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Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com .....................................................................................................................................................
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Vivendi Universal, France Telecom : deux catastrophes économiques
majeures. L'une concerne un groupe privé, l'autre une entreprise
publique. Mais, leur point commun était d'être dirigées
chacune par un énarque. À l'origine de leurs difficultés,
il y a surtout un endettement colossal. Celui de France Telecom est
environ le double de celui de Vivendi et se monte à 70 milliards
d'euros, soit près du tiers du budget de l'État français.
Quand la conjoncture s'est retournée, elles n'ont pu, ni l'une
ni l'autre, faire face à leurs remboursements d'emprunts. Au
point de se trouver en panne de trésorerie. Bref, la faillite
était en vue. Pour Vivendi, qui dispose d'actifs importants et
de bonne valeur, une politique de vente accélérée
permettra peut-être de sauver l'entreprise en la recentrant sur
ses métiers principaux. Pour France Telecom, l'État va
devoir mettre la main à la poche. De ces deux désastres,
l'un va faire perdre de l'argent aux actionnaires, l'autre aux contribuables.
Dans le premier cas, il s'agit des risques du métier, dans le
second de l'impéritie des hommes de l'État. Pour Vivendi,
les sanctions ont été immédiates. Le PDG, Jean-Marie
Messier, a été évincé, un nouveau dirigeant
a été nommé, il va s'entourer de collaborateurs
différents, mener une autre politique et tenter de regagner la
confiance des marchés. À France Telecom, le PDG, Michel
Bon, est en passe de se voir éjecté. L'État va
nommer un nouveau président qui tentera d'améliorer la
situation de l'entreprise, mais dont les décisions seront soumises
à la volonté du pouvoir politique et ne seront donc pas
fondées sur des considérations économiques. On
peut, dès lors, prévoir sans grand risque d'erreur que
cette crise ne sera pas la dernière et qu'à chacune de
celles qui suivront, nous devrons à nouveau cracher au bassinet.
Si l'on voulait chercher une justification aux privatisations, cet exemple
suffirait à l'administrer de manière irréfutable. Une coterie malfaisante L'énarchie est une véritable calamité nationale.
Non contents de gérer l'État de façon désastreuse,
les hauts fonctionnaires se sont propulsés à la tête
de nos plus belles entreprises où ils ont transporté leur
morgue et leur folie des grandeurs, jointes à une absence totale
du sens des responsabilités. Un énarque, c'est quelqu'un
qui n'est jamais sanctionné, sauf par une promotion destinée
à l'écarter du théâtre de ses exploits et
à lui permettre de sévir ailleurs. Si on en retrouve autant
dans le secteur privé, c'est en raison de leur carnet d'adresses,
censé ouvrir toutes les portes. Oui, mais quelles portes ? Celles
de l'administration et des énarques qui sont devenus politiciens.
C'est donc bien le problème de l'État qu'on retrouve à
l'occasion de tous les drames économiques en France, même
lorsqu'ils frappent des entreprises privées. Et qu'on ne compte
pas trop sur les médias pour stigmatiser ces liens incestueux
et délétères : les plus importants d'entre eux
sont aux mains de groupes industriels qui ont l'État ou les collectivités
territoriales pour principaux clients.
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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