Publicité
84 % des personnes interrogées par sondage jugent qu'il y a trop
de publicité à la télévision française.
16 % seulement des télespectateurs disent la regarder.
France 2
Pour coproduire les six heures des quatre épisodes du Napoléon
qui ont coûté 40 millions d'euros, France 2 a accepté
de payer 9 millions d'euros.
Passion
L'acteur australien Mel Gibson va commencer le tournage le mois prochain
en Italie d'un nouveau film sur " la vie de Jésus-Christ ".
Portables
17 % du territoire français échappe encore à toute
couverture de réception des téléphones portables.
Les trois opérateurs ont promis d'y remédier d'ici trois
ans.
Porno
TPS a promis au CSA qu'il retirerait de la programmation de ses chaînes,
tous ses films pornographiques, dès que… Canal + en aura fait autant
! Le bouquet de TF1 ne conserverait alors que la chaîne proposée
en option payante, XXL, qui propose des programmes pornographiques en
continu…
En attendant, la Commission des finances de l'Assemblée Nationale
vient d'adopter le principe d'un prélèvement spécial
de 60 % sur la production, la distribution ou la représentation
de films pornographiques. Comme cette nouvelle taxe s'ajouterait à
une taxe existante de 33 %, le prélèvement théorique
deviendrait de 93 %. Certains députés avaient proposé
66 % et même plus, afin d'approcher au total un prélèvement
de 100 %, voire d'avantage. Revenant à interdire sans le dire.
Pédophilie
Bernard Valadon, président de
l'Association " Le Bouclier " dont l'objet est de lutter contre
la pédophilie, dit avoir recensé 178 000 adresses de sites
pédophiles.
Le spectaculaire effondrement des bourses, même s'il corrige les
excès passés, conforte le sentiment d'une crise économique
majeure. Quoi qu'en disent les commentateurs officiels - à la solde
du système, et donc fonctionnellement optimistes - la chute de
la valeur des portefeuilles boursiers, aura des conséquences négatives
sur l'activité économique. Beaucoup de retraités
et futur retraités comptaient sur la valeur de leurs actions pour
entretenir leurs biens immobiliers et consommer. Ils devront se serrer
la ceinture. Partout dans le monde, la croissance diminuera et le chômage
augmentera.
Par-delà ces conséquences, le krach boursier peut annoncer
et précipiter une crise majeure beaucoup plus grave. Les forts
déséquilibres de l'économie mondiale, présents
depuis de nombreuses années, laissent envisager d'autres corrections.
Depuis 1998 - année de crise en Asie du sud-est, en Russie et en
Amérique latine - l'économie mondiale est au bord de la
déflation. La déflation est une baisse du niveau général
des prix. Historiquement, cette baisse se constate dans les périodes
de récession, où se cumulent baisses de la production et
de la croissance. Une spirale dont il est très difficile de sortir.
La baisse des prix entraîne une baisse de l'investissement, de la
croissance et une hausse du chômage. S'ensuit une baisse de la consommation
qui, à son tour, provoque une nouvelle baisse des prix. Et ainsi
de suite…
Actuellement, la plupart des indicateurs montrent que la croissance a
disparu. L'effet cyclique lié aux technologies s'est estompé,
puis retourné. L'action du gouvernement des États-Unis n'a
pas résorbé les causes de la crise. Elle a repoussé
leurs effets dans le temps. Aujourd'hui, le ralentissement de l'économie
américaine ne lui permet plus de soutenir l'économie mondiale.
Cette dernière risque de s'effondrer sous le poids de ses déséquilibres.
Car, c'est bien le déséquilibre qui caractérise la
plupart des économies de la planète. Les principales d'entre
elles sont, peu ou prou, dirigées par des socialistes, avoués
(Allemagne, Angleterre) ou non (France, Japon). Même en période
de forte croissance mondiale, ces gouvernements n'ont pu équilibrer
recettes et dépenses. Ainsi, la France n'a pas connu de budget
équilibré depuis trente ans. Que dirait-on d'une entreprise
accumulant des pertes sur une si longue période ? Qu'elle va faire
faillite ! Dans les années à venir, l'État français
peut fort bien faire faillite. La France n'est pas seule. Aujourd'hui,
les dettes accumulées par les États sont colossales. Une
faible croissance mondiale plongera les États mal gérés
dans une spirale accélérée de l'endettement qui peut
les conduire à la banqueroute. Le Japon ne pourra pas continuer
à accumuler chaque année des déficits publics proche
de 10 % de son PIB. La France et l'Allemagne ne pourront pas faire face
au poids de leurs fonctionnaires, de leurs assistés, et surtout
de leurs retraités.
En attendant
l'effrondrement général
En octobre 1998, Maurice Allais écrivait dans " Le Figaro
" : " La Grande Dépression a été considérablement
aggravée par le surendettement qui s'était développé
avant le krach boursier de 1929 ". Notre Prix Nobel d'économie
faisait référence aux dettes des particuliers et des entreprises
mais aussi à l'endettement des États et des collectivités
publiques. Dans la situation présente, l'endettement public pose
le problème le plus crucial. " En fait, toutes les grandes
crises des XVIIIe, XIXe et XXe siècles ont résulté
du développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation
". Or la plupart des États ont fait des promesses, notamment
à leurs retraités, qu'ils sont incapables de tenir. Si l'économie
mondiale et notamment l'économie américaine ne redémarrent
pas, de nombreux États, dont la France, peuvent, sur le moyen terme,
faire faillite. Les épargnants, qui détiennent majoritairement
des créances sur l'État à travers contrats d'assurance
vie et autres SICAV monétaires, seraient ruinés.
Le mois dernier, lors d'un voyage aux États-Unis, j'ai pu discuter
cette hypothèse avec le Professeur James Buchanan. Le Prix Nobel
d'économie partageait cette crainte d'un effondrement de nombreux
États occidentaux. Une reprise de l'économie américaine
donnerait de nouvelles années de répit. Mais, les tendances
lourdes demeurent : stérilisation des économies par le socialisme
et endettement insupportable des États. La crise sera d'autant
plus difficile à éviter que de nombreux systèmes
politiques sont verrouillés à gauche. La France semble condamnée
tant son incapacité à se réformer est grande. Il
faut d'autant plus s'y préparer (achat d'or, d'immobilier, travaux…)
que la chute des bourses la rend plus probable. Cette crise s'accompagnera
d'une forte chute du niveau de vie de certains.
Mais rien ne sert de se lamenter : elle donnera aux pays qui la subiront
l'occasion de construire de nouveaux systèmes sur des bases plus
saines, plus justes et plus pérennes.