Islam
" Sous l'Islam, ni la démocratie, ni les droits de l'homme,
ni les droits des femmes, ni la liberté d'expression ne peuvent
survivre. Ce dont les pays islamistes ont le plus besoin, c'est d'introduire
la laïcité " (Taslima Nasreen, écrivain Bangladaise).
Jospin
" Les Français, dans leur grande sagacité, n'ont pas
voulu d'un homme
(Lionel Jospin) qui n'avait pas réussi à les convaincre
qu'il aimait la France, se contentant d'être candidat par devoir
" (Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand).
Encore Jospin
" Au moment de se lancer, Jospin s'apercevait peut-être qu'il
était l'homme qui ne voulait pas être roi, trop impliqué
depuis sa plus tendre jeunesse dans une aventure collective pour se placer
en position de supériorité " (Christophe Cambadelis,
député PS de Paris).
Raffarin
" Je connais bien M. Raffarin, c'est un libéral, et moi je
ne suis pas libérale " (Christine Boutin, 1,19 % des suffrages
le 21 avril 2002).
La députée UMP des Yvelines a finalement quelques compensations
: son groupe l'a désigné comme rapporteur pour avis du budget
des affaires sociales ; elle a été dénommée
déléguée parlementaire à l'OTAN et Jean-Louis
Debré l'a fait entrer à la Commission consultative des droits
de l'homme…
Menace
" Si le Premier ministre régionalise les élections
européennes de 2004, je ferai des listes partout en France, comme
François Bayrou. Ce serait une rupture avec la majorité
" (Philippe de Villiers, député UMP de la Vendée).
Génériques
" Les médecins aiment bien les visiteuses médicales
qui font de beaux cadeaux. Du coup l'image de sympathie va vers le médicament
princeps, et la reconnaissance vers le laboratoire qui a fait le boulot
de recherche " (Professeur Jean-François Bergmann).
Longtemps, quand on me demandait de définir mes positions, je
répondais libéral-conservateur.
Libéral, pour moi, renvoie à cette grande tradition de pensée
qui va de John Locke à Adam Smith, de David Hume à Frédéric
Bastiat, et de Jean-Baptiste Say à Friedrich Hayek. Scrupule. Humilité.
Affirmation de ce qu'il existe des droits naturels de l'être humain
et qu'une fois ces droits découverts et affirmés, ils doivent
être respectés par le gouvernement si celui-ci attend d'être
respecté. Affirmation de ce qu'au cœur de ces droits, il y a le
droit de propriété sur soi-même. Affirmation de la
supériorité du contrat sur l'arbitraire et de ce que le
contrat est à la base du marché, mais aussi des sociétés
de droit.
Conservateur au sens où je pense, comme Edmund Burke, qu'il est
dangereux de prétendre faire table rase du passé et de chercher
à rebâtir comme si on était le premier homme. Conservateur
au sens anglais du terme : quelque chose, un principe, une loi, ne peut
et ne doit être changé que si la preuve a été
antécédemment administrée que ce quelque chose est
erroné, dangereux ou contraire aux droits naturels de l'être
humain.
Il devient difficile aujourd'hui de se définir libéral.
Les socialistes américains ont, voici quelques décennies,
repris le mot à leur compte et l'utilisent depuis de façon
usurpée : se dire " libéral " aux États-Unis
est, depuis lors, se dire partisan de l'intervention de l'État
dans tous les aspects de l'existence, le contraire du libéralisme
authentique. Le mot " libertarien " a été forgé
par certains pour remédier au problème, mais il en est venu
à désigner les jusqu'au-boutistes du libéralisme,
ceux qui ne veulent plus du moindre État, même minimum, et
que cette attitude conduit parfois à une naïveté pacifiste
qui, dans certaines circonstances, se révélerait sans aucun
doute suicidaire. C'est beau d'avoir des idéaux, mais s'ils aboutissent
à votre propre mort, ou s'ils ne vous permettent de survivre que
grâce à l'action de gens que vous considérez avec
mépris comme traîtres à vos idéaux, c'est que
vous n'êtes pas très conséquent… L'expression ultime
qui permet pour le moment, en anglais, de se distinguer des " liberals
" et des libertariens est " classical liberal ". Et c'est
ce que je suis, un libéral classique.
Il devient difficile aussi, et peut-être plus encore, de se définir
conservateur. Nombre de " conservateurs " français aujourd'hui
gardent dans leur conservatisme des fragments de discours étatistes,
essentialistes ou collectivistes qui ont, depuis longtemps, fait la preuve
de leur appartenance au socialisme et à ses effets destructeurs.
Ils sont par tout cela très éloignés d'un conservatisme
à l'anglaise tel qu'il a pu naître dans les écrits
d'Edmund Burke, et présentent de nombreux points communs avec ceux
qui sont censés être leurs adversaires, et constituent de
facto, en de nombreux domaines, une cohorte de compagnons de route pour
la gauche. Loin de participer à une résistance face à
celle-ci, ils contribuent à un effet de brouillage délétère.
A la corbeille !
Ces mêmes " conservateurs " réagissent d'ailleurs
souvent, comme la gauche, par la haine et le ressentiment davantage que
par la démonstration. Ce qui les conduit dans des impasses. La
quête incantatoire d'un bouc émissaire ou d'un conspirateur,
juif, américain ou franc-maçon, qu'on rencontre souvent
sous les plumes " conservatrices " françaises, me semble
ainsi un subterfuge permettant d'éviter de regarder en face les
problèmes propres à la France, et d'éviter par là
même de les résoudre.
La question clé du conservatisme est de savoir ce qu'il y a à
conserver. Dans le contexte anglais, la réponse est simple et peut
se résumer en peu de mots : " habeas
corpus ", droit naturel, règle du droit, humilité empirique,
main invisible. Dans le contexte américain, la réponse est
simple également, et peut se lire sur les pages où sont
écrites la Déclaration d'indépendance, la Constitution
et le Bill of Rights. En France, tout devient très vite plus complexe.
Aucun des principes politiques développés dans notre pays
depuis la Révolution ne semble en tous cas digne de finir ailleurs
que dans une corbeille à papier. Les rares textes économiques
où il serait possible de trouver pertinence et possibilité
de conjuguer liberté et prospérité sont aujourd'hui
presque oubliés. Qui lit encore Turgot, Say et Bastiat en ce pays
? L'essentiel de ce qui a pris forme et s'est trouvé imprimé
au cours des trois dernières décennies ressemble à
un grand naufrage nauséabond où ne surnage que fort peu
: Aron, Revel, Salin…
Peut-on se définir conservateur dans un contexte où tout
pourrit et se délite et dans lequel, par conséquent, tout
est à reconstruire ? Non, décidément, non. Si je
devais choisir une définition pour définir ma position,
ce serait plutôt celle-ci : combattant de la liberté. Et
encore : il faudrait que l'expression corresponde encore à quelque
chose aujourd'hui. Allez : disons plutôt que ma position n'a plus
de nom en France, et que j'assume cette absence de nom comme un honneur.