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Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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Alain Dumait

Voyons d'abord le positif du " Sommet de la terre " qui s'est ouvert mardi dernier à Johannesburg.
Chacun d'entre nous est sans doute, pour une part, responsable de l'avenir de l'univers tel qu'il sera transmis aux générations futures. Or, non seulement, la planète est fragile (et elle l'a toujours été) mais encore, on sait mieux aujourd'hui qu'un simple battement d'ailes de libellule au fin fond d'une île inhabitée des Philippines est susceptible de provoquer une tornade dans la mer des Antilles. Nous sommes tous interdépendants. Nous ne pouvons pas être indifférents à ce qu'il se passe au Sahel ou au Zambèze, même si notre responsabilité est plus grande s'agissant de la Corrèze, de la Bretagne ou de la Corse. La mondialisation des échanges ne fait que renforcer cette réalité.
C'est pourquoi il est bon que nous ayons en tête le plus grand nombre possible d'informations sur le carnet de santé de la terre : population, richesse, ressource…
Il est utile que chacun prenne conscience du caractère limité, et partiellement renouvelable seulement, de toutes les matières premières naturelles. L'agriculture productiviste à la française, la pêche industrielle ou les coupes sombres dans la forêt amazonienne sont bel et bien des crimes contre la planète. Et il est vrai que l'industrie, en général, comme les transports publics, sont d'importantes sources de pollution qui, peut-être, dans une mesure très difficile à apprécier, modifient le climat et détériorent globalement les conditions de vie de l'homme sur la terre. Le progrès a un coût. Non seulement financier et humain, mais aussi écologique. L'objectif raisonnable doit donc être d'épargner les ressources rares, de les renouveler autant qu'il est possible, bref de les gérer en bon père de famille.
Cela relève de techniques et de processus de production. Mais, cela relève aussi d'une méthode et d'une philosophie.
À Johannesburg, par l'intermédiaire des médias, les lobbies gauchistes anti-capitalistes ont pour objectif de faire le procès du libéralisme. C'est pourtant, sans aucune contestation possible, dans les pays soumis à des régimes socialistes ou totalitaires que se produisent les plus graves atteintes à l'écologie. Et, en Occident, dans les pays industriels riches, les atteintes les plus manifestes à l'environnement résultent de politiques qui ne sont pas l'illustration du libéralisme mais au contraire, de son dévoiement. Tel le productivisme agricole déjà évoqué.
Le capitalisme libéral repose d'abord et avant tout sur le droit de propriété. Les biens privés sont entretenus et, en général, se transmettent en bon état de génération en génération, tandis que les biens publics, ou collectifs, ou non appropriés du tout, sont laissés à l'abandon ou pillés.
Les économistes connaissent bien le problème des biens publics ou collectifs par nature. L'air de l'atmosphère ou l'eau des mers ne sont pas appropriables. Encore que… Mais, la théorie économique nous enseigne que c'est en allant vers davantage de droits de propriété et non pas vers plus de collectivisation qu'on améliore la gestion de tout système économique ou social. Ce n'est visiblement pas dans ce sens-là que poussent les énergumènes de Johannesburg…
Ils essaient, en particulier, de nous faire croire qu'il y aurait une relation entre la dégradation générale de l'environnement (qui reste à prouver ou au moins à mesurer), la pauvreté (relative) dont souffrent les trois quarts de l'humanité, et l'inégalité évidemment flagrante de la répartition des richesses.
Il s'agit là d'une pure et simple confusion mentale dont la seule explication est d'ordre idéologique.
D'abord, il n'est pas sûr que la pauvreté augmente globalement. Ou alors, si cela est vrai, c'est que les taux de croissance qu'on nous annonce pour des pays comme la Chine et l'Inde, qui à eux seuls dépassent les deux milliards d'habitants, sont faux.
Ensuite, la pauvreté affligeante d'un trop grand nombre de pays résulte essentiellement de leur mauvaise gouvernance, et plus particulièrement, de la corruption de leurs politiciens qui, remarquons-le au passage, ont tous été formés par nos universités (celle de Paris ayant pour sa part, par exemple, la responsabilité d'avoir enfanté les cadres Khmers rouges).
Subventions. Aides. Répartition des richesses. De tout temps, depuis toujours, les parasites, fourriers de tous les totalitarismes, n'ont que ces mots-là à la bouche. Or, les parasites sont les pires ennemis de toute société. C'est vrai aussi bien au niveau national
qu'au niveau international... Heureusement, sur le terrain, concrètement, ce sont des entreprises, notamment françaises qui, chaque jour amènent un peu plus d'eau potable aux plus pauvres des Africains. Et c'est le Président du Sénégal, le libéral Abdoulaye Wade, qui appelle chez lui les investisseurs privés à la rescousse.


 

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