Alexandre Del Valle
Le totalitarisme islamiste
Editions des Syrtes
480 pages - 22 e
Éditions des Syrtes
Communication
Télés locales
La Socpresse (groupe " Figaro ") développe ses activités
de télévision locale. Il y a deux ans, la société
a racheté " Télé Lyon Métropole ".
Elle est candidate à l'acquisition d'une fréquence hertzienne
à Grenoble et à Nantes. Son projet est de regrouper une
douzaine d'antennes locales. Son pari, c'est l'ouverture de la publicité
à la grande distribution…
Europe 1
À chaque fois que Jean-Pierre
Elkabbach invite le président du Sénat, Christian Poncelet
à son émission matinale de 8 heures 20 sur Europe 1, c'est
aussi son patron qu'il reçoit, puisqu'il est par ailleurs le président
de la chaîne parlementaire " Public Sénat "…
Herald Tribune
Quotidien français de langue anglaise, l'" International Herald
Tribune ", successeur du " New York Herald Tribune ", fermé
en 1966, est maintenant la propriété exclusive du "
New York Times ", son associé, le " Washington Post "
ayant préféré lui céder la participation de
50 % qu'il détenait. Sa diffusion moyenne quotidienne est de 260
000 exemplaires.
Les Échos
Le quotidien économique " Les Échos " va changer
de format en septembre prochain, pour s'agrandir, passant du tabloïd
au " berlinois ".
Cinéma
Depuis dix ans, environ 10 % des films produits en France ont bénéficié
d'une " avance sur recette ". L'avance moyenne est de l'ordre
de 350 000 euros. Les producteurs indépendants demandent à
ce que cette aide publique soit réservée aux films d'auteur,
faisant moins de 10 000 entrées en salle par film…
Voyages
Le magazine " Géo " envisage de s'associer avec les Éditions
Gallimard pour lancer une nouvelle collection de guides de voyages.
Un an après le tragique attentat du 11 septembre,
le bilan de la lutte contre le terrorisme islamiste est maigre. Malgré
le renversement du régime des Taliban, Oussama ben Laden et le
Mollah Omar restent introuvables. Le carnage de Bali montre que la nébuleuse
terroriste d'Al Qaïda peut toujours frapper là où
elle veut. Après l'attentat des ingénieurs français
à Karachi au Pakistan, puis l'attaque du pétrolier français
au Yémen, la menace terroriste se fait plus pressante sur la
France.
Un terrorisme que les journalistes osent à peine qualifier d'islamiste
tant certaines réalités font peur. Pourtant, le tueur
en série de Washington, les kamikazes de Jérusalem et
les terroristes tchétchènes de Moscou ont un point commun
: l'Islam radical. Du " Monde " au " Journal du Dimanche
" en passant par " France soir ", les journaux multiplient
les manchettes alarmistes : " Al Qaïda menace la France ",
" Terrorisme : la France en première ligne ". Ils évitent
les questions qui dérangent : " Quels sont les liens entre
terrorisme et islamisme, entre islamisme et Islam ? ", " L'Islam
est-il compatible avec la démocratie ? " Des questions fondamentales
pour la survie de l'Occident. Si choc des civilisations il y a, la France
qui a accueilli sur son sol plus de six millions de musulmans paiera
cher le prix de sa prétention à croire qu'elle a inventé
" le meilleur système du monde " et qu'elle peut intégrer
toutes les populations.
Dans son dernier livre, " Le totalitarisme islamiste, à
l'assaut des démocraties ", Alexandre Del Valle a fait un
point très complet que chacun doit méditer. L'auteur montre
combien, tant les actes du Prophète Mahomet (570-632), homme
de guerre qui participa personnellement à plus de 80 combats,
que ses paroles consignées un demi-siècle après
sa mort par écrit dans le Coran " parfait et intouchable
", permettent une interprétation sectaire et violente de
l'Islam. La violence et le djihad sont l'expression du totalitarisme
islamiste. L'auteur rappelle que les musulmans " libéraux
" qui ont tenté de faire évoluer une religion conçue
à une période mouvementée par des Bédouins
nomades, ont toujours échoué. À partir de 935,
les portes de l'interprétation furent fermées. L'Islam
étant désormais une religion " parfaite, définie
et totale ", l'interprétation devint illicite. Cet immobilisme
justifia le barbarisme des islamistes. Il pénalise toujours les
sociétés musulmanes, premières victimes de l'obscurantisme.
À la fin du XIXè et au début du XXè siècle,
d'éminents intellectuels et penseurs musulmans défendront
l'idée d'une réforme. L'échec de ces réformistes
consacra la victoire des islamistes. La volonté de se défaire
du joug occidental conduisit à se débarrasser de tout
processus libéral, laïcisant ou moderniste. " L'Islam
était bien plus sur le chemin de l'évolution à
la fin du XIXè siècle qu'aujourd'hui. Un siècle
de " wahhabisation " (Islam dur d'Arabie Saoudite) et quarante
ans de revanche postcoloniale ont été fatals à
la puissante vague libérale et sécularisatrice ".
Statut des femmes, des non-musulmans et des esclaves, liens qui unissent
les totalitarismes rouge, brun, vert, stratégies de conquête,
l'auteur présente une vision globale des problèmes liés
à l'islamisme. Maniant avec dextérité analyse conceptuelle
et références historiques, Alexandre Del Valle démonte
les mythes islamiquement corrects : mythe de la tolérance de
l'Islam andalou, mythe de la dette occidentale à l'égard
de la philosophie arabo-musulmane, mythe du " bon sauvage "
et de l'Oriental raffiné de l'Encyclopédie, lieu commun
du soufisme comme Islam tolérant et œcuménique… Décrivant
l'avancée par étape de l'islamisme, à base de chantage
et de surenchère, Alexandre Del Valle dresse aussi un état
des lieux particulièrement documenté et inquiétant
de sa pénétration en Europe et aux États-Unis.
L'islamisme est un mouvement mondial et durable dont l'ambition est
de soumettre la planète à l'Islam. Il progresse dans l'Occident
" judéo-croisé " parce que l'immigration musulmane
lui a été donnée en pâture et parce que les
imams intégristes sont tolérés dans nos banlieues.
Des Occidentaux incarnant la haine d'eux-mêmes, souvent issus
des milieux antisionistes et anti-américains radicaux d'extrême
droite et d'extrême gauche, se convertissent par centaines. Ces
admirateurs du grand mufti de Jérusalem Al Husseini, de Carlos
et des Brigades Rouges fournissent actuellement les meilleures recrues
à Al Qaïda. Un monde libre qui ne croit plus en lui-même,
ne cesse de faire repentance et se déteste inconsciemment, aurait-il
décidé de se suicider dans un élan
autopurificateur en laissant prospérer le totalitarisme islamiste
?