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Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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Lu pour vous
Le danger musulman
Par Guy Millière

Le livre récemment publié par Oriana Fallacci, " La rage et l'orgueil ", secoue les rédactions. Propos orduriers et racistes, hurlent certains. Pensée dangereuse, fulminent les autres. Elle ne contrôle plus ses nerfs, et elle écrit n'importe quoi, glisse un chroniqueur, qui ajoute aussitôt que le livre se vendra, et que c'est cela qui l'inquiète.
Je dirai, pour ce qui me concerne, que j'ai pris le livre pour ce qu'il est : un cri de colère et d'indignation. Les donneurs de leçons n'ont pas vécu dans leur chair, à New York, la tragédie du onze septembre : ils ne peuvent pas comprendre, et ils devraient se taire. Tout comme, d'ailleurs, s'ils avaient en eux un reste de conscience et de dignité, ils devraient se taire face aux abominables attentats suicides commis en Israël semaine après semaine. Dans une époque de cynisme, de relativisme nihiliste, et de calculs cauteleux, le courage de madame Fallacci l'honore, tout comme sa défense des valeurs de la civilisation occidentale.
J'ai pris le livre pour ce qu'il est, oui, et j'y ai vu, outre un cri de juste colère, un pamphlet. Dans le triste contexte où nous sommes, on n'ose plus pratiquer l'écriture véhémente et cinglante qui a donné, pourtant, autrefois, quelques-unes des plus belles pages de la littérature européenne. Madame Fallacci ose, et le résultat est réussi. Nul ne le dira, bien sûr. Un coup de couteau est si vite arrivé par les temps qui courent, et on préfère aujourd'hui prendre d'emblée la position de la carpette offerte à l'ennemi.
Madame Fallacci, et c'est là son grand tort aux yeux des couards, dénonce non seulement le danger islamiste, mais le danger musulman comme tel. Elle constate l'état de l'Islam aujourd'hui et n'y voit que putréfaction et déséquilibre. À juste titre, car il n'y a dans l'islam aujourd'hui, hélas, que putréfaction et déséquilibre.
Il faut l'affirmer et le réaffirmer : l'ensemble du monde musulman, en ce début de siècle, est politiquement malade. Il n'y existe (à l'exception partielle de la Turquie) aucune démocratie, et seulement des régimes dictatoriaux plus ou moins pervers et des monarchies plus ou moins corrompues. Une telle situation ne se rencontre dans aucune autre grande aire civilisationnelle, et ce n'est pas un hasard ! L'Islam est incompatible avec la moindre idée de liberté individuelle, et n'autorise pas l'autonomie du politique par rapport au religieux.
Il faut l'affirmer et le réaffirmer : l'ensemble du monde musulman est économiquement sous-développé et constitue un grand réservoir d'aigreurs et de frustrations prêt à exploser. Seule l'existence ici ou là d'une manne pétrolière que les musulmans n'ont su ni découvrir ni exploiter eux-mêmes, leur permet de se croire riche en quelques contrées, mais la richesse alors est gaspillée, et jamais utilisée pour améliorer la condition de vie des hommes.
Il faut l'affirmer et le réaffirmer : la culture musulmane est tombée très bas sans être jamais montée très haut. Qui, de fait, oserait poser une mélopée mielleuse, erratique et titubante d'Oum Kalsoum face à un seul mouvement d'une symphonie de Beethoven ? Qui oserait comparer la profusion et la diversité de la littérature occidentale classique à une littérature morcelée, rudimentaire, dont ne surnagent vaguement que les contes des mille et une nuits, cette suite de légendes malhabiles imprégnée d'esclavage, de cruauté, de subordination de la femme, de dépenses inutiles et de toute-puissance réaffirmée du représentant de Dieu sur terre, à l'époque, le calife de Bagdad.
Il faut le souligner en outre : aucun signe d'amélioration ne se fait jour. Pas un seul intellectuel musulman n'ose s'interroger tout haut sur l'Islam, et si l'un d'entre eux le fait, comme Ibn Warraq, c'est qu'il a quitté l'Islam. Ce qui implique pour lui de vivre caché. Tous les musulmans ne sont pas islamistes, mais tous les islamistes sont musulmans et traités comme des frères, appartenant comme eux à la umma, par les autres musulmans. Les totalitarismes du vingtième siècle sont morts. Le totalitarisme pervers et meurtrier de l'Islam s'avance, et, tremblants, nous nous taisons et nous baissons les yeux.

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Damnés de la Terre contre nantis du système
Tribune de Philippe Randa

Au second tour de l'élection législative de 2002, la victoire de l'Union pour la Majorité présidentielle, c'est-à-dire la droite parlementaire, est indiscutable. Une fois de plus, les Français - enfin les 61 % des électeurs qui se sont déplacés pour aller voter - ont porté l'opposition au Pouvoir, comme il est désormais de coutume à chaque élection. Ce n'est pas à un vote d'adhésion, mais à un vote de rejet que l'on a assisté. Tout comme la classe politique tout entière avait poussé, voilà un mois, à rejeter Jean-Marie le Pen et non à faire réélire Jacques Chirac. À bien y regarder, donc, cette droite parlementaire (ré) accède au Pouvoir par un simple système de tourniquet. Ce simple constat devrait l'empêcher de trop pavoiser.
D'autant que la question de savoir si cette majorité parlementaire chiraquienne fera mieux cette fois-ci que précédemment reste lancinante. Certes, voilà une semaine, le numéro 2 du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy déclarait gravement : " Cette fois, nous n'avons pas le droit de nous tromper ".
On aurait envie de lui demander : " Ah bon ! Pourquoi ? "
Si ce gouvernement " se trompe ", que se passera-t-il donc ? Simplement, le retour d'une majorité de gauche au pouvoir, dans une France un peu moins indépendante, un peu moins sécurisée, un peu moins travailleuse, mais un peu plus abrutie de sports et gavée de subventions et de RTT. On a l'habitude.
La France de l'intérieur du périph'
Ce scrutin marque tout de même quelques surprises, au-delà des défaites de Martine Aubry, prêtresse des 35 heures et de Robert Hue, liquidateur du fond de commerce communiste.
Quelques fossiles de la politique ont été mis à la retraite, tel Bernard Pons qui briguait à 75 ans le mandat de trop à Paris ou Charles Pasqua totalement absent de cette campagne législative dans l'indifférence générale ; tel également Jean-Pierre Chevènement, ex-futur troisième homme de la présidentielle : celui-là n'aura brillé, somme toute, qu'au firmament de médias totalement coupés du pays réel.
Seule satisfaction de la gauche, l'élection de trois députés supplémentaires à Paris, qui démontre ce qu'on devinait confusément : comme il faut avoir de nos jours quelques moyens - c'est un euphémisme ! - pour vivre dans la Capitale, ce ne sont plus les damnés de la terre qui votent à gauche, mais les nantis du Système.
S'il y a la France " d'en bas " et la France " d'en haut ", il y a aussi, il y a surtout, la France " de l'intérieur du Périph ".
Et là-bas, au Panthéon, couché dans son tombeau,
Jaurès écoutait, écoeuré et honteux,
Le ricanement suffisant de ses héritiers, les bo-bos (comme aurait dit le poète José-Maria de Heredia.)

 


 

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