Changement
" Beaucoup d'énergie est dépensée dans la résistance
au changement. " (Francis Mer, ministre des finances)
Travail
" L'idée républicaine propose de réconcilier
la liberté et la contrainte par la notion de travail. " (Luc
Ferry, ministre de l'Éducation nationale)
Impôts
" La baisse des impôts, dont Fabius s'est fait le champion,
est une politique suicidaire pour la gauche. " (Claude Allègre)
France
" Notre pays est moderne mais il ne le sait pas ; il a de la vitalité
mais il ne peut l'exprimer. " (Christian Blanc, ancien PDG d'Air
France)
Délinquance
" Il faut adopter une politique terrible à l'égard
des voyous, et tendre la main à ceux qui veulent s'en sortir. "
(Malek Boutih, président de SOS Racisme)
11 septembre
" Le 11 septembre nous a pour toujours transformés. Ce jour-là,
nous n'avons pas seulement subi une terrible perte, mais aussi un gain.
Nous avons eu conscience de notre force et du potentiel dont nous disposons.
George Bush a saisi la balle au bond : nous agissons en conséquence
pour détenir une puissance militaire écrasante. " (Michael
Bloomberg, maire de New York)
Ridicule
" Je suis la preuve vivante que le ridicule ne tue plus. " (Noël
Mamère)
Sécurité
" Pour le candidat Chirac parlant des problèmes de violence,
il apparaît plus facile de s'en prendre à Mai 68 qu'au triomphe
de l'argent-roi et au chômage de masse. " (Julien Dray)
Pouvoir
" Tous les pouvoirs croient que la puissance leur est due pour toujours,
et à eux seuls. " (Édouard Balladur)
Un récent article (" Liberté, Égalité,
Judéophobie ") publié par l'excellent magazine américain
" The Weekly Standard ", vient rappeler un certain nombre de
réalités occultées de ce côté de l'Atlantique.
Le Pen, nous dit l'auteur de l'article, Christopher Caldwell, n'est pas
le mal. Il est celui qui pointe le mal du doigt.
Le taux de criminalité en France a atteint en 2001 le chiffre record
de 4 244 crimes pour 100 000 habitants, bien au-dessus des chiffres américains,
et ces crimes s'accompagnent souvent d'une violence gratuite qu'on peut
relier au caractère non dissuasif des peines infligées,
au fait que des juges gauchistes relâchent de plus en plus souvent
des gens mis en examen avant même qu'ils ne soient passés
au tribunal, et à cet autre fait : 37 % des peines prononcées
ne sont jamais exécutées.
Les violences antijuives en France ont atteint au cours des dix-neuf derniers
mois un niveau et une gravité inconnus en Europe depuis plus de
cinquante ans. Le Centre Simon Wiesenthal n'a pas hésité
à les décrire comme les plus alarmantes depuis la "
nuit de cristal ", en 1938, sous le régime nazi. Les graffitis
trouvés en divers endroits disaient : " Hitler avait raison
", " Mort aux Juifs ". Dans des manifestations de soutien
au peuple palestinien, on pouvait entendre des slogans tels que celui-ci
: " À Paris et à Gaza, Intifada ! ", ou "
Djihad, djihad, djihad ! ". Toujours lucide, Chirac n'en a pas moins
déclaré, voici six semaines: " Il n'y a pas d'antisémitisme
et pas d'antisémites en France ".
Caldwell, après avoir lu ce qui se publie sur le sujet à
Paris, en déduit que les " intellectuels " et politiques
français ne parviennent pas à discerner que l'antisémitisme
en France n'a plus rien à voir avec celui des années trente,
et n'émane plus de la droite mais de musulmans radicalisés.
Gilles-William Goldnadel n'hésite pas à aller plus loin
et à dire que s'en prendre à la droite " antisémite
" est désormais " un leurre au sens militaire du terme
permettant d'occulter que du sang juif a été versé
par la gauche à Athènes, Rome, Vienne ou Paris ".
La gauche et ses alliés de la fausse droite veulent fermer les
yeux sur la réalité de ces quartiers de non droit, qui prolifèrent
en France, où une part croissante de la population vit de délinquance,
de rackets et d'aides sociales, tandis que s'y infiltrent des " réislamisateurs
", payés par l'Arabie saoudite et par l'Iran, et que s'y développe
une " benladenisation ", qui compte parmi ses meilleurs élèves
Zacharias Moussaoui, Djamel Beghal, ou Nizar Nawar, auteur du récent
attentat de Djerba en Tunisie.
Se voiler la face
La gauche et ses alliés de la fausse droite ne veulent pas voir
que, dans diverses universités, des cours ne peuvent plus se tenir,
s'ils concernent la civilisation occidentale ou des écrivains juifs,
sans être interrompus par des vociférations islamistes. Ils
rêvent, dit Caldwell, d'un islam compatible avec la laïcité
française, sans voir que cet islam n'a jamais existé au
cours des 1 300 dernières années.
Ils se font complices de ce que Caldwell appelle, suivant en cela Pierre-André
Taguieff, " la nouvelle judéophobie ", un mélange
d'islam apocalyptique et de reprises du vieil antisémitisme du
dix-neuvième siècle. Les deux piliers de la nouvelle judéophobie
sont un antisionisme radical où l'État d'Israël est
présenté comme le mal absolu (la France est aujourd'hui,
et de très loin, le pays occidental le plus hostile à Israël)
et un négationnisme qui ne dit pas toujours son nom.
La nouvelle judéophobie permet aux musulmans radicaux de devenir
les compagnons de combat des néo-gauchistes qui, comme José
Bové, reprennent, sous couvert d'antisionisme, les diatribes de
la presse arabe la plus antijuive et déclarent que " le Mossad
est derrière les attaques contre des synagogues en France ".
Ce qui s'opère est une " convergence des totalitarismes ",
où islamisme, trotskisme et léninisme se mêlent.
La gauche française, conclut Caldwell, et avec elle la droite mal-à-droite,
devrait regarder en face le nouveau visage, de gauche, de l'antisémitisme
en France. Voir aussi qu'il y a désormais des centaines de milliers
de personnes en France qui ont une façon de penser analogue à
celle de Ben Laden ou des membres du Djihad islamique. Voir, enfin, qu'en
se plaçant du côté " pro-arabo-musulman ",
elle se situe du côté de ceux qui ont fait couler le sang
sur le sol français et peuvent le faire encore, et en bien plus
grande quantité.
L'anti-lepénisme pourrait bien sceller l'alliance entre islamistes
anti-occidentaux et gauchistes anti-occidentaux, qui constitue désormais
la menace essentielle pour la France. La droite mal-à-droite peut
se rallier aisément à l'alliance, elle si prête à
fermer les yeux sur les dangers de l'Islam, et si heureuse, quand elle
le peut, de diviser l'Occident.