Sommaire

 

 


Sic

Exception
" Richelieu soulignait que la politique n'est pas l'art du possible, mais de rendre possible ce qui est nécessaire. En France, depuis un quart de siècle, la politique cultive l'art de rendre impossible ce qui est indispensable. " (Nicolas Baverez, a propos de Jean-Pierre " fera-rien ")

Économiste
" La croissance est fonction de la redistribution de ses fruits. " (Jean-Pierre Raffarin)
Nous avons donc, à la tête du gouvernement,un grand économiste…

Socialisme
" Le soixante-huitardisme qui prévalait encore dans l'entourage de Jospin est dépassé. Le PS renaîtra sans doute. Mais, à condition de s'enraciner au centre. " (Denis McShane, député travailliste, biographe de François Mitterrand)

Périer
" Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux. Ce n'est même pas une devise, c'est une constatation. " (François Périer, comédien, décédé le 28 juin 2002)

Objectivité
Le général algérien à la retraite Khaled Nezzar, ancien homme fort du régime, avait porté plainte en diffamation, devant le Tribunal correctionnel de Paris, contre un ancien sous-lieutenant algérien, auteur d'un livre intitulé " la sale guerre ", critiquant l'armée d'alger dans sa guerre contre l'islamisme. À l'audience du 1er juillet, le général déclare que le processus électoral a été interrompu en janvier 1992 " pour répondre aux vœux de la majorité de l'opinion publique ". L'avocat de la défense lui lance alors : " comment pouvait-on les connaître ? ". Et le général de répondre : " par des sondages du ministère de l'intérieur !… "

Image
"Une image de fermeté n'est pas forcément négative." (Dominique Perben, Ministre de la Justice, jusqu'à présent réputé " consensuel ")

 

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

.....................................................................................................................................................
Les 4 vérités hebdo est un hebdomadaire papier
et le recevoir ainsi par la poste pendant 1 mois.
.......................................................................................................................................................


