste socialisant,
se développait une droite plus radicale sous la houlette de Jean-Marie
Le Pen. Sans les outrances de son chef, elle aurait conquis la prééminence
à droite et, par voie de conséquence, le pouvoir. Grand
tribun, mais piètre stratège, Le Pen était condamné
à une opposition perpétuelle, faisant mordre la poussière
à la droite en 1997 et à la gauche en 2002. Peut-être
ses candidats feront-ils à nouveau basculer le pouvoir aux élections
législatives, portés par des électeurs outrés
d'avoir été traités de " fascistes " et
méprisés par tout ce que le pays compte de voix officielles,
alors qu'ils ne faisaient que crier leur désarroi ou leur colère
devant la montée de l'insécurité, des impôts
et des tracasseries administratives.
Et après ? Crise de régime, disent certains. Ils ont probablement
raison. Mais après la crise, il faudra bien que la France se donne
un nouveau régime. Et sur quoi pourra-t-il être fondé
sinon sur une alternance au pouvoir des deux grandes tendances de l'opinion
que sont, depuis plus de deux siècles, la droite et la gauche ?
De quelque côté qu'on examine le problème, on retombe
sur la nécessité d'une refondation de la droite. Ce n'est
évidemment pas Jacques Chirac ni ses épigones qui seront
capables d'y parvenir. Ils n'en ont ni la culture, ni la volonté.
Ils trouveront plus sûrement leur place dans un grand parti de gauche
rénové et dirigé par des réformateurs ayant
répudié toute filiation marxiste.
Ce rôle essentiel à la bonne santé politique de la
France ne peut échoir qu'aux libéraux conservateurs, qui
ont le droit de se réclamer, notamment, des succès obtenus
par Margaret Thatcher et Ronald Reagan, et, plus récemment, par
Jose-Maria Aznar. Ayant su unir leur camp, ces grands dirigeants ont réussi
d'importantes réformes sans que s'installe le désordre dans
leur pays et en faisant face à toutes leurs obligations internationales.
Ils donnent l'exemple à suivre.
La France connaît en ce moment une crise hystérique qui la
rend inapte à comprendre le mal dont elle souffre. Mais celui-ci
est bien identifié et les remèdes sont connus. D'ailleurs
beaucoup de citoyens ont leur idée, souvent juste, sur la question.
Il suffit de lire le courrier des lecteurs de la plupart des journaux
pour s'en persuader.
Ce qu'attendent les Français de droite, c'est une représentation
politique digne d'eux, c'est-à-dire partageant sincèrement
leur opinion et dotée d'assez de solidité intellectuelle
et morale pour n'en pas dévier dans la difficulté. Il est
inimaginable que la France, terre d'histoire et de civilisation, n'ait
pas en elle les ressources humaines propres à la doter de dirigeants
politiques de valeur. Demain, l'on frappera les trois coups et le rideau
se lèvera. Sur une renaissance.