Stress
Le Bureau International du travail (BIT) évalue le coût du
stress à 200 milliards de dollars sur le seul territoire des États-Unis.
Ce surcoût gigantesque prend en compte l'absentéisme et les
traitements liés au stress.
Prostitution
Selon le Dr Judith Trinquart, auteur d'une thèse de médecine
sur le sujet, 80 à 95 % des prostituées d'origine française
ont subi des violences sexuelles dans leur jeunesse
Revenu
Le revenu par habitant en Ile-de-France est une fois et demie plus élevé
que la moyenne nationale.
Dons
Les dons des Français aux associations caritatives ont baissé
de 35 % sur les quatre premiers mois de l'année 2002.
Parité
Aucune formation politique ne respectait la loi sur la parité hommes-femmes
pour les législatives !
Palestine
Les instances dirigeantes de l'autorité palestinienne vont être
sensiblement remaniées dans les jours prochains. Yasser Arafat
devrait, en particulier, abandonner, à la demande des États-Unis,
la responsabilité de l'administration intérieure qui sera
confiée à Abder Razek Yehia (73 ans).
Belgique
La présence militaire belge en Allemagne prendra fin définitivement
en 2005. Les soldats belges ne sont plus que 2 000 sur le sol allemand,
contre 40 000 lors de l'apogée de l'occupation.
Avortement
Le parlement européen a adopté le 4 juin un rapport demandant
que soit généralisé l'accès gratuit à
l'avortement et à la contraception dans toute l'Union européenne,
y compris dans les pays candidats
Un peu plus du quart des électeurs a accordé sa confiance
à Jacques Chirac le 9 juin dernier. C'est un peu mieux qu'au premier
tour de l'élection présidentielle, mais cela ne fait pas
une majorité de gouvernement, même si cela fait une majorité
parlementaire. Et ce n'est pas avec un aussi maigre viatique qu'on peut
affronter avec succès les redoutables épreuves qui attendent
le président de la République et son gouvernement. Car il
s'agit de libérer la France du carcan collectiviste dans lequel
elle est enserrée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.
Il faut que notre pays redevienne une nation de propriétaires et
non plus d'assistés. La fiscalité, la protection sociale,
l'enseignement, la justice sont à revoir de fond en comble. L'immigration
doit être pratiquement interrompue, l'insécurité combattue
sans défaillance. Et la désinformation proscrite, afin que
de véritables débats démocratiques puissent avoir
lieu. " Vaste programme ! ", aurait dit le général
de Gaulle…
Jacques Chirac et ses affidés sont-ils capables de relever celui-ci
? La réponse est non. Ils n'en ont ni la volonté, ni les
moyens. Comme toutes celles qui l'ont précédée depuis
plus d'un quart de siècle, la nouvelle majorité est dirigée
par des hauts fonctionnaires. Ils ne savent que gérer - fort mal
- le système, et en aucun cas le réformer. De plus, ils
n'ont pas demandé au peuple le mandat de le changer.
À quoi s'est bornée la campagne de l'UMP ? À réclamer
une majorité pour le président et à promettre une
maigre baisse des impôts et plus d'énergie dans le traitement
de l'insécurité, sans indiquer comment en supprimer les
causes.
Il y a quelques règles simples dans la vie politique. Il suffit
de s'y référer pour prévoir ce qui va se passer.
La première de ces règles est que les élus ne tiennent
pas souvent leurs promesses. La seconde est qu'ils ne tiennent jamais
celles qu'ils n'ont pas faites. Nul ne peut douter que Jacques Chirac
et l'UMP ne modifieront pas les structures collectivistes du pays. Ne
bénéficiant ni d'un mandat clair à cet effet, ni
d'une véritable adhésion populaire, ils sont dès
à présent à la merci des menées factieuses
que l'extrême gauche s'apprête à mettre en œuvre dans
les entreprises publiques et dans la rue, ainsi que du mécontentement
généralisé que l'accumulation des problèmes
non résolus et des difficultés ne manquera pas de provoquer.
Le système craque de toutes parts
Pessimisme ? Non. Réalisme. Alors, que faire ? Les élections
de 2002 auront montré les limites du vote protestataire. Comme
toujours, celui-ci finit par remettre en selle ceux qu'il voulait chasser
du pouvoir. Si l'on veut vraiment installer un autre pouvoir en France,
il faut constituer, sur la base de nos idées, une force de gouvernement.
Celle-ci devra bénéficier d'un programme réaliste
et cohérent et se fonder sur un système d'alliance. On ne
parvient pas seul au pouvoir dans un pays marqué par la variété
des tendances. L'homme d'État se juge à sa capacité
de rassemblement. Telle est la tâche à laquelle il faut immédiatement
s'atteler.
Placés au centre, Jacques Chirac et l'UMP ont laissé béante
la partie droite de l'échiquier politique. Il faut l'occuper. C'est
à partir de cette base que s'organisera la reconquête. Celle-ci
se fera beaucoup plus vite que certains ne le croient. Nous sommes entrés
dans une phase d'accélération de l'histoire. Le système
craque de toutes parts et personne ne pourra le réparer. Il faut
le changer. La majorité monocolore qui sortira des urnes le 16
juin prochain n'a pas d'avenir. Elle se brisera rapidement sur "
les terrifiants pépins de la réalité ". Il n'y
a donc pas une seconde à perdre pour constituer en France une droite
de conviction et de gouvernement.
Nous y sommes encouragés par les exemples étrangers. Ce
que Jose-Maria Aznar et Silvio Berlusconi en Europe, Margaret Thatcher
en Grande-Bretagne et Ronald Reagan aux États-Unis ont réussi,
nous devons, nous aussi, le faire. Pour s'imposer, ils ont commencé
par être au clair avec leurs idées. Ayant répudié
toute allégeance à la pensée collectiviste, la condamnant
avec la dernière fermeté, ils se sont engagés résolument
dans la voie des réformes, usant à la fois de fermeté
et d'habileté. Et de pédagogie.
Nos compatriotes sentent bien que la France est dans une impasse. Des
volées de démagogues leur proposent des solutions plus mirobolantes
les unes que les autres et ils votent pour eux à tour de rôle,
éliminant les derniers élus pour rappeler les anciens, sans
que jamais n'apparaisse le début d'une solution aux problèmes
du pays.
Il faut sortir de ce cercle infernal. Et en sortir par le haut. En regroupant
tous ceux - et ils sont nombreux - qui ont assez de lucidité et
d'amour de leur patrie pour consacrer une part de leur temps et de leur
énergie au salut de la France.
Si bas que nous soyons tombés, nous sommes capables de rebondir.
Que chacun respire un grand coup, les temps sont venus.