Turquie
Grand favori des prochaines élections législatives turques
du 3 novembre, l'AKP, Parti (islamiste) de la justice et du développement,
vient de voir ses principaux animateurs écartés de la compétition
par le " Haut bureau électoral ". Il y a quand même
des limites à la " démocratie " !…
Seguin
Philippe Seguin, retourné à la Cour des comptes ("
Les 4 Vérités hebdo " du 14 septembre), va en être
détaché pour devenir délégué général
du gouvernement français au Bureau international du travail (BIT)
à Genève.
Dopage
Les dopants génétiques vont faire leur apparition sur la
liste des produits répertoriés par l'Agence mondiale antidopage
(AMA), en vigueur à partir du 1er janvier prochain.
Homos
Le projet de délibération portant subvention de 100 000
euros, pour commencer, à la vieille marotte de Bertrand Delanoé
de créer à Paris un " Centre d'archives et de documentation
homosexuelles " a fait l'unanimité des 163 conseillers.
Mayotte
Brigitte Gigardin, Ministre de l'Outre-Mer, en visite à Mayotte,
a annoncé qu'à l'occasion d'une prochaine révision
constitutionnelle, le caractère de département français
de cet archipel serait inscrit dans la loi fondamentale de la république.
À noter : 97 % des 165 000 Mahorais sont musulmans. Le bénéfice
des allocations familiales est limité à trois enfants par
femme…
Produits laitiers
Pour les produits laitiers (beurre, fromage, poudre de lait), jusqu'à
présent, l'Europe était le premier exportateur mondial.
Elle vient d'être dépassée par l'Océanie (Australie,
Nouvelle-Zélande) qui exporte désormais deux à trois
fois plus de beurre. Le vieux continent demeure le spécialiste
des fromages.
Quelques jours avant que, pendant deux heures d'horloge, M. Raffarin
s'exprime à la télévision pour ne rien dire, sinon
pour faire l'éloge de ses qualités personnelles, paraissait,
dans le mensuel " Enjeux Les Échos ", un article intitulé
" Peut-on encore réussir en France ? ". Il était
assorti d'un sondage dont le premier ministre aurait dû prendre
connaissance avant sa calamiteuse prestation.
Réalisé par BVA auprès d'un échantillon représentatif
de la population nationale de 18 ans et plus, ce sondage nous indique
que, pour les Français, c'est la famille, le goût du travail
et le caractère qui les ont le plus aidés pour réussir.
L'institution qui leur a apporté le moins à cet égard
est… l'État, qui recueille un score voisin de zéro dans
le palmarès. Et pour que chacun ait les mêmes chances de
réussir, les Français pensent qu'il faut avant tout développer
la formation continue, tandis que ni la limitation des différences
de niveau entre les établissements scolaires, ni la réduction
des différences entre hommes et femmes, ni la lutte contre les
préjugés raciaux et encore moins l'augmentation des impôts
sur le revenu et l'héritage ne trouvent grâce à leurs
yeux.
Cela signifie que les Français sont radicalement opposés
à la politique qui a été suivie depuis près
de trois décennies dans notre pays et que M. Raffarin se propose
de maintenir dans ses grandes lignes en n'y apportant que des modifications
de détail. La coïncidence de cette étude d'opinion
et des déclarations du premier ministre illustre de façon
accablante le divorce entre les politiciens et ceux qu'ils prétendent
représenter. On pourrait toutefois s'étonner, dans ces conditions,
que les électeurs continuent à leur faire confiance, mais
cela ne tient nullement à un véritable choix de leur part.
Ceux qui acceptent encore de se déranger pour se rendre aux urnes
ne se prononcent que par défaut. Entre les candidats en présence
et ayant une chance de l'emporter, ils choisissent non pas le meilleur,
mais " le moins pire ".
Cela tient au monopole de représentation que se sont attribués
les partis dominants au moyen du financement public de la vie politique
et du strict contrôle des médias. Aucun parti nouveau ne
peut émerger, aucune critique de fond de la politique suivie ne
peut avoir d'écho. Si ce n'est pas une dictature, cela y ressemble
furieusement.
Surtout,
ne toucher à rien
Certains démocrates s'imaginent que les politiciens ainsi élus
ont des problèmes de conscience et qu'ils finiront par faire amende
honorable en laissant une véritable opposition naître et
s'exprimer. Ils se trompent complètement. Ces politiciens illégitimes,
sinon illégaux, n'éprouvent pas l'ombre d'un remords. Au
contraire, ils se frottent les mains d'avoir réussi leur coup et
ne craignent qu'une chose : que l'éventail électoral s'ouvre
plus largement et qu'une concurrence apparaisse.
Le monopole, c'est toujours l'arme des incapables, en économie
comme en politique. Les deux vont d'ailleurs de pair et la France offre
la plus belle illustration de ce principe. Et, plus encore que le monopole,
qui peut parfois être temporaire et ne tenir qu'à l'excellence
d'un groupe ou d'une structure, c'est la fermeture du marché qui
est à condamner. Elle s'accompagne inévitablement d'une
régression du secteur concerné. Car, en supprimant les signaux
émanant du public, on se prive des indications indispensables pour
que les produits, quels qu'ils soient, répondent à sa véritable
attente.
En politique, les seuls signaux que les élus monopolistiques supportent
d'entendre sont ceux qui émanent de brigades d'acclamation rémunérées
et de la presse aux ordres. Il n'est que de voir leur sensibilité
à la moindre critique interne. Les colonnes des journaux sont pleines
de leurs cris indignés face à une telle agression.
Mais où sont les empoignades d'antan ?
Coupé du pays, le gouvernement, comme ses prédécesseurs,
ne peut qu'échouer. Toutes les raffarinades du monde n'y changeront
rien. M. Chirac sera contraint de changer de premier ministre bien avant
la date prévue. Il en nommera un autre qui fera exactement la même
politique, c'est-à-dire pas de politique du tout, puisque le seul
objectif de la fausse droite est de ne toucher à rien afin de ne
pas ébranler le socialisme.
Pour faire des réformes, il faut les vouloir. Contrairement à
ce que
pensent beaucoup d'analystes
politiques, les programmes électoraux ont une importance capitale.
S'ils consistent en de vagues généralités, on peut
être certain que rien ne se fera. Seuls les engagements concrets
et chiffrés sont à prendre en considération. C'est
d'ailleurs ce
que l'on exprime au café du commerce, c'est-à-dire partout,
quand on évoque les promesses des candidats en mimant un air de
violon, ce qui, soit dit en passant, est faire injure aux musiciens.
La France est malade de ses
politiciens. Il n'y en pas un pour racheter l'autre. Les vieux singes
ne sont pas plus tôt remplacés par de plus jeunes que reprend
le festival de grimaces. Il est grand temps
de décréter la fermeture du zoo !