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" Les 4 Vérités-Hebdo "
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anti-bourrage de crâne
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Indulgence
" Je suis un très mauvais juif " (Alain Minc, sur TFJ).
Mme Jospin
" Je n'exclus pas d'avoir été tranquillisée
par le fait d'être devenue une minorité après le 21
avril " (Sylviane Agacinski, épouse Jospin).
Économies
Selon Pierre Méhaignerie, président de la Commission des
Finances de l'Assemblée Nationale, l'État pourrait réduire
ses dépenses de 20 % simplement en supprimant doublons, empilement
de structures, missions inutiles…
Dévoiement
" Qu'est-ce que le droit-de-l'hommisme ? C'est précisément
la subversion, par les orphelins des communistes, des idéaux des
droits de l'homme " (Mezri Haddad, philosophe tunisien).
Barrot
" Si j'étais Américain, je serais plutôt démocrate
" (Jacques Barrot, président du groupe UMP à l'Assemblée
Nationale).
Gaymard
" Je ne me dis de droite que si l'on me demande de choisir entre
la droite et la gauche " (Hervé Gaymard, ministre de l'Agriculture).
Récupération
" La droite française a toujours été une anti-gauche.
Son attitude est fondamentalement récupératrice. Elle dit
aux socio-démocrates : " ce que vous voulez faire, nous, nous
savons le faire et nous le ferons mieux que vous"" (Alain-Gérard
Slama).
Rhétorique
" Parce que nous suscitons plus d'attente que la droite, nous ne
recueillons aucune indulgence " (François Hollande, premier
secrétaire du PS).
Johnny
" Le cachet de Johnny est de 80 % des bénéfices ou
des pertes et les 20 % restants sont pour moi" (Jean-Claude Camus,
producteur de Johnny Halliday).
Le vocabulaire des journalistes politiquement corrects s'enrichit de
jour en jour. On ne dit plus quartiers à risque, mais "
quartiers sensibles ". La signification du mot " sensible
" en ce contexte ? Un véritable mystère. S'agit-il
de dire que les quartiers souffrent, ou que des gens souffrent dans
ces quartiers ? Et qui souffre en ce cas ? Certainement pas les forces
de police : elles n'osent plus entrer. Pas les habitants qui subissent
violences et harcèlement divers non plus : on ne leur donne en
général pas la parole et ils ont, par définition,
tort. Alors ? Vraisemblablement ceux qu'on n'appelle plus délinquants
(quel vilain mot), mais " jeunes ". Et de fait ce doit être
cela : les quartiers sensibles souffrent parce que des jeunes y expriment
leur souffrance et leur sensibilité en agressant les passants,
en brûlant des voitures, en organisant des viols collectifs.
De même, l'avez-vous remarqué, le mot " terroriste
" est en voie de disparition. On lui préfère désormais
le mot " activiste ". Qu'est-ce qu'un activiste ? Quelqu'un
qui se livre à une activité. Voire quelqu'un qui agit
au service d'une cause ou d'un principe. L'activiste fait exploser une
bombe, et tue ou mutile des dizaines de personnes ? C'est qu'il a choisi
ce type d'action pour s'exprimer. C'est tout. Il aurait pu distribuer
des tracts, ou organiser une manifestation. Mais c'est trop bête
! Il n'y a pas pensé. Et puis, sans doute était-il jeune
et plein de sensibilité.
Les journalistes politiquement corrects savent aussi choisir leurs sujets.
Quand un assassin tue des gens au hasard et sème la terreur dans
la région de Washington et qu'on pense qu'il s'agit d'un blanc,
ex-militaire, et fascisant, c'est un sujet passionnant. Si on découvre
que l'assassin est un noir américain converti à l'islam
et devenu adepte de Ben Laden, cela devient soudain beaucoup moins intéressant.
Mieux vaut passer à autre chose…
Le politiquement correct est, en outre, un art de l'équilibre.
Des Juifs se font agresser en France par de jeunes maghrébins
: on parlera aussitôt d'" affrontement entre communautés
". L'agresseur a peut-être légèrement tort.
Mais l'agressé a tort lui aussi incontestablement : il n'avait
qu'à ne pas être juif et à ne pas passer dans la
rue à ce moment-là, n'est-ce pas…
Tout sujet de journal télévisé où sera abordé
un acte de violence islamiste sera accompagné désormais
par un discours disant qu'il existe des extrémistes dans toutes
les religions. C'est sans doute vrai. J'attends néanmoins qu'on
me montre un chrétien, un juif ou un bouddhiste se barder de
ceintures d'explosifs pour aller se faire sauter au milieu de la foule.
Si je dis cela à un journaliste politiquement correct, il me
répondra, je sais, que si cela n'a pas encore eu lieu, on ne
peut en déduire que cela ne se produira jamais, et que si ce
sont des islamistes qui agissent de cette façon, c'est parce
qu'ils ont leurs raisons et que les atteintes à leur sensibilité
sont infiniment plus grandes que les atteintes à la sensibilité
subies par des chrétiens, des juifs et des bouddhistes. C'est
bien connu, tout criminel est une victime dont le cœur a été
meurtri dans sa petite enfance… Les auteurs de l'attentat de Bali devaient
avoir le cœur très meurtri, les pauvres…
La prise d'otages dans un théâtre à Moscou n'a pas
connu la happy end que le politiquement correct aurait pu souhaiter
: les " activistes " se font sauter dans le désespoir,
détruisent le quartier et tuent tous leurs otages. Belles images
de désolation. Rappel de la " juste cause tchétchène
" et possibilité de dire que tout cela c'est la faute à
Poutine qui n'aime pas les musulmans et se rapproche dangereusement
des États-Unis. L'affaire se termine plus vite que prévu
par une intervention des forces spéciales russes : les "
activistes " tchétchènes sont mis hors d'état
de nuire et leurs bombes neutralisées. Heureusement, Poutine
a fait une erreur. Des gaz incapacitants ont été utilisés
et apparemment surdosés. Des otages sont morts, et d'autres encore
hospitalisés. Ouf ! Il sera quand même possible de critiquer
Poutine. Personne ne dira que sans l'action des forces spéciales
russes, le résultat aurait été un carnage sans
nom, et que le résultat actuel, aussi triste soit-il, est un
moindre mal. Personne ne se penchera plus avant sur la situation en
Tchétchénie où l'armée russe brutalise et
détruit, mais fait face à des gens qui voudraient créer
une république islamique à la mode talibane et une base
arrière pour le terrorisme international. Ce serait tellement
sympa, d'un point de vue politiquement correct, une république
islamique à la mode talibane en Tchétchénie. On
irait à nouveau filmer clandestinement des femmes opprimées
et couvertes d'un voile de la tête aux pieds. On se demanderait,
avec des frissons, qui les prochaines bombes artisanales iraient frapper.
Poutine a mal agi ! Il n'a pas vu que les Tchétchènes
dans le théâtre à Moscou étaient des jeunes
" activistes " sensibles désireux de s'exprimer. Il
n'a vraiment rien pour plaire aux journalistes politiquement corrects.