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Mosquées
Les grandes mosquées de Paris et de Lyon, la Fédération
nationale des musulmans de France (FNMF) et la Ligue islamique mondiale
avaient assigné, mardi dernier, l'écrivain Michel Houellebecq,
devant le Tribunal correctionnel de Paris, pour des propos tenus au cours
d'un entretien avec le magazine " Lire ", peu après la
sortie de son livre " Plateforme ", en septembre 2001. "
La religion la plus con, c'est quand même l'islam ", avait-il
estimé. " Effondré " par la lecture du Coran,
il qualifiait l'islam de " religion dangereuse, et ce, depuis son
apparition. "
Islamisme
" Laissez-moi vous dire franchement les choses : on n'arrivera à
rien tant que l'Arabie saoudite ne sera pas occupée par les forces
occidentales… L'Arabie saoudite n'a rien semé, sinon ce que son
argent corrupteur lui permet. " (V. S. Naipaul, prix Nobel de littérature
2001)
Irak
" Si l'Irak est attaqué, cela signifie que le monde islamique
tout entier est menacé. " (Mouammar Kadhafi)
Déficit
" Les mesures nouvelles du budget de l'État, pour 2003, s'inscriront
dans les limites permises par le déficit budgétaire. "
(François Fillon)
Services
" L'augmentation quantitative des dépenses de l'État
ne s'est accompagnée d'aucune amélioration de la qualité
des services rendus à nos concitoyens. " (Philippe Marini,
rapporteur général de la Commission des finances du Sénat)
Courage
" Nos gouvernants, depuis longtemps, ne procèdent plus aux
réformes nécessaires : par crainte de voir se dresser, contre
eux, une partie de la société. " (Claude Bébéar,
ex-Président d'Axa)
35 heures
" On a voulu faire le bonheur des gens malgré eux et, ensuite,
ils nous en ont voulu. " (Bernard Kouchner)
Voici deux semaines, l'hebdomadaire anglais "
The Economist " a publié un article fort
intéressant sur les évolutions démographiques comparées
de l'Europe et des États-Unis. Il en ressortait que, à
moins de mutation brusque et inattendue, l'écart qui a déjà
commencé à se creuser allait se transformer en fossé.
Les chiffres sont clairs. Dans quatre décennies tout au plus,
l'Europe sera devenue un continent où la moyenne d'âge
frôlera les cinquante ans et où les moins de trente ans
seront composés, à plus de cinquante pour cent, de gens
venus du monde musulman. Les États-Unis seront un pays beaucoup
plus jeune et, si la population hispanique y représentera une
part de la population plus importante qu'aujourd'hui, ils seront encore
un pays où l'islam restera très minoritaire. Personne
à ma connaissance n'a commenté cet article en France,
et personne n'en a même repris les données. Aveuglement
volontaire ? Consentement au pire ? Un peu des deux, je pense, mais
aussi autre chose. Quelque chose de beaucoup plus grave. Un mélange
de renoncement à être et de fatuité.
Ce mélange s'est particulièrement fait sentir lors de
l'anniversaire de la tragédie du onze septembre. Aux États-Unis,
tous les commentateurs ont insisté sur le fait que s'était
ouvert, ce jour effroyable, une nouvelle page de l'histoire du monde,
et que nous étions désormais dans un combat qu'on pourrait
résumer en une formule : la civilisation et ses ennemis. En Europe,
on a insisté sur la tristesse et on a délaissé
l'histoire aussi bien que l'idée même de combat. Les journalistes
français, comme d'habitude, se sont surpassés et ont parlé
d'un air suffisant de la fin du mythe de l'invulnérabilité
américaine et de l'hyperpuissance à genoux. Quelle lucidité
! Lorsqu'il a été question de l'Afghanistan, ce fut pour
parler d'enlisement de l'US Army. Quand George Bush a commencé
à évoquer l'Irak, la voix européenne a été
unanime (à l'exception de Tony Blair) et a clamé qu'il
ne fallait rien faire et laisser les choses entre les mains de l'Organisation
des Nations Unies où on pourrait espérer qu'elles s'enliseraient.
Bush fut traité de shérif et d'irresponsable. Il fut accusé
de vouloir régler avec Saddam Hussein un " compte familial
". Quelle intelligence ! Quelle obstination aussi à ne pas
regarder la réalité en face.
La réalité est que le onze septembre 2001 le terrorisme
a changé de nature et est devenu hyperterrorisme. La réalité
est que l'islamisme radical devient un danger de plus en plus présent
et constitue la plus grave menace à laquelle l'Occident et ses
alliés aient été confrontés depuis la chute
de l'Union Soviétique. La réalité est que la menace
est plus grave encore que la menace soviétique parce que d'une
autre nature, plus sournoise, plus disséminée, plus protéiforme,
plus nihiliste.
Les États-Unis prennent la menace au sérieux et l'affrontent
avec courage et dignité. On y sait encore ce que sont le bien
et le mal. On ne fuit pas. Les politiciens européens préfèrent
se dire qu'il n'y a pas vraiment de menace, songent que s'ils baissent
les yeux devant des gens ignobles et dangereux, ils seront épargnés,
et s'obstinent à rêver à un monde où tout
le monde serait gentil, signerait des traités et les respecterait.
Le peuple américain est un peuple jeune, vigoureux, sûr
de lui et qui, parce qu'il a confiance en l'avenir, sait tirer les leçons
du passé. Face au mal, les Américains le savent, l'apaisement
ne marche pas, et ne fait que préparer le pire.
Les peuples européens, avant même que d'être vieux
physiquement, sont vieux dans leur tête, ne savent plus ce qu'ils
sont, vivent dans le présent par crainte du futur et ne se souviennent
pas du passé. Ce sont des Européens qui ont essayé
l'apaisement face à Hitler. On les a appelés, depuis,
munichois. Parmi eux, il y avait de doctes penseurs prêts à
vous expliquer que le nazisme n'était pas obligatoirement une
horreur, que monsieur Adolf était un homme de parole... Ce sont,
quelques années plus tard, des Américains qui ont payé
de leur vie le prix de l'aveuglement européen et qui ont libéré
l'Europe des maux qu'elle s'était créée à
elle-même.
Ce sont des Européens qui reprennent aujourd'hui les vieilles
recettes munichoises. Parmi eux, il y a, à nouveau, de doctes
penseurs pour vous dire qu'il ne faut pas risquer le soulèvement
de la mythique " rue arabe ", que Saddam Hussein n'est pas
dangereux et qu'il n'y a pas de " preuves " contre lui…
On peut raisonnablement penser que les États-Unis, cette fois,
ne voudront pas payer le prix de l'aveuglement européen. George
Bush a été clair. D'autres qu'eux peuvent agir aux côtés
de l'Amérique, mais si personne ne bouge, l'Amérique agira
néanmoins. Les Américains le savent, les Européens
maugréeront, s'indigneront, mépriseront et, une fois le
danger passé, pousseront un grand soupir de soulagement. En agissant,
les États-Unis n'éviteront pas à l'Europe l'affaissement
qui plane sur elle, mais ils lui offriront un sursis.