Gendarme
À la demande de Nicolas Sarkozy, les gendarmes vont bientôt
changer d'uniforme…
Futuroscope
Le Conseil régional Poitou-Charentes, poussé par Jean-Pierre
Raffarin, va prendre sa part du fardeau financier du Futuroscope, dont
les destinées sont confiées à Emmanuel de Villiers,
frère de Philippe. René Monory récidive et fait financer
par le Conseil général de la Vienne, près de Loudun,
un nouveau parc à thème, le " Naturascope ".
UMP
Rachid Kaci (ex-RPR d'origine kabyle), Alexandre Del Valle (proche du
RPF, voir page 6) et Monique Boury (ex-UDF) sont officiellement candidats
respectivement à la présidence de l'UMP, à la vice-présidence
et au secrétariat général.
(< http://www.u-m-p.org >). Un joli coup de pub !...
Venise
Il y a un siècle, Venise avait les pieds dans l'eau une fois par
an. Maintenant, c'est quarante fois par an ! Cela résulte d'une
remontée du niveau moyen de la mer, à cet endroit de la
mer Adriatique, de 25 centimètres en 100 ans. On s'attend à
ce que le mouvement s'accélère, pour cause de réchauffement
général du climat…
Miss Internet
Le colonel Kadhafi a eu l'idée d'organiser, ce week-end, à
Tripoli, l'élection de " Miss Internet ". 25 jeunes femmes
y participent. Elles devront être couvertes jusqu'aux chevilles
et porteront des foulards sur la tête. Elles seront habillées
d'un tee-shirt à l'effigie du dirigeant lybien...
Vaccins
Si 85 % des ménages Français considèrent que le vaccin
ad hoc est un bon moyen d'éviter d'avoir la grippe, 23 % seulement
d'entre eux y ont effectivement recours. À noter : 12 % des Français
disent avoir peur de se faire faire une piqûre !...
Nicolas Sarkozy aura beau déployer une activité frénétique,
il n'a pas la moindre chance de faire reculer l'insécurité
en France. La raison en est fort simple. La majorité à
laquelle il appartient ne s'est en rien donné cet objectif. Certes,
elle a tenu, lors de la campagne électorale, quelques propos
qui pouvaient laisser croire à l'opinion qu'elle était
décidée à lutter contre les malfaiteurs, mais,
comme elle ne disait rien sur les causes profondes de l'insécurité,
il n'était pas difficile de prévoir son échec.
La France est avant tout malade de ses prélèvements obligatoires
et de la société d'assistance qu'ils ont créée
et qu'ils alimentent. Un assisté n'est pas un citoyen. Un contribuable
pressuré n'a plus le ressort nécessaire pour faire valoir
ses droits et se défendre. Il n'existe plus, en France, que ces
deux types d'individus. Hormis bien entendu la caste politicienne qui
vit du système et jouit du meilleur confort matériel,
joint à une protection policière à toute épreuve.
À moins de détruire ce système scandaleux à
tous égards, on ne peut rétablir l'ordre et la sécurité
dans notre pays. Les derniers incidents de Strasbourg en sont une illustration
de plus. Les émeutiers qui ont incendié des dizaines de
voitures et agressé les pompiers n'ont pas été
arrêtés. Le préfet s'en excuse en prétendant
qu'il fallait les prendre " en flagrant délit " ! Si
tel n'était pas le cas, on voit mal ce qu'ils pourraient faire
de plus pour encourir une arrestation ! Les pompiers ont décidé
de manifester publiquement leur indignation d'être pris pour cible
par les voyous et appelé la population à se joindre à
eux. On pouvait penser que celle-ci leur témoignerait massivement
son soutien. Il n'en a rien été. C'est une assistance
maigrelette qui a défilé avec les soldats du feu. Le ministre
de l'intérieur s'est rendu sur place, a constaté les dégâts
et s'est ensuite envolé pour la Corse afin d'y relever d'autres
atteintes aux biens publics et privés commises cette fois non
par le moyen de cocktails Molotov mais par celui de charges explosives.
M. Sarkozy aura beau faire voter des textes punissant les rassemblements
dans les cages d'escalier, il sera incapable de les appliquer puisqu'il
ne fait pas sanctionner des délits et des crimes infiniment plus
graves.
Sandales marron, taille 42
La France est bien devenue une " société du spectacle
". On quitte le journal télévisé comme le
film de la soirée. Et l'on se rue vers les loisirs comme s'ils
allaient vous guérir de votre indifférence pour votre
pays et pour autrui. Tout un peuple n'aspire plus qu'à anéantir
sa lucidité et sa volonté, tandis qu'à nos portes
des dizaines de millions d'immigrants en puissance n'attendent que le
moment de se ruer vers cet Éden qui est en train de se transformer
en enfer.
L'actuelle majorité ne réussira pas plus que celles qui
l'avaient emporté en 1986, 1993 et 1995. Trois victoires électorales,
trois déroutes en rase campagne. Et les trois fois pour les mêmes
raisons : refus de s'en prendre à un système qui détruit
les consciences et les énergies.
Les électeurs de droite feraient bien de pratiquer leur examen
de conscience. Ne sont-ils pas, finalement, les responsables de cette
situation ? N'en reste-t-il donc plus qui aient conservé en eux
assez de patriotisme et de volonté pour s'extraire de la langueur
générale et créer une force politique apte à
remettre notre pays sur la bonne voie ?
Je veux bien admettre qu'ils ont été odieusement trompés
à chaque fois par les hommes du système et par leurs propos
qui affirmaient que, cette fois, ils avaient compris le message du peuple
et qu'ils y seraient fidèles. Mais il y a forcément une
autre raison à ce qui est plus, chez l'électeur, de l'impuissance
que de l'aveuglement. Les économistes connaissent parfaitement
ce type de situation. Ils la caractérisent par une insuffisance
de l'offre et l'expliquent par la difficulté d'accéder
au marché du fait soit de monopoles soit d'obstacles administratifs
et réglementaires, soit, le plus souvent, de tous ces facteurs
combinés.
Ce sont les mêmes éléments que l'on rencontre dans
la société politique française. Tout a été
organisé pour qu'aucune formation nouvelle ne puisse émerger.
Et l'électeur doit se contenter de choisir parmi les produits
médiocres et frelatés qu'on lui propose. Voyageant dans
un pays de l'Est avant l'effondrement du mur de Berlin, un de mes amis
eut besoin d'acheter une paire de chaussures pour l'un de ses jeunes
enfants. Dans aucun magasin on ne lui proposa autre chose que des sandales
marron de taille 42 !
C'est exactement le type de choix qui s'offre à l'électeur
de droite français. Faute de trouver chaussure à son pied,
il y met n'importe quoi et sa démarche est celle de Bourvil,
dans "La grande vadrouille", après que De Funès
lui a refilé des souliers bien trop petits.
Mais il y a loin d'un film comique à un désastre national.
Le rire amer que celui-ci peut susciter parfois doit rapidement se muer
en colère si l'on ne veut pas voir sombrer le pays.
Les Français de droite savent ce qu'il leur reste à faire...