Loft
Alors qu'on a souvent tendance à penser que " Loft story "
a " crevé l'audimat ", l'émission phare de M6
n'a pas figuré parmi les 100 meilleures audiences de l'année
2001
RIPOSTE
" Mon meilleur souvenir ? La confrontation entre Jean-Marie Le Pen
et Malek Boutih, le président de SOS Racisme. À la fin de
l'émission, les deux m'ont dit : " Il n'est pas exactement
comme je le pensais ". " (Serge Moati)
ARDISSON
" Ardisson se désintéresse des gens. Tout ce qu'il
voit, c'est son show. Il vous fait signer une décharge avant l'enregistrement
qui vous interdit de l'attaquer sur la diffusion, d'autant que son émission
est montée. On est pieds et poings liés. Ardisson n'a aucune
éthique. " (Héléna Noguerra, chanteuse, soeur
de Lio)
Pub
86 % des jeunes de 11 à 18 ans considèrent qu'il y a trop
de publicité à la télévision. Mais 77 % d'entre
eux regardent sans déplaisir les spots publicitaires et 58 % en
apprécient même l'humour
Web
Le moteur de recherches le plus utilisé par les internautes francophones
est Google avec 50 % d'audience. Loin derrière, le duo de France
Télécom Wanadoo-Voila se hisse à la deuxième
place, avec 17,4 % d'audience, devançant de peu yahoo.fr qui recueille
16,6 % des parts de marché.
Kiosques
Chaque année, une trentaine de kiosques à journaux sont
contraints de fermer à Paris, faute de rentabilité. Les
316 kiosques encore ouverts ne représentent plus que le tiers des
points de vente de presse dans la capitale. La rémunération
des kiosquiers dépend du volume vendu, puisqu'ils touchent 18 %
du prix de vente des journaux.
Pierre Lance m'amuse souvent par ses excès antichrétiens,
mais je vais donner de l'eau à son moulin anticatho. Car nous ne
sommes pas au bout de nos peines : le clergé basque vient très
officiellement de soutenir le parti terroriste basque Batasuna et sa branche
armée ETA. Il faut dialoguer, nous dit-on. Le clergé refuse
que ces militants, qui viennent aux conseils municipaux déguisés
en clowns et qui déversent le contenu de poubelles sur les maires
qu'ils n'ont pas encore descendus, soient interdits de vie démocratique.
Dans la foulée, l'Église espagnole dénonce les lois
anti-immigration clandestine du gouvernement Aznar. Elles ne correspondent
pas à l'idéal chrétien, nous dit-on.
Un texte du pape nous l'a d'ailleurs rappelé : nous ne sommes sur
terre que de passage, nous sommes des pèlerins, aucun pays ne nous
appartient. Il est donc légitime et recommandé d'accueillir
tout le monde (y compris dans les palais du Vatican ?), les cent millions
de Subsahariens qui rêvent de franchir nos frontières et
le reste. Il faut tendre l'autre joue et l'autre fesse et donner les terrains
chrétiens aux musulmans, comme se promettait de le faire le défunt
prélat Decourtray.
Dans la foulée, on voit un monsignore serrer la main du leader
terroriste Arafat dont les troupes couardes ont occupé, avec la
bénédiction ecclésiale, les lieux saints de ceux
qu'on disait chrétiens, il n'y a pas si longtemps.
Gageons qu'ils auront dégueulassé les lieux comme les Maliens
de Saint-Bernard. " Libé " nous l'a rappelé :
le plus sûr bastion de résistance aux idées racistes
et xénophobes du Front national, c'est l'Église, qui a préservé
l'ouest français de la peste brune, et encourage ses vieilles veuves
à voter coco ou écolo.
Ou même trotskiste, puisque c'est en Bretagne et en Normandie que
les gauchistes ont fait leurs meilleurs scores. L'internationale rouge
serre la main à l'Église universelle. C'est chez les jeunes
cathos que l'on rencontre les pires enragés des croisades antimondialisation.
On se demande d'ailleurs pourquoi ils veulent que l'on aide les pays pauvres
: les pauvres n'iront-ils pas au paradis plus vite que les riches ? Il
faut tout leur donner, dans ce monde et dans l'autre ?
Comme elle y va, l'Église ! tends la joue, la fesse et le porte-monnaie
! Et adore le pape à roulettes, pas le mort sur sa croix dont certains
propos politiquement incorrects (les pauvres vous les aurez toujours ;
moi, vous ne m'aurez plus) mériteraient quelque blâme cardinal
si ces couillons lisaient encore l'évangile.
Thierry Meyssan, responsable du très antifasciste et anticlérical
Réseau Voltaire, est un essayiste heureux : il aurait vendu 200
000 exemplaires de " L'effroyable imposture ", livre qui prétend
démontrer que, comme dans une série B, un complot d'extrême-droite
est derrière les attentats du 11 septembre 2001.
Ce qui est intéressant dans l'affaire Meyssan, c'est le succès
du livre. Le Français moyen, comme on dit, commence à
se rendre compte qu'il est un vide-ordures médiatique. Qu'on
lui raconte n'importe quoi sur à peu près tous les sujets.
Et il est près à se jeter sur toutes les infos susceptibles
de contourner cet obstacle à l'information que sont devenus les
médias en France. On a beau lui dire que la fiscalité
est un bien, que l'immigration est un bien, que l'euro est un bien,
le Français a des doutes.
Il sent confusément quelque chose.
En réalité, le problème américain, le jour
du 11 septembre, nous le connaissons très bien : les administrations,
les bureaucraties, les services secrets n'ont pas fait leur travail.
C'est le libertarien Rothbard qui voulait privatiser la sécurité
ou l'armée, et il avait raison. Un fonctionnaire est là
pour toucher sa paie, un gendarme sous l'occupation, le jour du Vel'd'Hiv',est
là pour toucher son chèque, il n'est pas là pour
sauver le monde ou l'enfant juif. L'État se fout de notre santé,
les politiciens comme Raffarien se foutent de notre avenir. Ils peuvent
faire n'importe quoi, ils seront toujours casés ailleurs pour
vivre de leurs prébendes et dénoncer l'absence de culture
démocratique des Français qui en ont marre. La morale
est le dernier refuge de la canaille par les temps qui courent.
D'une certaine manière, Meyssan est un thermomètre comme
Jean-Marie le Pen. Le peuple d'en-bas a peur. Mais moins de Ben Laden
ou de Le Pen que de l'incompétence arrogante de ceux qui le dirigent
ou bien l'informent.
N. B.