Vieux jours
Le problème des retraites est devenu la première préoccupation
des Français, selon un sondage réalisé en juillet
par le CSA : 50 % des personnes interrogées placent cette question
en tête, devant l'insécurité (44 %), la santé
(37 %) et l'emploi (32 %).
Visite
La visite médicale, chez un médecin généraliste,
dure, en France, en moyenne un peu plus de 14 minutes. C'est encore moins
en Grande-Bretagne ou en Allemagne…
France Telecom
Avec ses 70 milliards d'euros de dettes, France Telecom serait l'entreprise
la plus endettée du monde…
Encore un record à la gloire de nos technocrates !
Jeunes
25 % des accidents mortels avec alcoolémie sont causés,
par des conducteurs de moins de 24 ans.
Poissons
Depuis cinquante ans, le volume de poissons péchés dans
le monde, qui approche les cent millions de tonnes, a été
multiplié par cinq.
Bourse
Il y a, en France, 15,76 millions de comptes de valeurs mobilières.
La moitié sont des titres d'OPCVM, un tiers des actions et le reste
des obligations. Fin 2001, la valeur moyenne d'un portefeuille était
de 19 300 euros.
Corruption
Comme chaque année, " Transparency International " a
publié, le mois dernier, son classement mondial de la corruption.
Les pays les plus vertueux sont, dans l'ordre, les pays scandinaves, la
Nouvelle Zélande, Singapour et le Canada. La France est au 25e
rang, après la Grande Bretagne (10e), les États-Unis (16e),
et l'Allemagne (18e). Le Bangladesh est bon dernier devant le Nigeria,
le Paraguay et Madagascar.
Selon certains idéologues, nous aurions " le système
de santé le meilleur du monde ". Dans le journal "
Le Monde " du 14 septembre, plusieurs grands médecins français
contredisent totalement ce mythe. L'état de délabrement
de la médecine française qu'ils décrivent est consternant.
Il commence à se rapprocher de ce qu'était la médecine
en URSS, au bon vieux temps du communisme.
Nos jeunes fuient les études médicales très longues,
débouchant sur des métiers astreignants, lourds de responsabilité
et finalement mal payés.
Les étudiants en médecine fuient les spécialités
les plus contraignantes, telles que la chirurgie ou l'obstétrique
: des stagiaires étrangers, moins qualifiés, assurent
maintenant les soins dans les hôpitaux publics. La mortalité
infantile, bon test de l'efficacité des obstétriciens,
baissait régulièrement depuis des décennies : elle
remonte maintenant.
Nos laboratoires sortent de moins en moins de médicaments : nos
entreprises et nos chercheurs préfèrent des cieux étrangers
pour exercer leurs métiers.
Alors que, depuis 50 ans, toute une partie de la médecine est
devenue un bien de consommation courante, la " Sécu "
continue à tout rembourser comme auparavant : on va voir son
médecin non pas uniquement quand on est malade, mais quand on
ne se sent pas bien dans sa peau ou quand on a peur d'être malade.
On demande, voire on exige, son médicament préféré,
même si tout laisse à penser qu'il n'est pas efficace.
La Sécurité Sociale avait essayé de ne plus rembourser
832 médicaments à l'efficacité douteuse : elle
y a renoncé devant une levée de boucliers des " consommateurs
". On exige aussi tous les examens possibles pour être tranquillisé.
Celui qui prend le risque d'avoir un rapport sans préservatif
avec un partenaire inconnu, exige ensuite des médecins toute
une batterie d'examens et même un traitement préventif
: coût 1 500 euros environ. La " Sécu " paye.
Les Français paieront !
Alors que, depuis 50 ans, la population française a quitté
les campagnes pour s'installer dans les grandes villes, les hôpitaux
publics n'ont pratiquement pas évolué : On a deux fois trop
de lits chirurgicaux en province et la " Sécu " paye.
Mais, il n'y en a pas assez dans certaines grandes villes et la "
Sécu " n'a plus assez d'argent pour y faire face. Ici, on
risque de tomber sur une équipe chirurgicale devenue incompétente,
faute d'entraînement. Là, on risque de tomber sur une équipe
chirurgicale devenue incompétente, car surmenée, avec en
prime un accueil fort peu " hospitalier ". Le coût moyen
d'une appendicite ou d'un accouchement est deux fois plus élevé
dans un hôpital public non soumis à la concurrence que dans
un établissement privé. La " Sécu " paye.
La Sécurité Sociale est un immense monopole d'État,
géré comme tous les monopoles d'État, c'est-à-dire
mal. Les services qu'elle nous offre, n'étant pas soumis à
la concurrence, sont plus coûteux, tout en étant plus médiocres.
Et nous sommes contraints par la loi de donner notre argent à la
Sécurité Sociale. On nous a ainsi retiré tout choix
possible.
Notre système de santé, sclérosé, ne peut
évoluer que vers encore plus de médiocrité. Il faut
le modifier de toute urgence.
Il faut d'abord mettre en concurrence la Sécurité Sociale
avec d'autres assurances, en permettant aux Français de choisir.
Il faut ensuite mettre les hôpitaux publics en concurrence et leur
appliquer un régime identique à celui des établissements
privés.
Il faut enfin rendre les Français financièrement responsables
de leur " petit risque " médical. Libre à eux
d'utiliser des médicaments à l'efficacité douteuse
ou d'exiger des examens coûteux. Ils paieront.
Notre système de santé a besoin aujourd'hui de chirurgie
: ce ne peut être que douloureux.