Divers Faits
DÉrive
On a trouvé, en Chine, un fragment rocheux, d'origine océanique,
qui aurait 2,5 milliards d'années. Ce qui remet en cause les datations,
jusqu'à présent admises, concernant la dérive des
continents…
Civilisation
La civilisation urbaine réputée être apparue en Mésopotamie
(l'Irak actuel) 3 200 ans avant J.-C, pourrait être plus ancienne
: on a retrouvé, en Inde, au large du Gujurat (nord de Bombay),
une ville dont les vestiges datent de 5500-7500 ans avant J.-C…
Amérique
La domination des États-Unis ne fait que commencer : alors que
la population européenne va stagner, celle des États-Unis
va doubler d'ici cinquante ans, sous l'effet d'un taux de remplacement
positif (2,1 enfants par femme) et d'un solde migratoire d'un million
de personnes par an.
Pour compenser son déficit des naissances, l'Europe devrait "
importer " deux millions d'étrangers par an…
Secret
L'Union européenne veut tout savoir sur les comptes détenus
par ses citoyens en Suisse. Les autorités de ce pays refusent de
lever le secret bancaire. Le commissaire européen à la fiscalité
présentera, le mois prochain, des propositions de représailles…
PCC
Jiang Zemin, secrétaire général du Parti communiste
chinois, envisage de faire entrer des patrons d'entreprises privées
au Comité central.
Audit
Laurent Fabius propose que la Cour des comptes fasse un audit des finances
publiques, six mois avant chaque élection législative générale.
Immigration
Le ministre hollandais de l'immigration (droite populiste) propose de
limiter le droit d'asile aux ressortissants européen.
Vingt-deux morts dans le Midi à la suite des
inondations provoquées par le déluge qui s'est abattu
sur la région. Fatalité ? Non, bien sûr. On a laissé
construire des habitations dans des zones inondables, on a bétonné
et goudronné à tort et à travers, on a arasé
les haies et les talus, on n'a pas vérifié la solidité
des barrages censés protéger les agglomérations,
bref on a fait tout ce qu'il fallait pour que la survenue de pluies
torrentielles, événement peu fréquent mais pas
si rare, tourne au désastre.
De telles catastrophes, ayant fait heureusement moins de victimes, sont
à maintes reprises arrivées en France au cours des récentes
années dans diverses régions. Partout, on a retrouvé
des causes identiques. Qu'a-t-on fait pour les prévenir ? Rien.
Une fois prodiguées les paroles de réconfort pour les
sinistrés et décrété l'état de catastrophe
naturelle, les responsables ont oublié d'agir, comme si leur
devoir ne consistait qu'à délivrer un peu de compassion
et d'aide matérielle. Mais, l'intervention des assureurs ne remplace
ni les vies perdues, ni la valeur affective des biens détruits,
pas plus qu'elle n'efface des mémoires le traumatisme provoqué
par le sinistre. Et ce que l'on attend de ceux qui ont revendiqué
de leurs concitoyens l'honneur de les représenter - et les nombreux
avantages qui s'attachent à ces fonctions -, c'est de faire preuve
de prévoyance et de sérieux. Le moins qu'on puisse dire
est qu'ils ne méritent pas d'en être crédités.
Les autorités locales sont, sans doute, moins à blâmer
que l'État. Elles délivrent certes les permis de construire
depuis les lois de décentralisation, mais rien ne peut se faire
vraiment sans que les services départementaux de l'État
soient informés et éventuellement sollicités. Et
cet État, si prompt à traquer l'honnête citoyen,
ne trouve même pas le moyen de le protéger contre des périls
qui n'ont, répétons-le, rien d'imprévisible. Il
gaspille, sans l'ombre d'un repentir, les vies humaines et l'argent
du contribuable, attente au désir profond d'une majorité
de Français de travailler, consommer et épargner en les
accablant de taxes, de charges et de réglementations, impose
à tous sa lourdeur, son coût exorbitant et son inhumanité.
Il gâche la vie des citoyens de notre pays, quand il ne la leur
fait pas perdre.
Le mépris s'installe
Avez-vous vu pour autant les hommes de l'État faire repentance
? Non. La repentance, c'est bon pour un passé déjà
ancien, ou dont les témoins ont pour la plupart disparu. Cela évite
d'avoir à leur rendre des comptes. Pour les vivants et les morts
récents, c'est l'arrogance, l'indifférence, la cruauté
de l'abandon. Quel sentiment peut-on éprouver pour de tels comportements,
sinon le mépris ?
Le mépris du peuple envers les gouvernants est le plus grand danger
qui les guette. C'est lui qui fait tomber les régimes, bien plus
que les désaccords politiques ou les conflits d'intérêts.
Il est devenu, en France, au fil des années et des scandales, le
sentiment dominant envers les politiciens. Quel est celui d'entre eux,
d'ailleurs, qui, recalé par le suffrage universel, a repris son
ancien métier ? Presque tous tentent - avec succès, car
on n'est pas chien les uns envers les autres dans la confrérie
- de se recaser dans des fonctions rémunérées par
l'argent du contribuable, bien plus faciles à obtenir quand on
a les appuis adéquats que celui d'éventuels clients, toujours
plus regardants sur le service rendu.
Combien de temps cela durera-t-il encore ? Jusqu'à quand l'État
et ses politiciens abuseront-ils de notre patience ? À cette grave
question, beaucoup répondent, désabusés, que les
Français sont des veaux et qu'ils ne réagiront pas. Il est
difficile de leur donner tort sur le constat. Mais, on peut ne pas les
suivre dans la prévision.
Pour qu'un peuple se révolte, il faut une conjonction de facteurs,
exactement comme pour que survienne un accident. Quand tous ceux-ci ne
sont pas réunis, il ne se passe rien et l'on se dit que cela continuera
toujours ainsi, même si l'on continue de se conduire imprudemment.
Personne n'oserait prétendre qu'il ne se produit jamais d'accident
dans la vie. Or, beaucoup de gens sensés et intelligents affirment
que rien, en France, ne bougera dans la politique. Comme si la vie et
la politique étaient deux choses distinctes. Certes, si l'on suivait
le vœu des politiciens, tel serait le cas. Ils sont déjà
si éloignés des préoccupations quotidiennes de leurs
électeurs qu'il ne faudrait pas les forcer beaucoup pour les faire
chasser complètement ces derniers de leur vue, comme ce personnage
de film qui croyait pouvoir faire disparaître un groupe d'agresseurs
d'une seule pression sur sa télécommande. Il se trouve que
ce personnage vivait depuis longtemps hors du monde, qu'il ne connaissait
que par sa télévision, exactement comme nos gouvernants,
qui ne savent de la vie des Français que ce qu'ils en voient sur
le petit écran.
Dans une situation instable, comme l'est celle de la société
française, les risques d'accident politique sont plus qu'importants.
De lourds nuages s'accumulent à l'horizon. Orages ? Vous avez dit
orages ?