Radicaux
Désespérant de pouvoir constituer un groupe avec les écologistes
et autres députés actuellement non-inscrits (au nombre de
21), les élus du PRG à
l'Assemblée nationale vont s'apparenter au groupe socialiste (déjà
140).
Chirac
Jacques Chirac n'a jamais exclu formellement de se représenter
en 2007. Il aura alors 74 ans. Et la Constitution ne le lui interdit pas.
" S'il est en bonne forme, il n'y a aucune raison qu'il n'y aille
pas ", a déclaré Charles Pasqua…
Délocalisation
Entre la France et la Roumanie l'échelle des coûts, à
égalité de qualification de la main-d'oeuvre, est de 1 à
6. Elle est de 1 à 8 entre la France et la Chine. Ce sont les données
qui s 'imposent par exemple aux sous-traitants de l'électronique
et de la téléphonie mobile.
Armée rouge
Une centaine d'officiers généraux allemands n'ont pas hésité
à signer une pétition de soutien au candidat Schröder,
très populaire dans les armées pour avoir engager des soldats
allemands sur des théâtres d'opérations extérieurs.
Aujourd'hui la Bundeswehr est appelée " die rote armee ",
" l'armée rouge "…
Adoptions
La France est le deuxième pays au monde après les Etats-Unis
pour l'accueil d'enfants de pays étrangers. L'adoption internationale
qui concernait moins de 1 000 enfants en 1980, représentait 3 592
cas en 1999. Et, avant leurs suspensions, les adoptions en provenant du
Vietnam représentaient plus du tiers du total.
Partis
Dans leur immense majorité (73 %), les Français (sondage
CSA-Le Parisien du 2 septembre 2002) sont favorables à la présence
de tous les partis politiques à l'Assemblée Nationale, y
compris les plus petits. Les dirigeants de l'UMP d'Alain Juppé
apprécieront...
Si quelques innocents croyaient encore que le gouvernement Raffarin allait
ramener le secteur public à des dimensions normales et son appétit
à une certaine frugalité, ils viennent d'être triplement
et carrément détrompés. Tout d'abord, ce fut l'annonce
de " réductions d'effectifs " de la fonction publique
proches de zéro. Puis, on eut la réponse faite aux gréviculteurs
des entreprises publiques que leur message, délivré sur
le pavé de la capitale et visant au refus de toute privatisation
ainsi qu'au maintien de leurs privilèges, avait été
" reçu cinq sur cinq " par le gouvernement. Enfin, on
vient d'apprendre que les retraités du secteur privé allaient
être mis à contribution de 830 millions d'euros (5,4 milliards
de francs) pour alléger les charges des régimes de retraite
des fonctionnaires de l'État, des collectivités locales
et des hôpitaux.
Devant une telle accumulation de gifles lancées au visage de ceux
qui avaient cru que la réélection de Chirac et la nomination
de Raffarin ouvraient une nouvelle ère de la politique française
et annonçaient la décrue de l'emprise publique sur les activités
privées, le réveil est brutal. Bien entendu, ceux que les
fausses promesses et les ridicules coups de clairon du nouveau gouvernement
n'avaient pas dupés peuvent aujourd'hui se prévaloir de
la justesse de leurs analyses, mais on aurait grand tort de se contenter
d'avoir eu raison. Le seul véritable problème posé
aux Français de droite peut se résumer dans la formule rendue
célèbre par Ionesco : " Comment s'en débarrasser
? ".
Oui, comment se débarrasser de ce secteur public pléthorique,
au point d'être deux fois plus gros et ruineux que dans les pays
comparables et comment se débarrasser des politiciens qui ont partie
liée avec ce monstre ou qui préfèrent ne pas l'affronter
pour conserver ce qu'ils croient avoir de pouvoir ? La réponse
à cette question passe par une recomposition politique complète
de la droite. Ceux qui la représentent aujourd'hui à l'Élysée,
au gouvernement et au Parlement ne partagent en rien le sort ni les idées
de leurs électeurs. Il s'agit d'une caste coupée du peuple
et désireuse de le rester. Ceux qui viennent seulement d'apprendre
les règles du jeu parce qu'ils sont de nouveaux élus ont
eu vite fait de s'y plier. Comptons sur leur totale fidélité
à leurs maîtres, qui ne sont pas leurs électeurs mais
les chefs de partis détenteurs des investitures garantes de réélection.
De l'avantage
d'un désastre
La droite n'a cessé d'être trahie par ses élus depuis
près d'un tiers de siècle et n'en a pourtant jamais tiré
la leçon. Tout au plus certains se sont-ils détournés
des urnes avec dégoût ou ont-ils émis, en guise de
protestation, des votes pour une formation dont ils ne partageaient pas
les options et en laquelle ils n'avaient pas confiance, mais qui avait
au moins à leurs yeux le mérite de rejeter le système
et de le dire haut et fort. On ne va pas très loin dans ces conditions
!
Il est vrai que la situation n'a rien d'exaltant à première
vue. La droite est un champ de ruines politique et, où que l'on
se tourne, on ne voit pas d'issue. L'idéologie collectiviste qu'on
avait cru abattue par la chute de l'Union soviétique n'a en rien
reculé dans notre pays. Les gauchistes, trotskistes et autres Verts
ont pris le relais des communistes transformés en nains de jardin
et ne leur cèdent en rien pour ce qui est des mensonges effrontés,
de la diffamation et de l'esprit totalitaire. Et, ce sont ces gens qui
règnent dans les médias, ou qui du moins leur imposent leur
loi, de même qu'ils ne rencontrent jamais la moindre contradiction
de la part de ceux que la droite a délégués au pouvoir
pour rétablir nos libertés élémentaires, bafouées
et pratiquement supprimées depuis des décennies !
Mais, l'avantage d'un tel désastre est qu'il oblige chacun à
ouvrir les yeux et à prendre des résolutions. En réalité,
la situation n'est bloquée qu'en apparence. Tant qu'il y a des
élections, on peut espérer gagner la suivante et renverser
la tendance. Il serait toutefois stupide et vain de tout miser sur une
compétition électorale dont on sait que les dés financiers
sont pipés et que les médias savent fausser par leurs mensonges
ou de leurs silences, tout aussi bien que le faisait la "Pravda"
au beau temps du communisme triomphant. La droite doit savoir cela, et
d'ailleurs elle le sait. Mais, par paresse mentale, lâcheté
ou renoncement, elle s'est toujours laissée acculer à l'impossible
choix d'élire des représentants en qui elle n'a nulle confiance
ou de laisser le pouvoir à des adversaires à qui ces derniers
ressemblent comme des frères.
Il est curieux qu'un peuple qui sait tout de même travailler assez
bien pour être un des meilleurs producteurs de la planète
et qui a su épargner assez au fil des générations
pour devenir millionnaire en parcelles (car c'est en effet par millions
que se comptent les propriétaires de parcelles dans notre pays)
ne soit pas capable de produire une classe politique qui lui ressemble,
qui le représente vraiment et qui fasse cesser la spoliation dont
il est victime de la part des éléments les moins estimables
de la population. Ce mystère ne pourra être éclairci
qu'au terme d'une analyse vraiment serrée des structures de pouvoir
en France. Gare aux révélations !