Privatisation
Le gouvernement de Lionel Jospin a cédé au public des participations
dans des entreprises pour un montant de près de 26 milliards d'euros
(170 milliards de francs) en cinq ans !
Subventions
Les subventions accordées aux producteurs américains de
coton représentent un tiers de leurs revenus, soit, en moyenne,
12 000 dollars par an.
Accidents
Chaque jour, dans le monde, 5 000 personnes perdent la vie dans un accident
ou une maladie liés à leur travail.
Capital
En 2001, 2,7 milliards d'euros seulement ont été consacrés
au capital-investissement français, ce qui représente une
baisse de 46 % par rapport à 2000.
Pétrole
L'Arabie saoudite a exporté quotidiennement 9,1 millions de barils
de pétrole en 2001
Vizzavi
Vizzavi, le portail internet de Vivendi Universal, dégage actuellement
2,25 euros de perte pour chaque euro de chiffre d'affaires !
Chômage
Le nombre d'inscrits à l'ANPE a atteint fin mars 2,23 millions.
Le nombre de chômeurs a augmenté de 7 % depuis un an…
Journalisme
31 journalistes ont été tués, en 2001, que ce soit
dans des zones de combat ou parce qu'ils ont été délibérément
abattus pour avoir mené des enquêtes ou publié des
articles sur des sujets sensibles. Ils étaient 32 en 2000. Les
interpellations de journalistes (489) sont en progression de 50 % par
rapport à 2000.
Quand on écoute le " journal de 20 heures ", on s'aperçoit
que plus de 90 % des informations qui nous sont fournies sont des informations
" négatives " : tremblements de terres ou inondations,
accidents de voitures ou pollutions, fermetures d'usine ou grèves,
incendies de forêt ou explosions, incendies de voiture ou viols,
guerres ou révolutions, violences ou massacres.
Tel est l'aspect médiatisé de notre société
: on ne nous livre que l'écume. Il faut descendre en dessous des
vagues pour voir la réalité profonde.
Les malheurs qu'entraîne la maladie régressent très
vite, la médecine devenant chaque jour de plus en plus efficace.
Nous allons vers un état de l'humanité dans lequel on meurt
de moins en moins de maladie. Que ceux qui pensent qu'on vivait bien mieux
autrefois, sans la pollution ou le sida, relisent l'histoire de leur ville.
Tandis que la peste tuait en quelques jours la moitié de la population,
la " vérole napolitaine " envoyait dans les cimetières
tellement de cadavres qu'il était impossible de les enterrer correctement.
Leur odeur rendait l'air irrespirable.
Les malheurs qu'entraîne la vieillesse sont encore là. Mais
nos grands-parents étaient vieux à cinquante ans, alors
qu'aujourd'hui, bien des " jeunes " de plus de 70 ans sillonnent
les pistes de ski. Autrefois, les vieux devenus dépendants vivaient
dans la ferme tenue par leurs enfants, mais on ne savait pas soigner les
escarres ou la bronchite : ils survivaient peu de temps. Aujourd'hui,
dans des établissements spécialisés, on prolonge
leur vie. Avec l'utilisation des cellules souches, les médecins
risquent d'éradiquer dans un avenir proche les inconvénients
liés à la vieillesse. On ne mourra plus de vieillesse. On
mourra cependant, mais en bonne santé.
La famine a rodé une dernière fois en France, avec les désorganisations
économiques entraînées par la Révolution. Aujourd'hui,
tous les pays industrialisés produisent trop d'aliments, ce qui
pose des problèmes économiques aux agriculteurs. L'aquaculture
du thon rouge ou l'utilisation de riz génétiquement modifié
vont permettre d'aider les pays pauvres à quitter plus rapidement
la famine. Encore faut-il qu'au nom du " principe de précaution
", on n'installe pas des contraintes qui retardent de façon
dramatique le processus évolutif.
La pauvreté est remplacée dans les pays industrialisés
par l'abondance. Tout le monde arrive à trouver dans les pays riches
un toit pour la nuit, une école pour ses enfants, un hôpital
pour se faire opérer ou un poste de télévision pour
se distraire. L'industrialisation, partie de l'Europe, s'étend
progressivement sur le monde. Elle n'a pas encore atteint de nombreux
pays.
La mondialisation du marché devrait accélérer la
disparition de la pauvreté. À moins qu'au nom d'une "
mondialisation plus humaine ", on n'installe des contraintes qui
retardent le processus évolutif et maintiennent inutilement la
pauvreté sur terre.
Un pays pauvre n'a pas les moyens de conserver son patrimoine. Il détruit
ses belles forêts pour vivre au jour le jour. Il n'entretient pas
correctement les livres ou les oeuvres d'art que le passé lui a
légués. Un pays riche comme la France met en valeur la nature
dans ses parcs naturels. Il sort de la ruine ses abbayes, il entretient
ses églises romanes, mêmes vides de fidèles, ou rénove
les quartiers anciens de ses villes. Il entasse dans ses musées
ou ses bibliothèques tous les trésors que lui ont laissés
les générations disparues, et il veille précieusement
et efficacement sur eux. Mais en interdisant à tout le monde de
travailler plus de 35 heures, on réduit volontairement les ressources
que l'on peut consacrer à mettre en valeur le patrimoine.
Nous vivons une réalité incroyable : en moins d'un siècle,
les hommes sont arrivés à s'opposer très efficacement
à des maux aussi durs que la douleur, la maladie, la vieillesse,
la famine ou la pauvreté. C'est un vrai miracle, diraient certains
Télétravail
L'Europe compte 9 millions de télétravailleurs. Les Finlandais
sont particulièrement en avance avec 16,8% de leurs salariés
et les Français en retard avec 2,9% !