Faîtes connaître
autour de vous
" Les 4 Vérités-Hebdo "
Si vous pensez que cette publication
anti-bourrage de crâne
est susceptible d'intéresser tel ou tel de
vos amis, parents ou relations, indiquez-nous
leurs coordonnées.
Nous nous ferons un plaisir deleur
adresser,
gratuitement, les quatre
prochains numéros. remplir
un formulaire
Divers Faits
Production
La production industrielle de la France recule depuis la fin de 2001…
Mirages
L'avion Rafale, qui a vocation à remplacer les Mirages IV et F1
(mais pas le Mirage 2000), a pour l'instant été livré
à trois exemplaires. Il y a eu 36 commandes. Il y en aura encore
46 en 2003. 150 doivent être en état de voler en 2015…
Flotte
La flotte commerciale française comportait 207 navires au 1er janvier
dernier, dont une centaine enregistrés sous le registre des terres
australes et antarctiques françaises.
À noter : la Commission européenne a renoncé à
son projet de créer un pavillon maritime européen, ainsi
qu'un concept " d'armateur communautaire ".
Sous-marin
À la condition que la décision soit prise avant la fin du
1er trimestre 2003, ce n'est pas avant 2014 qu'un second porte-avions
français pourrait être mis en service. Et il sera probablement
à propulsion classique plutôt que nucléaire comme
le Charles-de-Gaulle (coût : 2 milliards d'euros au lieu de 2,3
milliards).
Incendies
Pour les feux ayant fait l'objet d'une enquête pour en connaître
l'origine, les statistiques du ministère de l'Intérieur
révèlent que 45 % seraient d'origine malveillante, l'imprudence
étant à l'origine de 42 % des autres, l'accident pour 9
% des cas et la foudre pour 4 %.
Corée
Une attaque conjointe de la Corée du Nord par la Corée du
Sud et les États-Unis a été envisagée en 1994.
La médiation de l'ancien président, Jimmy
Carter, avec l'accord de Bill Clinton, a permis d'y surseoir. Selon l'état-major
américain, les pertes en hommes auraient été supérieures
à celles de la guerre de Corée (1950-1953 ; un peu plus
de 800 000 morts au total).
Nombre de citoyens attentifs à la chose publique ont pu faire
le constat que les délinquants de banlieue qui mettent le feu
aux voitures ne sont pas interpellés, tandis que la police traque
les automobilistes paisibles s'ils sont mal garés ou s'ils ont
un peu dépassé la vitesse autorisée. La première
explication qui vient à l'esprit est qu'il est moins risqué
de s'en prendre aux braves gens qu'aux violents qui agissent en bande.
De même, on peut voir, dans les autobus parisiens, des contrôleurs
de la RATP débarquer à quatre ou cinq en milieu d'après-midi,
dans les beaux quartiers de la capitale, pour vérifier, d'un
air martial, les tickets de quatre mamies et de trois papys toujours
en règle, tandis que le soir, en banlieue, les chauffeurs de
bus et leurs passagers sont laissés seuls à la merci des
voyous. À l'époque où les billets étaient
contrôlés dans les gares de chemin de fer, j'avais pu constater,
me rendant régulièrement en province par le train de nuit,
qu'il n'y avait à l'arrivée, à sept heures du matin,
face à la foule des passagers, qu'un seul agent de la SNCF pour
prendre possession des précieux rectangles de carton, alors qu'à
trois heures de l'après-midi, quand arrivait l'omnibus local,
ils étaient sept pour contrôler cinq voyageurs.
Que l'administration soit avant tout au service d'elle-même et
fasse passer son confort et ses avantages avant le service du public,
quand elle ne l'oublie pas tout simplement, nul en France ne peut, et
depuis longtemps, en douter. Mais, on aurait tort de s'en tenir à
cet aspect des choses qui n'avait échappé ni à
Courteline ni aux chansonniers de Montmartre, ce qui signifie bien sûr
qu'il n'est pas nouveau.
En revanche, la concomitance des incendies de voitures impunis et de
la répression des automobilistes mérite d'être analysée
plus attentivement. Dans les deux cas, les victimes sont les mêmes.
Il s'agit d'honnêtes citoyens qui utilisent leur voiture pour
leur travail et leurs loisirs et qui sont évidemment très
attachés à la liberté que leur procure leur véhicule.
Or, c'est précisément cette liberté qui leur est
contestée par les voyous et les forces de police, associés
dans la même mission. Les policiers n'agissent évidemment
pas de leur propre chef. Ils ont des ordres. Leur hiérarchie
les reçoit des dirigeants politiques. Et ceux-ci ont un seul
et unique ennemi : le citoyen. C'est lui, en effet, qui leur donne,
par son bulletin de vote, le pouvoir, et qui, par le même moyen
ou par l'émeute, peut le leur retirer. Il convient donc de lui
en ôter toute envie en lui faisant sentir à chaque instant
la férule des autorités.
La valise ou le cachot
La France n'est plus, depuis des décennies, un pays de liberté.
Les citoyens, brisés par l'impôt et démoralisés
par la société d'assistance dans laquelle les politiciens
les font vivre, n'ont plus que leur voiture pour se sentir un peu indépendants.
On va les en priver pour les mater définitivement. C'est d'ailleurs
toute l'ambition d'un parti politique comme celui des Verts. À
Paris, ils ont rendu possible l'élection de M. Delanoë,
qui leur a concédé, en échange, la haute main sur
la circulation. Ils se sont empressés de la rendre beaucoup plus
difficile, alors même qu'elle s'améliorait lentement mais
régulièrement, et ils ne s'arrêteront que quand
elle sera devenue impossible et que ne circuleront plus, dans la capitale,
que les véhicules officiels des édiles et des gouvernants
- ces cochons " plus égaux que les autres ", tels que
les dépeignait Orwell dans " La ferme des animaux "
-, tandis que les habitants n'auront à leur disposition que des
transports en commun où ils se feront agresser et poignarder.
Et pourtant, ce n'est pas un automobiliste en colère qui a planté
son couteau dans le ventre de M. Delanoë, mais un musulman qui
se sentait agressé par l'homosexualité affichée
du maire de Paris !
Ce mélange d'atteintes permanentes à la liberté
et de sordide est bien la caractéristique du régime que
subit la France. Et dont elle doit se débarrasser au plus vite
si elle veut éviter de plonger dans une régression qui
pourrait bien être définitive, tant les maux qui l'accablent
sont de nature à abattre n'importe quelle civilisation.
Politicien professionnel depuis son plus jeune âge, mais bénéficiant
d'attaches provinciales qui lui font connaître un monde moins
frelaté que celui, totalement dépravé et pervers,
des cercles parisiens du pouvoir, M. Raffarin sait d'instinct qu'il
a été mis à la tête de ce qui risque fort
d'être le dernier gouvernement de la ve République.
C'est la raison pour laquelle, il gouverne " cul serré ",
pour reprendre une expression de l'ineffable Jack Lang. Sa hantise est
qu'une mesure un peu énergique, voire provocatrice pour les médias
de gauche et les syndicats de fonctionnaires qui sont les véritables
maîtres du pays, ne vienne soudain à jeter dans la rue
la horde de nos serviteurs qui sont devenus nos tyrans. Disons-le franchement
: si nous ne nous décidons pas à aller nous-mêmes
dans la rue, nous n'aurons plus le choix qu'entre la valise et le cachot.