Divers Faits
Décentralisation
La région Rhône-Alpes, présidée par l'UDF Anne-Marie
Comparini, est prête à expérimenter une gestion par
ses soins de l'ensemble des compétences du bloc éducatif.
Mais sans remettre en cause la reconnaissance des diplômes, ni le
statut des enseignants…
Divorces
En France, le divorce demandé par un époux et accepté
par l'autre, ne représente que 14 % des divorces prononcés
par les tribunaux. Le cas le plus fréquent est le divorce "
pour faute " : 42 %, juste avant le divorce " sur requête
conjointe " : 41 %.
Fast-Food
Ray Kroc, décédé en 1984, inventeur du McDo à
l'âge de 52 ans, aurait eu 100 ans, le 11 octobre dernier. L'entreprise,
aujourd'hui en moins bonne situation financière qu'hier, sert néanmoins
46 milliards de repas par jour dans un peu plus de 20 000 restaurants.
Chine
Le couturier Giorgio Armani ouvre le 31 octobre un magasin de 3 000 mètres
carrés à Hongkong. Il compte ouvrir 20 magasins en Chine
d'ici cinq ans. Il estime le marché de ses clients potentiels entre
30 et 50 millions de personnes.
Roumanie
Depuis deux ans, les Roumains ont accès aux dossiers individuels
établis sous la dictature communiste par les services de la Securitate.
Un ensemble qui représente 12 km linéaires. Mais, les entraves
administratives sont telles qu'à ce jour, 862 personnes seulement
sur 7 208 demandes ont obtenu satisfaction.
Contrebande
Selon les experts de l'Organisation mondiale de la santé, la contrebande
de cigarettes concernerait 30 % des ventes mondiales de tabac. Avec, disent
certains, la complicité des fabricants eux-mêmes…
Depuis 1994, je n'ai cessé d'affirmer, preuves
juridiques et textes à l'appui, que la Sécurité
sociale a perdu son monopole et que les Français sont libres
de s'assurer, pour la maladie, la retraite et les accidents du travail,
auprès d'une société d'assurance, une institution
de prévoyance ou une mutuelle. De 1994 à 2002, j'ai été
le seul, en France, à le dire et à l'écrire. Huit
années pendant lesquelles non seulement aucun journaliste n'a
fait la moindre enquête sérieuse, alors même que
je les ai tous régulièrement informés de l'évolution
de ce dossier, qui voyait chaque jour ou presque de nouveaux éléments
de jurisprudence européenne venir confirmer mes dires, mais aussi
pendant lesquelles les tribunaux français ont, sans une seule
exception, confirmé dans leurs jugements et leurs arrêts
un monopole abrogé par les décisions communautaires et
les lois nationales ! Naufrage de la presse, naufrage de la justice
!
Naufrage de la politique aussi. Pourtant, chez les parlementaires et
les gouvernants, tout le monde savait. Cela se disait même dans
les dîners en ville ! Mais rien n'a jamais filtré en public.
L'affaire n'était cependant pas si complexe, ni si explosive
que la France officielle et officieuse ne voulait le croire. On était
tout simplement en train, chez nous comme dans les quatorze autres États
de l'Union, de mettre en place les dispositions communautaires découlant
inévitablement de la décision prise en 1986, d'abolir
à partir de 1993, toutes les frontières intérieures
de l'Europe afin de créer un espace unique où tous les
citoyens pourraient circuler et s'installer librement. Dès lors,
aucun monopole national ne pouvait subsister, et celui de la Sécurité
sociale française ne faisait évidemment pas exception.
Mais voilà, cela allait supprimer, en France, bien des privilèges
et des prébendes. Aussi décida-t-on de mentir pour gagner
du temps. Par de nombreuses plaintes déposées devant la
Commission de Bruxelles, et par d'incessantes pressions sur celle-ci
pour qu'elle fasse son devoir, tel que lui trace le Traité sur
l'Union, nous réussîmes pourtant à faire condamner
l'État français par la Cour de Justice des Communautés
Européennes (CJCE) pour n'avoir pas appliqué, ni transposé
complètement les directives de 1992 qui abrogeaient le monopole
de la Sécurité sociale.
Les magistrats ont violé les lois
Cela n'empêchait pas les tribunaux français de continuer
à affirmer le contraire. Probablement est-ce là le plus
grave. Quelle confiance peut-on avoir en une justice qui, non seulement,
n'applique pas les lois, mais qui, en outre, condamne parfois très
lourdement ceux qui s'en réclament ? La réponse est simple
: aucune. Les magistrats français avaient pourtant à leur
disposition un excellent moyen de laisser parler le droit sans le dire
eux-mêmes. Il leur suffisait de poser à la Cour européenne
de justice une question dite " préjudicielle " par laquelle
ils lui demandaient de trancher le point de savoir si ces fameuses directives
s'appliquaient bien à la Sécurité sociale. Malgré
nos incessantes demandes, la justice ne le fit pas, même quand elle
y était contrainte par le Traité, qu'elle a violé,
lui aussi, allègrement. Cela démontrait bien qu'elle connaissait
parfaitement la réponse, car dans le cas contraire, elle n'eût
pas manqué l'occasion de nous faire confondre par l'autorité
suprême que constitue en la matière la CJCE.
Mais tous les mensonges ont une fin, tous les scandales démocratiques
finissent pas éclater. Aujourd'hui, nous sommes passés au
stade des aveux. Nous publions dans cette édition, en pages 4 et
5, divers documents qui prouvent que non seulement nous avions raison,
mais que personne, dans la classe politique, judiciaire et journalistique
ne pouvait l'ignorer. Il s'agit tout d'abord de l'annonce faite par un
régime obligatoire d'assurance maladie à ses adhérents
qu'il est désormais mis en concurrence. Ce que confirme la Mutuelle
du ministère de l'Intérieur, affirmant dans sa revue officielle
que " le monopole de la Sécurité sociale, c'est terminé
".
Et, pour que la confusion de nos détracteurs soit complète,
nous publions l'essentiel des interventions des députés
communistes lors du débat consacré, à l'Assemblée
nationale, les 10 et 11 mai 1994, à la transposition des directives
européennes. En vertu de ces textes, affirment ces parlementaires,
" les organismes assureurs, c'est-à-dire les institutions
de prévoyance, les mutuelles, les assurances, sont appelés
à couvrir l'ensemble des risques liés à la personne
humaine ". Ils ne risquaient pas d'être démentis, c'est
exactement ce que disent les lois votées par le Parlement et que
nous avons sans cesse invoquées pendant ces huit années
terribles où l'injustice, en France, l'a disputé au mensonge,
envoyant au tapis, pour cause de charges sociales excessives, des centaines
de milliers d'entreprises et condamnant de ce fait au chômage plusieurs
millions de Français !
De ces grands malheurs sont responsables les politiciens, les juges et
les journalistes. Quel est le tribunal d'épuration qui les jugera
?