Guy Millière

Le Sommet de la Terre qui s'est récemment tenu à Johannesburg a fortement ressemblé au sommet de Rio, tenu voici dix ans. Un mot y a été prononcé de façon récurrente : gaspillage. Et c'est effectivement le mot approprié.
Gaspillage, et même gaspillage obscène, que de faire venir à grands frais des cinq continents des hommes politiques, des journalistes, des activistes plus ou moins gauchistes aux fins que les uns et les autres tiennent des propos inutiles et rédigent des propositions dont on sait à l'avance qu'elles resteront (et c'est heureux) lettre morte.
Gaspillage que d'utiliser autant de papier, d'électricité, d'ondes hertziennes, de communications téléphoniques, de sièges d'avion, pour rien. Gaspillage que de recourir à autant de temps d'antenne sur les radios et les télévisions pour débiter autant d'inepties. Je sais, le gaspillage est frère jumeau du socialisme, et, à Johannesburg comme à Rio, le socialisme a abondé.
Jacques Chirac, président socialiste écolâtre français, a, en digne émule de Noël Mamère, parlé de " crime de l'humanité contre la nature " et, tentant de contourner le mouvement Attac sur sa gauche, proposé un impôt planétaire plus vaste que la taxe Tobin. Un ministre du gouvernement de Tony Blair a fait part, lui, d'un air grave, de sa " préoccupation pour l'avenir de la terre ". Thabo Mbeki, président d'Afrique du Sud avait, dès le premier jour, donné le ton en incriminant le capitalisme et le monde riche. Et on peut croire Thabo Mbeki sur parole en pareil cas : il ne fait aucun doute qu'il déteste le capitalisme et la richesse, lui qui a si largement contribué à détruire le capitalisme dans son pays et à y épandre la misère et la famine. L'un de ses voisins a fait mieux que lui, je sais : Robert Mugabe a désormais à peu près totalement détruit l'agriculture de son pays, le Zimbabwe, et les morts s'y comptent désormais par milliers, comme en Angola, comme en Zambie où les dirigeants préfèrent que le petit peuple meure le ventre vide plutôt que de risquer de manger des OGM…
Rien de tout cela ne se passe très loin de Johannesburg, mais ceux qui sont venus à Johannesburg avaient mieux à faire qu'à se préoccuper de la mort d'Africains qui ne sont pas ministres. Le gaspillage a ses raisons que la raison ignore…
À Rio, on avait parlé, déjà, de " développement durable ", et on avait insisté sur la nécessité de " préserver la biodiversité ", sur les dangers du " réchauffement global ", sur la " pénurie d'eau " qui menace. On avait pris des " décisions ". On avait rituellement mis en accusation les États-Unis. On avait dit qu'il était urgent d'agir. Bien que, contrairement aux prévisions apocalyptiques faites à Rio, la " biodiversité " ne soit pas plus menacée aujourd'hui qu'il y a dix ans, et bien qu'il n'y ait pas davantage d'indications effectives d'un réchauffement global ou d'une pénurie générale d'eau, on a parlé à Johannesburg des mêmes sujets dans les mêmes termes. On a pris des " décisions " du même ordre. On a rituellement mis en accusation les États-Unis. On a dit qu'il était urgent d'agir. Comme il ne fallait pas donner l'impression d'une répétition à l'identique, on a ajouté quelques couplets sur la pauvreté dans le monde et on a dit que celle-ci " doit être vaincue ". Ensuite, les projecteurs se sont éteints, les hôtels de luxe se sont vidés, chacun est rentré chez soi…
Comme nul n'a dit que les seuls réels problèmes de pollution grave se posaient dans des pays sous-développés et longtemps courbés sous le joug du socialisme, tels la Chine, les braves gens du monde occidental continueront à croire qu'ils sont coupables de tous les maux, et les miséreux des contrées pauvres continueront à s'en prendre aux Occidentaux plutôt qu'à leurs crapuleux dirigeants.
Comme nul n'a dit que l'Occident ne se contente pas de consommer des ressources naturelles, mais produit avec ce qu'il consomme bien davantage qu'il n'utilise, on continuera dans les salles de rédaction à rêver d'un monde propre sans usines, sans consommation, sans entrepreneurs, sans création de richesse, sans jamais voir que ce monde idéal ressemblerait s'il se réalisait à un monde plus sombre et plus précaire encore que celui qui existait au temps où la barbarie et le chaos régnaient sur la terre.
Quelques voix scrupuleuses et discordantes se feront entendre ici ou là, ainsi celle de Bjorn Lomborg, universitaire danois et adepte repenti de Greenpeace, qui a publié voici six mois un livre remarquable de rigueur (The Skeptical Environmentalist). Mais on tentera de les faire taire. Les gens de ce genre sont dangereux, c'est vrai : ils rétablissent les faits. Et si on rétablit les faits que deviendront les futurs Sommets ? Que deviendront les pseudo-scientifiques qui vivent de l'alarmisme débile et criminel qu'ils disséminent ? Il est urgent de faire taire les empêcheurs de gaspiller en rond !

......................................................

Lu pour vous
Fausse noblesse

Pierre-Marie Dioudonnat, 57 ans, éditeur indépendant et chercheur en sciences politiques est, sans conteste, le meilleur spécialiste français de l'onomastique nobiliaire. Depuis 30 ans, il s'intéresse, en particulier, à la fausse noblesse sur laquelle il a publié un ouvrage déjà quatre fois réédité " Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence ".
Cette fois-ci, avec cet annuaire " le simili-nobiliaire française ", il s'efforce de procéder à un recensement exhaustif (!) des familles et des personnes, qui, depuis le début du 20ème siècle, portent ou ont porté en France, un nom à particule, ou un titre de noblesse, ou ont entrepris des démarches pour y être autorisés, mais en exceptant de son répertoire :
1) les familles de la noblesse française subsistantes telles que recensées depuis 1932 par l'Association d'entraide de la Noblesse Française (ANF) ;
2) celle des familles de la noblesse pontificale, que la Réunion de la Noblesse Pontificale (RNP) tente d'organiser depuis 1983 ;
3) les familles issues des noblesses étrangères devenues françaises depuis le 19ème siècle.

Pierre-Marie Dioudonnat
Le simili-nobiliaire
Français
SEDOPOLS
2002

542 pages - 84 e
jusqu'au 30 septembre.
96 e à partir du 1er octobre 2002
Sedopols - 38, rue d'Enghien - 75010 Paris -

Tél. : 01 45 23 56 19

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com