Prisons
Avec 22 000 gardiens dans 185 prisons, notre système pénitentiaire
compte un gardien pour moins de trois détenus.
Immigration
Il y avait 378 000 étrangers en France en 1851. Un million en 1920.
Trois en 1930. Maintenant on ne les compte plus. Entre 6 et 8 millions,
selon les sources…
Mondialisation
Selon un sondage CSA pour " Politis " réalisé
les 24 et 25 septembre, 63 % des personnes interrogées disent éprouver
de l'inquiétude face à la mondialisation, 10 % de la confiance,
2 % seulement de l'enthousiasme.
Salaires
Depuis dix ans, l'augmentation du pouvoir d'achat des salariés
du secteur privé a été de 4 % seulement, et de 10,2
% pour les salariés du secteur public (source : document annexé
au projet de loi de finances).
Nestlé
La capitalisation de Nestlé, numéro un mondial de l'alimentation
(134,6 milliards de francs suisses) représente à elle seule
20,2 % de la bourse suisse de Zurich.
Capitaux arabes
Les estimations du montant des capitaux arabes ou du monde musulman, investies
aux États-Unis ou ailleurs en Occident, varient considérablement.
Patrick Artus (Caisse des Dépôts, Paris) parle de 450 milliards
de dollars pour les actifs financiers nets du monde musulman aux États-Unis.
Le quotidien britannique " Financial Times " s'est fait l'écho
d'une rumeur selon laquelle 200 milliards d'euros de capitaux arabes auraient
quitté les États-Unis depuis le 11 septembre 2001. Pourtant,
selon d'autres chiffres, les dépôts arabes aux États-Unis
ne dépasseraient pas 30 milliards d'euros
La société industrielle nous mène
vers un " développement durable ". Ceux qui disent
le contraire se trompent et nous trompent. Car l'homme, grâce
à son intelligence et à son imagination, découvre
toujours le moyen de satisfaire ses besoins. Et, si le pétrole
manque un jour, il existera pendant encore des milliards d'années
les rayons du soleil qui fourniront à l'homme toute l'énergie
non polluante dont il a besoin. Il saura la capter, comme l'ont su faire
bien avant lui, les archéobactéries.
La mondialisation de l'économie n'est que la conséquence
normale du développement technologique. La circulation des informations,
des hommes ou des marchandises a maintenant une dimension mondiale.
Certains reprochent à ce marché mondial d'être responsable
du chômage qui touche aujourd'hui notre pays. Ce reproche nous
semble infondé.
Quand la taille du marché n'était que nationale, les entreprises
ne produisaient que pour les 60 millions de Français qui
étaient leurs clients potentiels.
Elles ne subissaient pas la concurrence d'entreprises étrangères.
Maintenant que le marché a pris une dimension mondiale, les entreprises
du monde entier entrent en concurrence avec les entreprises françaises
et celles-ci ont alors 6 milliards de clients potentiels. La taille
du marché se trouve multipliée par 100. Certaines entreprises
françaises n'ont pas su profiter de l'opportunité : elles
disparaissent et licencient. D'autres au contraire produisent pour le
monde entier : elles grandissent et embauchent. Dans cette grande mutation
qu'est le passage d'un marché national à un marché
mondial, il y a des gagnants et des perdants. La mondialisation ne crée
pas de chômage, elle crée des changements d'emplois. Ce
qui est totalement différent. Le remède n'est pas un retour
au passé en fermant les frontières ou en interdisant de
licencier. Le remède est la prise en charge efficace de ceux
que la mondialisation contraint à changer d'emploi.
Par contre, les interventions de l'État dans la vie de l'entreprise
sont une des sources essentielles du chômage dans la mondialisation.
Plus l'État intervient, plus le chômage est élevé.
Les USA, bien qu'achetant beaucoup plus à l'étranger qu'ils
n'y vendent, n'ont pratiquement pas de chômage : la mondialisation
crée des emplois chez eux. Pour la France, c'est le contraire.
Tant que l'économie n'était que nationale, contraindre
une entreprise à payer plus cher ses salariés, ou l'imposer
sur ses bénéfices ne créait pas de chômage
: toutes les entreprises intervenant sur le marché étaient
françaises et subissaient la même contrainte. Elles vendaient
plus cher ce qu'elles offraient aux consommateurs. La prise en charge
financière du SMIC ou des impôts était reportée
sur les consommateurs et ces contraintes n'exposaient pas au chômage.
On comptait alors moins de 300 000 demandeurs d'emplois.
Avec l'ouverture des frontières, ce sont les entreprises étrangères
qui imposent leurs prix. Comme elles ont bien moins de contraintes étatiques
que les entreprises françaises, les prix étrangers sont
très inférieurs aux prix français, chaque contrainte
étatique augmentant le prix de vente. Tous les consommateurs
français profitent de ces prix bas et ne s'en plaignent absolument
pas. Mais les entreprises françaises doivent s'y adapter. Elles
ne peuvent pas embaucher des salariés qui leur coûteraient
plus cher que ce qu'ils seraient capables de leur rapporter. Elles arrêtent
de produire ce que l'étranger offre aux consommateurs français
à des prix trop bas pour elles. Elles ferment, délocalisent
ou changent de production.
Pour supprimer le chômage en France, il faut supprimer toutes
les contraintes économiques pesant sur les entreprises. Il faut
supprimer le SMIC et le remplacer par des mesures sociales adaptées
à la nouvelle réalité économique. Il ne
faut pas imposer les 35 heures, mais laisser chacun libre de décider
de son temps de travail hebdomadaire.
La mondialisation n'est pas responsable du chômage, elle est responsable
des bas prix que nous apprécions tous. Par contre, ce sont les
contraintes de l'État, datant d'un autre siècle et d'une
autre ère économique, qui sont responsables du chômage.
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Courrier
Matraquage
Instructif télescopage d'information le 19 octobre à l'heure
du petit-déjeuner. Trente voitures ont été incendiées
dans la nuit à Strasbourg. On ne saura pas si des auteurs de
ces " incivilités " ont été interpellés,
bien qu'on apprenne que 400 policiers supplémentaires étaient
de sortie cette nuit-là. Mais pas à Strasbourg… à
Paris ! Dans le cadre de la semaine de lutte contre la " violence
routière ", où ils ont fait grande moisson de délinquants
chez les bourgeois qui sortaient des cinémas ou de dîners
en ville…
Dr Richard Hanlet <rhanlet@mgn.fr>