Laïcité
Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l'Intérieur,
avait tenté d'" organiser " l'islam en France. Mais,
sous la pression des organisations les plus fondamentalistes, M. Chevènement,
pourtant chantre de la laïcité, a accepté la doctrine
coranique en matière religieuse : le fils d'un musulman est nécessairement
musulman et un musulman ne peut changer de religion !
Élections
André Santini, député-maire UMP d'Issy-les-Moulineaux,
propose de faire obligation à tout candidat à une élection
de désigner un assesseur dans chaque bureau de vote. Dans l'état
actuel des choses, seuls l'UMP et le PS - et encore - pourraient satisfaire
à cette contrainte…
Mitterrand,
Selon Pierre de Bénouville, c'est sur sa suggestion que François
Mitterrand, avant sa mort, a demandé le sacrement de l'extrême-onction.
Euro
La Grande-Bretagne confirme vouloir adhérer à l'euro avant
2006, " si les critères de convergence énoncés
en 1997 sont satisfaits "…
Montreuil
Montreuil (94) est la deuxième ville malienne du monde après
Bamako.
Piranha
Un pêcheur allemand a sorti un piranha de 3 kg des eaux du Neckar.
Ce fameux poisson carnivore est pourtant plus habitué des eaux
sud-américaines…
Vacances
4 Français sur 10 ne partent pas en vacances, chiffre stationnaire
depuis plusieurs années, après une baisse régulière
ces dernières décennies (près de 60 % des Français
ne partaient pas en vacances en 1964). En revanche, le nombre de jours
de vacances est en recul, puisqu'il est passé de 27,2 jours en
1975 à 22 jours en 1994, puis 21,3 en 1999.
Alors que l'Europe est submergée par une vague
d'immigration sans précédent, les Quinze, réunis
à Séville, n'ont pas réussi à se mettre
d'accord sur une stratégie commune. Celle-ci est pourtant indispensable
depuis que l'Union européenne constitue un espace sans frontières
intérieures pour les citoyens de ses États, ce dont ne
peuvent manquer de profiter les immigrants illégaux.
S'il n'est rien sorti de Séville, c'est, en grande partie, en
raison de l'attitude de la France. L'Espagne, l'Allemagne, l'Italie,
le Danemark et le Royaume-Uni souhaitaient mettre les pays pourvoyeurs
d'immigration devant leurs responsabilités. Ou bien, ils faisaient
preuve de bonne volonté en contrôlant sérieusement
les réseaux d'immigration et en réadmettant chez eux sans
difficultés leurs nationaux expulsés, ou bien ils voyaient
réduite l'aide européenne au développement et suspendus
les accords de coopération avec l'Europe.
Jacques Chirac s'est opposé à ces mesures. " Les
problèmes entre pays riches et pays pauvres doivent être
réglés par le dialogue et la concertation, a-t-il fait
valoir. Ce n'est pas en brandissant un sabre, généralement
de bois, qu'on peut faire progresser la situation. " Le nouveau
président du Parlement européen, l'Irlandais Pat Cox,
s'est empressé d'abonder dans ce sens : " En tenant ce débat
maintenant nous risquons d'attraper le virus de l'extrême droite.
" Tandis que le président de la Commission, Romano Prodi,
s'écriait : " Nous ne pouvons pas nous permettre de donner
l'impression que nous tournons le dos à l'immigration en général.
" La messe était dite.
Paris n'était certes pas sans arguments pour s'opposer au fait
de créer un lien entre la lutte contre l'immigration clandestine
et l'aide au développement. Selon notre ministre des affaires
étrangères, Dominique de Villepin, cela " pénalisera
d'abord les populations, aggravera la situation économique du
pays sanctionné et aboutira paradoxalement à accroître
les flux migratoires. "
Mais, ces arguments ne résistent pas à l'analyse. D'une
part, parce qu'une menace est avant tout faite pour n'être exécutée
qu'en dernier ressort. D'autre part, parce qu'on peut raisonnablement
espérer que les pays concernés préféreront
coopérer plutôt que de s'opposer et de voir se tarir l'aide
européenne. Et, enfin, parce qu'il fallait que l'Europe adresse
aux pays d'émigration un signal fort.
Où est le véritable humanisme ?
Aussi bien peut-on penser que la position adoptée par Jacques
Chirac ne tient qu'à des considérations idéologiques.
Homme de gauche, élu par la gauche, il tient à afficher
en tout lieu des préoccupations " humanitaires ", destinées
à le faire bien voir de ses véritables amis et de la presse
" bien-pensante " et tiers-mondiste.
On n'a pas fini de mesurer les conséquences de la mascarade électorale
du deuxième tour de l'élection présidentielle française.
Ce qui s'est passé à Séville n'est que le début
d'un schisme entre notre pays et les principaux États européens.
Ayant enfin compris qu'on ne pouvait plus laisser libre cours au flux
de l'immigration, ils sont bien décidés à ne pas
en rester là. L'échec de Séville les confortera dans
leur volonté de prendre, chez eux, des mesures fortes pour enrayer
cette dérive, dont les conséquences sont aussi politiques
dans la mesure où les mouvements qu'on dit " populistes "
fleurissent un peu partout en Europe et vont menacer de plus en plus les
partis traditionnels.
Ces politiques restrictives dans les autres États auront pour effet
d'augmenter les arrivées d'immigrants en France, mettant notre
gouvernement dans l'impossibilité de tenir sa promesse électorale
de rétablir la sécurité publique. Car il est désormais
unanimement admis qu'il y a un lien étroit entre l'immigration
et la délinquance. Toutes les statistiques indiquent une surreprésentation
des immigrés dans la population carcérale. Incapables d'intégrer
ces populations trop nombreuses, les États européens ne
leur laissent pas d'autre choix que la délinquance. Où est
l'humanisme alors ? Dans le fait de les dissuader de venir ou dans les
postures avantageuses qui se refusent à toute mesure allant dans
ce sens ?
Ni à l'élection présidentielle française,
ni aux législatives qui ont suivi, le débat n'a abordé
le problème de l'immigration. On commence à voir le résultat
de cette politique de l'autruche. La France est incapable de se mettre
à l'unisson de ses principaux partenaires européens, et
cela ne peut que s'aggraver au fil des mois. En ne comprenant pas que
sa position deviendrait rapidement intenable dans une Europe, dont il
approuve par ailleurs les fondements, Jacques Chirac s'est, une fois de
plus, comporté de façon irresponsable. Il n'est pas difficile
de prévoir une aggravation rapide de la crise de la société
en France. Et, par conséquent, de la crise politique. Les élections
n'ont rien réglé, bien au contraire. Attachez vos ceintures
!