Sionisme
" On aurait dû créer l'État d'Israël ailleurs
; il aurait fallu choisir une région plus calme, le Kenya par exemple.
" (Léon Poliakov)
Crocodiles
" Les Palestiniens ressemblent à des crocodiles : plus vous
leur donnez à manger, plus ils en veulent. " (Ehud Barak,
ancien premier ministre israélien)
Tombeau
" La politique selon les droits de l'homme pourrait bien se révéler
le tombeau de la politique. " (Marcel Gauchet, philosophe)
Rassemblement
" La gauche a plus de facilité à se rassembler derrière
Chirac que derrière Jospin. " (Charles Pasqua, commentant
le score du 5 mai)
Marionnettes
" L'Assemblée nationale est un théâtre de marionnettes.
Ceux qui en manipulent les fils ne sont même pas en France. Depuis
40 ans, les politiciens de droite ou de gauche mènent servilement
la politique des trusts américains. " (Jacques Bompard, maire
d'Orange)
Droite
" Je suis résolument hostile au " front républicain
". En matière de lutte contre l'insécurité,
la paperasserie administrative ou l'immigration clandestine, les valeurs
de la droite républicaine et de la gauche sont opposées.
Pour convaincre, la droite doit d'abord être elle-même. "
(François d'Aubert, député-maire DL de Laval)
USA
" Jusqu'à ce jour, les États-Unis ont vécu dans
une sorte d'équation : ce qui est bon pour General Motors est bon
pour les États-Unis, et ce qui est bon pour les États-Unis
est bon pour le monde entier. " (Christian Blanc, ancien PDG d'Air
France)
Impôts
" La gauche baisse toujours les impôts de ceux qui n'en paient
pas. " (Nicolas Sarkozy)
Le voyage récent de George W. Bush en Europe est significatif
de la recomposition du monde en train de s'effectuer. L'accueil le plus
amical a été celui de Vladimir Poutine. La Russie, qui subit
sur son flanc sud les poussées de l'islamisme et de la démographie
chinoise, a besoin de s'arrimer fermement à l'Occident. Poutine
le sait. Quelques vieux pantins communistes, proches de la démence
sénile, sont venus agiter leurs drapeaux et leurs portraits de
Lénine sur la place rouge, mais ils étaient plus risibles
qu'inquiétants.
La réception de Bush en Allemagne et en France a été,
derrière les apparences diplomatiques, moins chaleureuse. Les Européens,
ont dit les journaux, ont une analyse différente des choses. En
fait d'analyse différente, je discerne plutôt les symptômes
d'un épuisement mental et moral et d'un renoncement à être
Les manifestants de Berlin ou de Paris n'avaient, à la différence
de ceux de la place Rouge, pas l'excuse de la sénilité et
révélaient plutôt les conséquences de la lobotomie
marxiste sur une jeunesse manipulée. Les politiciens, à
Berlin comme à Paris, cachent leur lâcheté docile
derrière des formules, et les journalistes font passer l'opération
pour l'apparence d'une grandeur d'âme.
L'Europe se démarque de l'Amérique, oui. S'il ne tenait
qu'aux Européens, Israël serait déjà rayé
de la carte du monde. Arafat régnerait en tyran sur un territoire
allant de Tel Aviv aux rives du Jourdain, et il disposerait encore d'une
radio et d'une télévision (payées avec vos impôts)
qui pourrait faire passer Goebbels et Jdanov pour des modérés.
L'Irak n'aurait rien à craindre, et Saddam Hussein pourrait parachever
en toute quiétude son arsenal nucléaire, chimique et bactériologique.
L'Iran, par Hezbollah interposé, pourrait accentuer sa mainmise
sur le territoire libanais et en chasser les derniers chrétiens.
Kim Jong Il, en Corée du Nord, aurait tout loisir de préparer
son fils à sa succession et de rêver au jour où il
disposera d'assez d'armes atomiques pour soumettre le Japon et les États-Unis
à un chantage financier permanent.
S'il ne tenait qu'aux Européens, la survie de la civilisation occidentale,
que l'Europe a vu naître avant de la laisser tomber misérablement,
serait compromise.
Les peuples européens sont fourbus et vieillissants. Ils ont, pour
la plupart, des dirigeants qui leur ressemblent. Ils ne savent plus vraiment
ce que sont l'honneur et le courage et ont renoncé à se
battre pour des principes. Ils ne comprennent plus les États-Unis,
comme ils ne comprennent pas Israël, qui sont désormais tout
ce qui reste d'un Occident debout. Celui qui renonce à être
regarde souvent celui qui se bat encore pour survivre, avec une fascination
qui se mue assez vite en colère et en aigreur.
Après l'inutile boucherie de la première guerre mondiale,
les peuples européens se sont révélés brisés.
L'Allemagne s'est un instant dressée, xénophobe, antisémite
et crispée sous le joug nazi. L'Italie avait, à l'époque,
déjà cédé au charme de Mussolini. En France,
on inventait les congés payés, en attendant une défaite
éclair, la débâcle devant l'armée allemande
et la collaboration.
Sans les États-Unis, quelle qu'ait été la détermination
de Churchill, la Grande-Bretagne serait tombée. Dans les années
cinquante et jusqu'aux années quatre-vingt, la menace soviétique
a poussé les Européens à rester dans le giron d'une
alliance atlantique dont les États-Unis ont porté, pour
l'essentiel, le poids militaire et financier. Les Européens ont
profité de l'aubaine pour s'adonner aux joies de la redistribution,
du gaspillage et du socialisme rampant.
Aujourd'hui qu'une autre menace est là, l'Europe gît dans
les conséquences de ses joies passagères. Pas de nouvel
Hitler à l'horizon, non. Mais une démocratie confisquée.
Un droit en voie de disparition, derrière les assauts de la "
justice sociale ". Des économies déclinantes. La dissémination
de contre-valeurs qui feraient passer Sodome et Gomorrhe pour des paradis
de vertu. Une dénatalité qui fait que les maternités
seront bientôt aussi vides que les églises. Une colonisation
inversée qui crée déjà des îlots de
sous-développement et de guerre tiède en périphérie
des grandes villes…
Une analyse différente de l'analyse américaine, dites-vous
? Non. Le renoncement à toute analyse. La tête dans le sable
ou sous l'édredon. L'Europe se meurt. Dans trente ou quarante ans,
on peut le craindre, il n'y aura plus d'Européens. Il y aura des
Arabes, des Africains et des Asiatiques. Les cathédrales seront
des vestiges d'un temps définitivement révolu. Il n'est
pas sûr, alors, qu'un Président américain daignera
visiter une contrée devenue insalubre.