Administration
Mohamed Atta et Marwan al-Shehhi, deux des kamikazes du 11 septembre,
ont reçu de l'administration américaine, le 5 mars 2002,
un avis favorable à leur demande de visa d'étudiants déposée
en août 2000 !
Perquisition
Des documents confidentiels avaient été saisis en août
dernier au tribunal ecclésiastique de Lyon, lors d'une perquisition
policière, pratiquée au mépris du secret professionnel
garanti par la loi française. La cour d'appel de Versailles vient
d'annuler cette perquisition, ordonnant la restitution des documents saisis…
Discrimination
Huit employés blancs de la principale bibliothèque d'Atlanta
ont obtenu 23,3 millions de dollars de dommages et intérêts.
Ils avaient attaqué leur employeur pour discrimination raciale,
toute promotion leur étant interdite à cause de la trop
forte proportion de blancs au sein de la direction…
Orange
Selon un tract de la CFDT, la direction de la SNCF a répondu à
une demande de financement concernant la gare d'Orange en ces termes :
" Compte tenu de la couleur politique, ni la SNCF ni le Conseil régional
ne souhaitent investir le moindre centime dans la gare d'Orange "
!
11 septembre
23 personnes ont été inculpées aux États-Unis
pour avoir rempli de faux certificats de décès de proches,
supposés morts dans les décombres du World trade center.
15 d'entre elles avaient déjà touché des indemnités
de 1 000 à 272 800 dollars, pour un montant total de 760 465 dollars
!
Récidive
Un " jeune " de 16 ans a été interpellé
à Lyon au volant d'une voiture volée, après une course
poursuite, au cours de laquelle il tenta de renverser des policiers. Il
a été écroué, se retrouvant ainsi en prison
pour la première fois, après avoir fait l'objet de 50 procédures
judiciaires !
Depuis les Mérovingiens, la France était coupée
en deux selon une ligne horizontale. Elle l'est désormais selon
une ligne verticale. Clovis n'était guère descendu au sud
de la Loire. Pendant des siècles, le fleuve marqua la frontière
entre la Gaule romane et le royaume des Francs. Et ce n'est pas un hasard
si de grandes querelles religieuses et politiques opposèrent le
sud et le nord du pays. Le catharisme, le protestantisme et le socialisme
firent du Midi leurs terres d'élection. Sous des apparences idéologiques,
deux civilisations s'affrontaient.
Le 21 avril 2002 a soudain rendu sensible une réalité que
les plus lucides avaient parfaitement comprise, mais que la caste politique
et médiatique voulait à toute force ignorer : il y a désormais
deux France. Celle de l'est, marquée par l'immigration et l'insécurité,
et celle de l'ouest, où continue de régner la tranquillité.
Dans l'est, le Front national a fait des scores importants, alors qu'ils
restent modestes dans l'ouest.
Plutôt que de prendre le problème à bras-le-corps,
Jacques Chirac a choisi de le nier. Le gouvernement qu'il a nommé
n'est pratiquement composé que de politiciens de l'ouest. La France
tranquille veut ignorer la France qui souffre. La pire erreur de distribution
est évidemment la nomination de M. Raffarin au poste de premier
ministre. On ne choisit pas un paisible sénateur des terres agricoles
pour diriger la reconquête des zones de guérilla urbaine.
Quel que soit le résultat des élections législatives,
l'échec du gouvernement Raffarin, qui n'est qu'un gouvernement
Chirac, est programmé. C'est d'ailleurs ce que le pays a d'ores
et déjà parfaitement compris en se désintéressant
complètement de la campagne électorale.
Cela n'a rien de rassurant. La politique est chargée d'exprimer
les problèmes et de désigner les hommes chargés de
les résoudre. En France, on est à l'évidence devant
un échec de la politique. Et rien ne dit que celle-ci gardera ses
droits. En jetant des manifestants dans la rue entre les deux tours de
l'élection présidentielle, la gauche a commis un acte gravissime.
Quand on conteste les urnes ailleurs que dans les urnes, on ne doit pas
s'étonner que la démocratie courre le plus grand péril.
Une sacrée gueule de bois
Une fois encore, il faut stigmatiser le rôle des médias.
Sans leur engagement militant pour la " défense des valeurs
républicaines ", la rue n'aurait joué qu'un rôle
modeste et la démocratie aurait gardé ses chances. La République
n'est pas menacée par des votes contraires à l'idéologie
dominante. Elle l'est par les graves problèmes posés par
une immigration de masse mal intégrée et par l'insécurité
qui, pour l'essentiel, en résulte. Les votes ne sont que la résultante
des problèmes. Les médias ont voulu faire croire aux Français
qu'en votant " bien ", ils résoudraient les problèmes.
C'est évidemment faux. Et nos compatriotes, au fond, le savent
bien. Ils ont été emportés dans un tourbillon artificiel
d'images de foule et d'incantations, mais ils commencent à se réveiller
avec une sacrée gueule de bois.
" L'homme moderne, disait Camus, fornique et lit des journaux. "
Aujourd'hui, il regarde la télévision et trie ses ordures.
Mais, quand il a fini par éteindre son poste et qu'il descend sa
poubelle, il arrive qu'il prenne un coup de couteau. Et c'est là
que les choses se gâtent. Car aucun spectacle de télévision
ne viendra à bout des malfaiteurs qui ont envahi nos rues et nos
places. " Les malfaiteurs, dit un excellent spécialiste des
questions de sécurité, ne s'arrêtent que quand on
les arrête. " Et c'est bien là tout le problème.
M. Sarkozy aura beau courir fébrilement d'un point à un
autre, il ne fera pas régresser l'insécurité. Il
y faut un engagement de tout le pays. Or, on n'a jamais vu s'engager des
millions de citoyens sans que les enjeux leur aient été
clairement exposés et les moyens du combat tout aussi clairement
proposés. C'est ce que n'a évidemment pas fait la campagne
présidentielle. C'est ce que ne fait pas non plus la campagne législative.
La France est dirigée par des gens médiocres. Elle est informée
par des journalistes soumis. De plus, elle ignore qui sont ses véritables
maîtres. Les plus lucides des citoyens ont compris depuis longtemps
que notre pays est aux ordres de quelques dizaines de hauts fonctionnaires,
alliés à une poignée de grands capitalistes, propriétaires
de groupes industriels faisant l'essentiel de leurs affaires avec l'État
et mettant au service de celui-ci et de ses chefs les médias qu'ils
possèdent. Les informations qui parviennent aux Français
sont conçues par les hauts fonctionnaires et diffusées par
les grands médias. Inutile de préciser que ces " informations
" n'expriment pas la réalité. Elles ne sont que propagande
en faveur des intérêts des maîtres du pays. Les plus
lucides des citoyens ne doivent avoir désormais qu'une seule mission.
Arracher le rideau de scène du guignol politique et dévoiler
les marionnettistes.