Canada
30 % des habitants des États-Unis croient que le Canada est un
État de l'Union
Porno
78 % des sociétés assurent que leurs employés utilisent
le réseau mis à leur disposition pour télécharger
des logiciels piratés ou de la pornographie.
Formation
Le chiffre d'affaires du secteur de la formation professionnelle en France
est de plus de 7 milliards d'euros, dont deux tiers pour le secteur privé.
Sectes
La Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Mils)
estime que 400 000 Français seraient affiliés à des
sectes
Retraite
Un cadre français sur deux est sans emploi (préretraite
ou chômage) quand il prend sa retraite.
Expatriés
On recense aujourd'hui 53 750 civils français expatriés
dans vingt-cinq pays classés à hauts risques par le ministère
des Affaires étrangères. À ceux-ci s'ajoutent les
14 100 militaires engagés dans des régions " sensibles
" (Bosnie, Macédoine, Kosovo, Afghanistan, Liban…).
Pêche
L'Union européenne a alloué 650 millions d'euros pour désarmer
de vieux bateaux de pêche entre 2000 et 2006 et 839 millions pour
en construire de nouveaux !
Élèves
Le nombre d'élèves par enseignant est en diminution constante
en France depuis dix ans. Il est aujourd'hui de 12,8, contre 14 en moyenne
dans l'OCDE.
L'évolution des technologies permet à ceux qui disposent
de capitaux de fabriquer de plus en plus d'acier avec de moins en moins
de salariés. Elle permet aussi de mettre en concurrence tous les
producteurs d'acier du monde entier. Les vieux pays producteurs d'acier
comme l'Europe ou les USA subissent de plein fouet la concurrence des
nouveaux pays producteurs, où le niveau des salaires est bien moins
élevé.
L'entreprise qui aura su utiliser au mieux, et le capital dont elle dispose,
et le savoir-faire de ses salariés, sera celle qui vendra au moindre
coût le meilleur acier possible. Il est clair que dans cette bataille
de géants, le grand gagnant, le seul gagnant véritable,
est le consommateur d'acier, celui qui achète sa bicyclette, sa
machine à laver, ou sa voiture.
Pour deux raisons, ce grand chamboulement ne se fait pas sans gros problèmes
sociaux. D'une part, les augmentations de productivité réduisent
automatiquement le nombre des salariés nécessaires pour
produire de l'acier. D'autre part, la mondialisation du marché
délocalise les entreprises des pays anciens producteurs vers les
pays nouveaux producteurs, disposant d'une main-d'œuvre bien moins coûteuse.
En 25 ans, plus de 100 000 emplois ont été supprimés
dans les aciéries françaises. Ces salariés sont mis
au chômage, en attendant de retrouver un emploi dans un secteur
de l'économie qui en a besoin. Mais des dizaines de milliers d'emplois
sont créés dans les pays pauvres, les tirant de la misère
et les rendant clients de nos autres productions.
Est-il possible de rendre cette inévitable et nécessaire
évolution plus " humaine " ?
- On peut interdire à tous les chercheurs du monde entier de découvrir
les moyens d'améliorer la productivité des aciéries
: on conserve ainsi les emplois. On s'oppose à l'innovation. C'est
ce qu'a fait l'administration chinoise au seizième siècle.
Avant cette option, la Chine était de loin le pays le plus en avance
sur le plan de l'innovation technologique. Quatre siècles plus
tard, elle ne s'est pas encore remise de cette décision folle.
L'Europe est passée devant elle.
- On peut s'opposer à la mondialisation des capitaux, donc aux
délocalisations des entreprises, en contrôlant les flux monétaires
internationaux. Les partisans de la taxe Tobin croient à cette
solution. Ils ont peu de chance de réussir, car de nombreux hommes
politiques ont compris les immenses avantages que la mondialisation des
échanges peut apporter à leurs peuples.
- On peut s'opposer par la loi aux licenciements. La gauche française
est très friande de cette solution. Malheureusement cette mesure
aboutit automatiquement aux dépôts de bilan.
- On peut entourer son territoire de barrières douanières
(ou instituer des quotas limitant le volume des importations). C'est ce
que propose Jean-Marie Le Pen pour la France. C'est ce que vient de mettre
en place Bush aux États-Unis dans la sidérurgie, pour sauver
les emplois, donc conserver des électeurs républicains dans
les villes produisant de l'acier. Une telle mesure est économiquement
folle, car elle rend non compétitives toutes les entreprises du
pays qui utilisent de l'acier. Mais elle peut être utile à
titre provisoire, en donnant aux entreprises exposées à
la mondialisation le temps de se restructurer. Une telle mesure ne peut
plus se faire dans un cadre uniquement français, elle ne peut se
faire que dans le cadre européen.
- On peut subventionner les entreprises exposées à la mondialisation,
permettant ainsi à ces entreprises de continuer à produire
de l'acier tout en conservant une comptabilité " satisfaisante
". Une telle mesure, à titre provisoire, peut donner aux entreprises
le temps de se restructurer. Elle ne peut se faire pour la France, que
dans le cadre européen.
- On peut enfin adapter à la nouvelle donne économique les
entreprises fabriquant de l'acier, en les restructurant. C'est ce qu'a
fait depuis 1996 Francis Mer, à la tête d'Usinor. Il a uni
son entreprise française à une entreprise luxembourgeoise
et à une entreprise espagnole. Il a créé " Arcelor
", devenu le numéro un de la sidérurgie mondiale.
Francis Mer connaît, pour les avoir vécues au quotidien,
toutes les difficultés économiques, financières ou
sociales nées de la mondialisation. Nous avons la chance de l'avoir
aujourd'hui comme Ministre des Finances : faisons tout ce que nous pouvons
pour qu'il le reste longtemps encore !