Nouveaux juges
Les nouveaux juges de proximité, instaurés par la nouvelle
" loi Perben ", pour la plupart d'anciens magistrats, qui devraient
être au nombre de 3000, seront rémunérés sur
la base d'un salaire brut
" de l'ordre de 12 000 F par mois " en équivalent plein
temps.
Corse
Il y aurait entre 70 et 80 détenus corses ayant fait l'objet de
condamnations définitives pour des actes de terrorisme ou de droit
commun (en Corse). Ce sont eux qui sont concernés par la construction
(d'ici quatre à cinq ans au minimum…) d'un nouveau centre de détention,
permettant le rapprochement des détenus et leurs familles.
Suicides
En Suisse, " l'aide au suicide " est admise par l'article 115
du code pénal. Sur les trois associations existantes, une, "
Dignitas ", à
Zurich, accepte les sociétaires étrangers. Sur ses 1875
membres, la moitié sont Allemands. Sur les
50 " accompagnements " effectué en 2001, 39 concernaient
des étrangers…
Faux papiers
Le trafic de faux papiers reste très actif en France. Il porte
aussi bien sur les passeports, les cartes nationales d'identité
que les permis de conduire ou, les cartes vitales. Ce sont soit des documents
volés et falsifiés, soit des imitations. Un de ces documents
vaut, sous le manteau, entre 220 et 620 euros.
Régularisation
L'Italie mène une nouvelle opération de régularisation
des travailleurs
clandestins présents sur son sol. C'est la cinquième. L'évaluation
du nombre des personnes concernées varie de 450 000 à 800
000. Il pourrait y avoir plus de 200 000 régularisations. Ce serait
la plus importante opération de cette nature jamais réalisée
dans la péninsule.
Selon les écologistes, la réduction de la biodiversité
serait, avec l'épuisement des réserves naturelles et la
pollution, l'évolution inéluctable qui mènerait
la société industrielle à la catastrophe.
La vie a toujours évolué sur terre et peu d'espèces
vivant il y a quelques millions d'années sont encore présentes
aujourd'hui : le cślacanthe est une exception. L'étude des fossiles
nous apprend que plusieurs catastrophes naturelles ont brutalement réduit
la biodiversité, mais chaque fois, la vie est repartie de plus
belle, s'organisant autour de la captation de l'énergie, créant
un nouveau milieu écologique : l'herbe capte l'énergie
du soleil, le mouton mange l'herbe, et le loup mange le mouton.
Quand, il y a quelques millénaires seulement, de ceuilleur chasseur,
l'homme est devenu cultivateur et éleveur, il s'est alors opposé
à la biodiversité naturelle : il a désherbé
son champ de blé et il a tué les loups. Il a aussi sélectionné
les blés donnant les plus beaux épis et les vaches donnant
le plus de lait. Il a ainsi lentement défavorisé les êtres
vivants dont les performances étaient pour lui les plus médiocres.
Au début de la société industrielle, l'homme n'avait
pas réalisé qu'avec les moyens dont il disposait, il était
capable de détruire une espèce vivante : il a ainsi éliminé
le loup de France et le bison d'Amérique. Il a détruit
bien des poissons de nos rivières en y déversant des produits
toxiques ou en y effectuant des travaux. Il a dangereusement réduit
le nombre de cerfs, de chevreuils en France, d' éléphants
en Afrique et de baleines dans les océans. Mais au fil des ans,
il a pris conscience de ces évolutions dangereuses du biotope.
Il a mis, ou il met en place, des parades. Des parcs naturels ont été
créés pour les bisons en Amérique, pour les éléphants
en Afrique et pour les chamois en Vanoise. On fait des élevages
de thons ou de saumons, et les saumons ont recommencé à
remonter le cours de nos rivières. En 1968, les chasseurs français
ont pris des mesures pour arrêter la mort programmée du
gros gibier. Trente ans plus tard, la progression des troupeaux de chevreuils,
de cerfs ou de sangliers est telle que ces animaux représentent
actuellement un véritable danger pour les arbres des forêts
ou pour les cultures des agriculteurs.
Dans la société industrielle avancée, l'homme connaît
de mieux en mieux les mécanismes de la vie et il dispose de moyens
d'intervention de plus en plus puissants sur les êtres vivants.
Il essaye toujours de détruire les mauvaises herbes en utilisant
des herbicides efficaces. Il essaye aussi de détruire les microbes
en utilisant des antibiotiques de plus en plus nombreux. Mais la vie
étant ce qu'elle est, de nouvelles mauvaises herbes et de nouveaux
microbes apparaissent, résistants à l'action de l'homme.
Le biotope évolue et une nouvelle biodiversité s'installe.
Puis, avec les avancées spectaculaires de la biologie dans la
connaissance du génome et des chromosomes, une nouvelle et fantastique
étape est franchie dans la maîtrise de la biodiversité.
Avec une toute petite modification du génome, on est capable
de créer une nouvelle espèce ou une nouvelle sous-espèce.
Alors qu'autrefois, des centaines d'années étaient nécessaires
pour découvrir une nouvelle variété, un blé
plus lourd d'épis ou une vache produisant plus de lait, l'homme
est aujourd'hui capable de créer une espèce vivante dotée
de propriétés bien particulières. On peut modifier
les chromosomes du maïs ou du riz presque " à la commande
" et obtenir ainsi un maïs résistant à ses maladies
ou un riz capable de supporter la sécheresse.
On peut aussi créer une bactérie fabriquant l'insuline
nécessaire au traitement du diabète ou une brebis produisant
du lait dans lequel se trouve de la protéine C, molécule
nécessaire au traitement des hémophiles.
Aujourd'hui, l'intelligence et l'imagination des hommes nous offrent
une immense biodiversité. Certaines nouvelles espèces
pourront être dangereuses : on les éliminera après
expérimentation. Mais on utilise toutes les autres, pour nourrir
ceux qui ont faim ou pour donner un système immunitaire efficace
à ceux qui n'en ont pas.