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" Les 4 Vérités-Hebdo "
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Chiffres Significatifs
RÈglementations
Aux États-Unis, le " Cato Institute " s'efforce, chaque
année, d'évaluer le coût, pour l'économie américaine,
des réglementations de toutes sortes mises en oeuvre par l'État
fédéral. Pour 2001, il arrive à la somme de 854 milliards
de dollars. Soit, ramené aux foyers, 18 % d'un budget familial
moyen après impôts. Et il note qu'il y a eu, cette année-là,
4 132 réglementations nouvelles…
Médailles
Au 30 juin dernier, il y avait 112 330 titulaires de la Légion
d'honneur, 192 232 titulaires du Mérite national et 199 326 titulaires
de la Médaille militaire.
Palestine
L'Union européenne est le premier bailleur de fonds de l'Autorité
palestinienne, qu'elle a soutenue à hauteur de 1,4 milliard d'euros,
depuis 1994.
Irak
Une guerre contre l'Irak pourrait coûter à l'État
fédéral américain (selon le porte-parole de la Maison
Blanche) quelque 10 milliards de dollars.
35 heures
À la fin du mois de mars 2002, 12,8 % seulement des entreprises
du secteur privé bénéficiaient d'allégements
de cotisations sociales suite à des accords de réduction
du temps de travail. Mais cela concernait 47,6 % des effectifs salariés
de ces entreprises.
Démantèlements
Il faudra au moins dix ans pour achever le démantèlement
de l'usine de production d'uranium enrichi de Pierrelatte (annoncé
en février 1996). Et au moins
quarante ans pour aboutir à celui de l'usine de production de
plutonium de Marcoule, arrêtée en 1991.Et il en coûtera,
en tout,
six milliards d'euros.
Dans les trois ans qui viennent, le Smic va augmenter de 15 %, tandis
que les pays de l'Est vont entrer dans la zone euro. Le Smic est actuellement
en Pologne environ cinq fois plus faible qu'en France. D'un côté,
le gouvernement réduit la compétitivité de nos
entreprises, tandis que de l'autre, il les expose à une concurrence
renforcée.
Il était nécessaire d'uniformiser le Smic et de s'opposer
aux conséquences ubuesques de la loi de madame Aubry, la dame
aux cinq Smic. Dans le contexte économique international qui
est le nôtre aujourd'hui, la suppression de la loi Aubry était
la solution logique qui réduisait nos difficultés, tandis
que l'augmentation de 15 % du Smic est la solution illogique qui les
aggrave. Mais nous sommes en démocratie. Proposer aux électeurs
de travailler 39 heures en étant payé comme 35 crée
en général quelques remous sociaux
Nos entreprises étant totalement exposées à la
concurrence des entreprises polonaises, il est nécessaire de
ne pas leur faire supporter des charges que les entreprises polonaises
ne supportent pas. Si on n'agit pas ainsi, on crée le vide économique
en France. L'élargissement à l'Europe de l'Est accentuera
un phénomène déjà observé depuis
des années. Les délocalisations vont s'accentuer à
un rythme d'autant plus rapide que les pays de l'Europe de l'Est offrent
maintenant une stabilité politique appréciée des
investisseurs.
Pour remédier à cette situation mortelle sur le plan économique,
diverses solutions existent.
On pourrait théoriquement mettre le Smic français au niveau
du Smic polonais : sans une information préalable massivement
distribuée et entendue, une telle mesure trouverait immédiatement
tous les syndicats contre elle et risquerait d'être électoralement
catastrophique.
On pourrait aussi mettre le Smic polonais au niveau du Smic français.
Mais, comme les investissements et le savoir-faire des Polonais sont
d'une médiocrité évidente - du fait de 50 ans d'économie
communiste - les entreprises polonaises sortiraient des produits que
personne n'achèterait : le chômage s'installerait en Pologne,
comme il s'est installé en Allemagne de l'Est.
On pourrait aussi augmenter le Smic polonais et diminuer le Smic français,
faire ce que les hommes politiques appellent " l'Europe sociale
". Une telle solution pourrait sembler intellectuellement satisfaisante.
Mais elle imposerait, en pratique, aux économies française
et polonaise, des rigidités qui rendraient le chômage inévitable.
Elle ne supprimerait pas le chômage, elle le répartirait.
Dans un marché fermé, comme était celui de la France
avant
1970, le gouvernement pouvait contraindre les entreprises à participer
à sa politique sociale : ces contraintes ne perturbaient pas
leur compétitivité, et avant 1970, le chômage n'existait
pas en France. Le Smic et le plein emploi faisaient excellent ménage.
Mais depuis 1970, le marché français s'est ouvert aux
produits venant de l'étranger. Toute contrainte rendant moins
compétitives les entreprises les mettent hors jeu.
Remplaçons les entreprises par des équipes de football
et imaginons qu'avant 1970, les équipes françaises ne
jouaient qu'entre elles. Un gouvernement français qui aurait
contraint tous les joueurs à porter un sac de 20 kilogrammes
n'aurait pas perturbé la compétitivité de ses équipes.
Le jeu aurait été moins rapide, mais la compétition
tout aussi acharnée. Puis, en 1970, le gouvernement français
décide d'opposer les équipes françaises aux équipes
étrangères, en oubliant d'enlever les charges qui pèsent
uniquement sur les joueurs français : plus personne n'aurait
parié sur une équipe française. Par contre, le
jour où le gouvernement décidera de supprimer les charges,
tout le monde pariera sur les équipes françaises rendues
plus vigoureuses par les contraintes qu'elles avaient subies.
Dans un marché ouvert, le gouvernement ne peut plus contraindre
ses entreprises à faire la politique sociale : c'est économiquement
suicidaire. C'est le rôle de la Nation toute entière.
Sénégal
Le naufrage du " Joola ", le 26 septembre dernier, au large
de la Casamance, a fait finalement plus de mille victimes. La capacité
théorique de ce bateau était de 555 places. Mais, il y
avait un peu plus de 1 500 personnes à bord. Son exploitation
était assurée directement par l'armée sénégalaise
depuis 1995… Le Premier ministre, Mame Madior Boye, qui avait cru pouvoir
accuser la tempête de cet accident, vient d'être limogé
par le président Abdoulaye Wade.