L'article de M. Millière paru dans votre numéro
367 du
5 octobre, m'amène à apporter quelques commentaires à
la suite de la réélection du Chancelier Schröder.
Bien que le SPD ait eu la majorité de justesse, les Allemands
vont, pour quatre ans encore, devoir supporter Schröder qui va
continuer à leur raconter des balivernes (il devait réduire
le nombre des chômeurs) et enfoncer un peu plus l'économie
allemande dans le marasme, ce qui n'est pas bon pour nous. Nous en savons
quelque chose en France où nous sortons de pratiquement vingt
ans de socialisme. Les socialistes sont des menteurs et des dépensiers
: ils sont partis en laissant à l'Etat français, 760 milliards
d'euros de dettes.
Le plus grave, c'est que Schröder s'est servi du spectre de la
guerre avec l'Irak (à 3 000 km de l'Allemagne) qui, si elle a
lieu, sera menée par les Américains et très rapidement.
L'armée allemande, si elle a le temps d'y aller, ne fera que
de la figuration, comme l'armée française d'ailleurs.
Quand Schröder disait que l'Allemagne ne ferait, en aucun cas,
la guerre à l'Irak, il mentait parce ce que l'Allemagne est tenue
par des traités ; elle sera forcée d'y participer si cette
guerre est décidée par l'ONU, ce qui sera probablement
le cas.
Comment peut-on avoir confiance en un homme qui raconte n'importe quoi
pour se faire élire par un certains nombre de " gogos "
allemands qui ont eu peur de voir les soldats de Saddam Hussein défiler
sous la porte de Brandebourg après avoir envahi l'Allemagne !
C'est ainsi que le destin de l'Allemagne et de l'Europe se trouve déterminé
par l'existence d'un dictateur arabe mégalomane et sanguinaire.
Quant aux Verts, grands défenseurs de la nature, que Saddam Hussein
possède des gaz asphyxiants et des quantités de microbes
pathogènes ne paraît pas déranger leur conscience.
On peut se demander pourquoi les socialistes d'Allemagne, et d'ailleurs,
soutiennent Saddam Hussein et son régime. La raison en est que
le BAAS, le parti de Saddam Hussein, est un parti qui eu, et peut-être
encore, des attaches avec les partis socialistes. La preuve en est que
le parti socialiste français accueillait des observateurs du
parti BAAS de Saddam Hussein à ses congrès. C'est un parti
de gauche qui a dérivé vers le totalitarisme, tel que
cela est souvent l'ultime aboutissement de cette idéologie.
De plus, il ne faut pas oublier que l'Irak était armé
et soutenu par l'Union Soviétique avant l'écroulement
du communisme. L'armée irakienne était conseillée
par des officiers de l'Armée Rouge.
D'ailleurs, ce sont les partis de gauche (socialiste, communiste, vert,
troskistes et certains syndicats) qui manifestent dans la rue pour soutenir
Saddam Hussein, ainsi que cela a eu lieu le samedi 12 octobre avec quelques
milliers de manifestants à Paris et dans quelques autres villes.