Colombie
3 000 Colombiens par an sont enlevés et leurs familles rançonnées.
Ce fléau a déjà fait 16 000 victimes depuis 1997…
Antilles
Le coût d'un employé aux Antilles françaises est 10
ou 15 fois plus élevé que dans les îles voisines.
Bonjour la concurrence hôtelière !…
Diplomatie
La France dispose de 268 ambassades, représentations permanentes
ou consulats à l'étranger. Les administrations autres que
le quai d'Orsay en ont pour leur part 438. Le ministre des affaires étrangères
Dominique de Villepin voudrait regrouper tout ça…
Euros
En huit mois les 52 000 kits de huit pièces en euros à l'effigie
du prince Rainier, vendus à Monaco en décembre 2001, ont
vu leur valeur de collection multipliée par 25 !
Cancer
Le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année
est de 2356 pour 100 000 habitants en France, de 3047 en Suède
et de 1169 en Pologne. Les Allemands sont les plus atteints par le cancer
du côlon, les Italiens par celui de l'estomac et les Français
par la leucémie.
Super-bateau
Long de 345 mètres, le Queen-Mary II, en cours de construction
à Saint-Nazaire, aura une hauteur de
72 mètres, équivalente à un immeuble de 23 étages
!
Musulmans
Selon une simulation de vote organisée par le Conseil national
des Français musulmans - que préside le secrétaire
d'État aux anciens combattants Hamlaoui Mekachera - 93,6 % des
Français d'origine harki auraient voté pour Jacques Chirac
au 1er tour des élections présidentielles.
Tout un courant d'opinion affirme, sans preuve, que la mondialisation
profiterait d'abord aux pays riches, qu'elle appauvrirait les pays pauvres
exploités par les pays riches et qu'elle augmenterait ainsi les
inégalités entre pays riches et pauvres.
Si ces affirmations étaient exactes, la progression du PIB par
habitant serait nulle, voire négative dans les pays pauvres subissant
la mondialisation, elle serait plus rapide dans les pays pauvres ne
subissant pas la mondialisation ; et encore plus rapide dans les pays
riches.
Ceci est contredit par toutes les études économiques récentes,
en particulier celles de la Banque Mondiale.
L'étude de D. Dollar et A. Kraay (N° 2199) est la plus éloquente.
Les pays sont classés en trois catégories : les pays riches,
les pays pauvres fermant leurs frontières à la mondialisation
du marché et les pays pauvres ouvrant leurs frontières
à la mondialisation du marché.
Quand la richesse progresse en moyenne de 1 dans les pays riches, elle
progresse en moyenne de 2,5 dans les pays pauvres ouverts au commerce
international et de 0,5 en moyenne seulement dans les pays pauvres fermés
aux échanges internationaux. Plus l'ouverture d'un pays pauvre
au commerce international est libre, plus la richesse de ses habitants
progresse rapidement. Les anciennes colonies de Hongkong ou de Singapour
ont dépassé leur colonisateur, l'Angleterre. La richesse
des pays pauvres ouverts à la mondialisation progresse bien plus
rapidement que celle des pays riches. L'explication de ce phénomène
est simple : les pays pauvres profitent des transferts de technologie
venant des pays riches : leurs habitants copient le savoir-faire des
pays riches, tout en important les machines complexes qu'ils seraient
encore incapables de fabriquer chez eux.
La productivité dans un pays pauvre augmente, ainsi, bien plus
rapidement que celle des pays riches, qui sont en permanence obligés
d'innover, donc de tâtonner, pour progresser.
Malgré toutes les crises, dues en général aux interventions
des États sur les monnaies, la tendance observée depuis
plus de 20 ans demeure.
Laissez faire la mondialisation !
D'autre part toutes les études montrent que la fermeture des
frontières d'un pays, au commerce international, retarde le développement,
donc la progression de la richesse de ce pays. La Corée du Nord,
pays marxiste qui croit encore à l'économie dirigée
et qui ferme ses frontières, est un pays dont le PIB par habitant
ne progresse pas, voire régresse même, et il se situe maintenant
au niveau de la famine. La Corée du Sud, ouverte à la
mondialisation, voit sa richesse rattraper celle des pays développés.
La République démocratique du Zaïre, qui du temps
de l'ère coloniale belge était un des pays les plus riches
du monde, est maintenant d'une effroyable pauvreté. La fermeture
des frontières au commerce international est partout et toujours
un facteur d'appauvrissement.
Il est évident que les pays riches profitent aussi de la mondialisation.
Plus le nombre des entreprises mises en concurrence est important, plus
les prix baissent. De plus, les salaires des pays en développement
sont bien plus bas que les salaires des pays riches. Une chemise fabriquée
à Tunis coûte deux fois moins cher que la même chemise
fabriquée à Troyes. Mais quand les Tunisiens vendent des
chemises aux Français, ils peuvent leur acheter des voitures.
Il semble donc qu'avant de mettre en place une " gouvernance mondiale
" ou des " régulations " qui rendraient plus "
humaine " la mondialisation, il faut bien réfléchir.
Protéger ses aciéries par des droits de douane, ses agriculteurs
par des subventions ou limiter par des taxes les mouvements de capitaux
semble totalement inadapté à la situation actuelle : maintenir
le statu quo, c'est maintenir la pauvreté. Bien entendu, des
lois sévères doivent punir les voleurs de tout poil qui
essayent de profiter de l'internationalisation des échanges.
Finalement, la mondialisation enrichit tout le monde, tout en réduisant
les inégalités. Laissons-la se mettre en place sans l'entraver.