Europe
L'Europe des 15 comptait 380 millions d'habitants au 1er janvier dernier
(+ 1,56 million sur un an), dont 305,2 pour la zone euro.
Rubens
Avec 76,7 millions de dollars, la peinture à l'huile de Rubens
intitulée " le Massacre des innocents " (mise à
mort d'enfants juifs sur l'ordre du roi Hérode Le Grand) devient
le tableau ancien le plus cher du monde vendu aux enchères publiques.
Naissances
Depuis 20 ans, on dénombre
300 000 enfants nés de fécondation in vitro. Dans trois
cas connus, des femmes blanches ont donné naissances à des
enfants noirs pour cause d'erreur dans l'étiquetage des éprouvettes…
Cannabis
Il y aurait 100 000 cultivateurs de cannabis en France…
Permis
13 410 permis de conduire ont été invalidés en application
de la réglementation sur le permis à points, mise en place
le 1er juillet 1992.
Yachts
Sillonnant les mers du monde ou amarrés à quai, il y a au
total quelque 4 600 yachts de plus de 24 mètres de long. On s'attend
à un doublement d'ici 10 ans et même à un triplement,
pour les mega-yachts, de plus de 50 mètres…
Naissances
Les médicaments prescrits pour lutter contre l'infertilité
féminine ont eu pour conséquence, depuis vingt ans, une
augmentation de 25 % des grossesses gémellaires et de 400 % des
grossesses triples.
Tourisme
10 % des Français ont voyagé hors de l'Hexagone en 2000.
Du fait du fantastique bond en avant que nous impose le progrès
technologique, nous sommes maintenant immergés dans un monde
plein d'incertitudes. L'université d'été du MEDEF
a rassemblé sur ce thème pendant 3 jours, plus de 2000
responsables de l'économie française. Les plus grands
sont venus plancher les uns après les autres sur la meilleure
façon de surfer sur la vague, tout en évitant les écueils.
Deux grands axes caractérisent notre période. D'une part,
dans les pays développés comme le nôtre, l'individu
est devenu de plus en plus exigeant et demande un service ou un bien
de plus en plus sûr et adapté à sa personnalité.
De l'autre, la globalisation du marché met en concurrence toutes
les entreprises du monde. Celles où les conditions de production
sont les moins coûteuses imposent automatiquement leurs prix.
L'individualisation de la demande exige une maîtrise de plus en
plus grande du savoir-faire et une qualité de plus en plus élevée
des produits : les entreprises françaises qui satisfont à
cette demande subissent peu de concurrence internationale. Par contre,
les secteurs économiques fournissant des produits de consommation
courante, subissent de plein fouet la concurrence internationale. Les
entreprises de ce secteur doivent délocaliser ou mourir, donnant
ainsi aux pays en développement une chance de se développer
rapidement. Dans l'assemblée, de longs murmures ont accompagné
les propos de Claude Bébear exposant cette douloureuse réalité
à ceux qui la subissaient.
Dans ce monde en plein changement, marqué par les attentats du
11 septembre, par les élections françaises ou par les
déchéances frauduleuses d'Enron ou de Vivendi, l'action
du complexe
politico-administrativo-syndicaliste français est remarquable
: ne rien faire, voire en rajouter, semble sa boussole la plus sûre.
La loi sur les 35 heures, imposant dans les faits une augmentation de
11,6 % des salaires, met hors compétitivité en France
toutes les entreprises qui ne peuvent absorber cette fantastique surcharge
dans leurs prix de revient. Elle les pousse donc à délocaliser
et les patrons français rendent Madame Aubry, la dame aux six
SMIC, responsable de leur déménagement : ils auraient
tous préféré rester en France, mais ils ne le peuvent
plus.
Le monde de l'entreprise trouve l'action de l'État totalement
incohérente.
Il accuse d'abord l'État d'aggraver, par ses lois inadaptées,
les conséquences sociales néfastes de la mondialisation
: un salaire minimum était une bonne loi sociale dans un marché
fermé comme l'était le marché français jusqu'en
1970, car toutes les entreprises subissent la loi dans un tel marché.
Seule la concurrence entre elles déterminait le prix. Dans le
marché ouvert, les prix sont imposés par l'étranger.
Il accuse ensuite l'État de ne pas écouter ce que disent
les responsables économiques ou sociaux, et de légiférer
sans tenir compte des suggestions des hommes de l'art. Jean Martin Folz,
PDG de Peugeot-Citroen a particulièrement été dur
et précis sur ce point.
Il accuse ensuite l'État d'être totalement incohérent.
François Roussely, président d'EDF, a donné l'exemple
de l'électricité en Californie. Les USA ont privatisé
la production d'électricité en Californie, mais ils ont
continué à imposer les prix de vente. Plus aucun investissement
n'a alors été réalisé et la pénurie
est arrivée. Elle était totalement prévisible.
Enfin, il accuse aussi l'État de ne pas vouloir abandonner son
petit pouvoir local, alors que l'Europe est là. Plusieurs exemples
ont été donnés : Philippe Camus, le responsable
d'EADS, l'entreprise européenne fabriquant les Airbus et les
fusées Ariane et regroupant les entreprises de diverses nations,
ne sait toujours pas à quel État il doit payer ses impôts.
Le contrôle des vols aériens en Europe est encore assuré
par chaque État, alors qu'une unité de direction européenne
exposerait à bien moins de risques.
Pour conclure, Renaud Dutreil, secrétaire d'État aux PME,
a dit qu'il avait bien reçu le message. Il a donné son
exemple : une entreprise française doit remplir plus de 900 formulaires
par an pour l'administration française : plus de 3 par jour ouvrable…
Combien resteront dans un an ?
Pour les entrepreneurs, la meilleure façon de " faire du
social " est de les laisser travailler en paix.