Enseignement
Le temps de travail des enseignants du secondaire est estimé par
le ministère de l'Éducation nationale à 1 400 heures
par an, soit 200 heures de moins que le temps de travail de référence
de la fonction publique. Le nombre d'heures de cours est de 625 heures,
contre 700 en moyenne dans l'OCDE !
Prostitution
Une prostituée rapporte en moyenne 107 000 euros par an à
son proxénète.
Parenthèse
Selon Jean-Marie Colombani, directeur du journal " Le Monde ",
l'entourage de Jacques Chirac estime que l'État d'Israël n'est,
au regard de l'histoire, qu'une " parenthèse ". L'Élysée
n'a pas tenu à démentir ces affirmations…
Hlm
La plupart des organismes de HLM et leurs locataires sont victimes depuis
trente ans d'une erreur du fisc dans le calcul des taxes foncières,
portant sur plusieurs milliards d'euros. Le nouveau ministre des finances
devrait avoir à faire face à l'une des plus grandes coalitions
de plaignants jamais constituées en France.
Copiage
Le Centre français de la copie privée a écrit aux
maires des communes de plus de 10 000 habitants pour leur demander un
droit de 10 F par élève scolarisé. Il s'agit de gérer
les droits d'auteur des livres photocopiés dans les établissements
scolaires.
Réorientation
Le sous-secrétaire d'État à la défense américaine,
Dov Zakheim, a annoncé son intention de démissionner de
son poste pour prendre la direction d'une école rabbinique new-yorkaise.
Rushdie
La compagnie Air Canada juge désormais que l'écrivain Salman
Rushdie est indésirable sur ses lignes, étant toujours une
cible pour l'islam radical, depuis ses " Versets sataniques
"…
Le gouvernement Raffarin est condamné à la gesticulation.
Non pas seulement jusqu'aux élections législatives. Mais
après également, s'il les gagne. Il n'a, en effet, et n'aura
pas d'autre mandat que de mettre en oeuvre la politique du président
de la République, qui lui-même n'a pas reçu d'autre
mandat que de préserver les " valeurs républicaines
" - autrement dit de ne pas remettre en cause les mécanismes
collectivistes que la gauche a mis en place dans notre pays depuis 1945.
M. Raffarin vient précisément d'en faire la démonstration
en recevant en grand arroi, dès le début de ses fonctions,
les syndicats dits " représentatifs ", qui ne le sont
qu'en vertu du monopole qui leur a été accordé dans
l'immédiat après-guerre et qui ne représentent plus
qu'une infime minorité des salariés, pour l'essentiel composée
de fonctionnaires.
La politique n'est complexe qu'en surface. Le jeu des ambitions et la
multiplicité des tendances lui donnent une apparence embrouillée,
mais ses grandes lignes ne sont pas difficiles à déceler,
pour peu qu'on y mette de la méthode et de la lucidité.
La France est le théâtre d'un affrontement désormais
spectaculaire entre d'un côté le peuple et, de l'autre, le
système socio-politique qui lui est imposé par une caste
dominante très minoritaire. Celle-ci ne tient pas son pouvoir de
l'élection, mais du trucage de l'élection par les médias.
Par élection, il faut entendre non pas seulement le processus électoral
lui-même, mais la mise en condition permanente de l'opinion, afin
de la conduire, le moment venu, au vote souhaité par les satrapes.
Qui sont ces derniers ? Les énarques, les syndicalistes "
représentatifs " et les patrons de presse. On s'étonnera
peut-être de ne pas y voir figurer les politiciens. La raison en
est qu'ils ne sont que les employés des énarques chefs de
partis, qui ont tout pouvoir sur eux par les investitures électorales
et les subventions d'État.
Le mal français est identifié et bien connu. Ses responsables
le sont moins. C'est pourquoi il faut que les démocrates authentiques
fassent désormais porter tous leurs efforts sur la dénonciation
et la mise en cause des vrais coupables.
Traquer les désinformateurs
Notre premier devoir est de nous attaquer aux propriétaires des
médias et à leurs bras armés que sont les directeurs
des rédactions. En tout, deux ou trois dizaines de personnes qui
dénaturent quotidiennement l'information et interdisent l'expression
des idées non " autorisées ".
Dans un remarquable article paru le 15 mai dernier dans " Le Monde
", l'écrivain néerlandais Cees Nooteboom dit de Pim
Fortuyn qu'" il ne disait pas tant ce que les gens avaient envie
d'entendre, mais qu'il avait rompu le silence, contraint d'autres personnalités
politiques à s'exprimer, brisé ce carcan de mutisme étouffant
dont se nourrit la plus dangereuse des plantes politiques, la plante toxique
de la rancune. "
Vérité aux Pays-Bas, erreur en France ? Difficile à
croire. Il n'est pas sans intérêt que ce diagnostic sans
concession ait été publié dans un quotidien qui est
l'un des plus sûrs vecteurs de l'idéologie dominante dans
notre pays. Allons, encore un effort, Messieurs, remplacez " Pays-Bas
" par " France " et donnez la parole, vous et vos pairs
des médias, à ceux qui sont la voix du peuple ! Inutile
de se faire la moindre illusion. Nous savons fort bien que vous ne le
ferez pas. Trop d'intérêts sont en jeu…
Au fait, ce Pim Fortuyn, à qui vous semblez trouver aujourd'hui
bien des mérites, comment a-t-il fini ? Assassiné. Par le
système. Mais, les Pays-Bas ont une authentique tradition démocratique.
Le système s'est défendu, il va encore tenter de tricher
avec la volonté du peuple, mais il finira par la prendre en compte.
Rien de pareil en France. Les satrapes iront jusqu'au bout. Ils n'ont
que des intérêts personnels à défendre et ont
perdu depuis bien longtemps tout sens patriotique.
C'est dire à quel point on ne peut plus compter sur la seule mobilisation
électorale pour rétablir la démocratie en France.
La lutte doit être quotidienne. Que ceux qui dorment se réveillent.
On a besoin de tout le monde sur le pont. Et non une fois tous les cinq
ans. Tout le temps. Il faut traquer les désinformateurs et les
dictateurs d'opinion jusque dans leurs redoutes. Ils ne doivent plus avoir
un instant de paix jusqu'au moment où ils feront repentance - oui,
eux aussi ! - et adopteront un comportement honnête.
À ces hommes et ces femmes pervertis, nous ne voulons aucun mal.
Bien au contraire. Nous allons devenir leurs bienfaiteurs : ceux qui les
rétabliront dans leur dignité et leur permettront, le matin,
de se regarder dans la glace. Enfin !