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" Les 4 Vérités-Hebdo "
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anti-bourrage de crâne
est susceptible d'intéresser tel ou tel de
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La revue " Vérités Sécurité ",
dans son numéro de novembre (exemplaire envoyé sur simple
demande à l'Association " Initiatives Sécurité
" - 85, boulevard Saint Michel - 75005 Paris), publie une interview
de l'expert international Jean-Paul Gourévitch qui explique pourquoi
les nouvelles règles de liberté de circulation au sein
de l'Union européenne se traduisent par une nouvelle et forte
progression de l'immigration clandestine. " Autrefois, les choix
se faisaient en fonction presque uniquement de la langue et de la diaspora.
Avec le marché européen, on choisit le pays où
on a le plus d'avantages et le moins de risques ". C'est ce que
l'on peut appeler le nouveau shopping migratoire. " Si l'on veut
travailler, on va en Grande-Bretagne ou en Irlande. Pour le logement,
c'est la Belgique, les Pays-Bas ou l'Allemagne ; pour le soleil et la
proximité d'origine, l'Espagne ou l'Italie. Si l'on veut éviter
tout risque d'expulsion, on va en Grèce. Pour la santé,
l'éducation et les prestations sociales, c'est la France, pays
qui a, en outre, un taux de reconduites exécutées très
faible ".
Ce que la plupart des immigrés clandestins viennent chercher
chez nous, c'est de moins en moins souvent du travail et de plus en
plus souvent les largesses de notre État-providence qui tourne
désormais, pour une part essentielle, au bénéfice
de cette catégorie de personnes. D'un côté, elles
contreviennent à nos lois et de l'autre, ils viennent chez nous
pour en profiter ! C'est exactement ce qui ressort des témoignages
recueillis sur le terrain par notre consœur Christine Clerc qui, dans
le " Figaro " (lundi 4 et mardi 5 novembre), a publié
une enquête sur l'immigration. Tous les maires interrogés
paraissent au bord de la crise de nerf. Les socialistes ne sont pas
en reste. Jean-Marie Bockel (maire socialiste de Mulhouse) : "
La surdélinquance immigrée est une réalité
française ". Manuel Valls (maire socialiste d'Évry)
: " On ne peut pas régulariser tout le monde alors qu'on
est en train de rater l'intégration de la deuxième génération
". Le maire ex-communiste de Vaulx-en-Velin donne le ton : "
Nous sommes gouvernés par des charlots… ".
Le point le plus grave de ce sombre tableau concerne la scolarité
des enfants. Les spécialistes de la question les appellent les
ENA (Enfants Nouvellement Arrivés). Ils sont souvent, tout simplement,
déposés devant une école ou un service social par
des parents qui, en les abandonnant, les confient en fait à notre
" État-providence ". Parce qu'ils savent que, même
si les caisses d'allocations familiales refusent de les inscrire, faute
de visa, ils seront admis à l'école, scolarisés,
" pris en charge ". Dans ces conditions, comme le fait remarquer
le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb : " La politique
de promotion des Français d'origine immigrée est compromise.
Les arrivants font replonger tout le monde ".
Nous indiquions ici même, la semaine dernière que, selon
nous, Nicolas Sarkozy faisait aussi bien qu'il pouvait dans les limites
qui résultent de la situation politique qui s'impose à
lui comme à l'ensemble de la majorité parlementaire issue
du 21 avril. Mais, pour cette raison, et pour cette majorité,
le traitement des problèmes liés à l'immigration
massive sans contrôle constitue un sujet tabou. Or, leurs conséquences
deviennent si graves, sous nos yeux, qu'ils appellent un traitement
et une mobilisation d'urgence. Et d'abord, avant toute chose, au niveau
de la connaissance du phénomène. Il est tout simplement
scandaleux qu'il n'y ait aucun chiffre fiable en la matière.
Il est urgent qu'un observatoire indépendant de l'immigration
soit créé.
Vous êtes nombreux à réagir aux articles écrits
(avec passion) par Guy Millière, et plus nombreux encore, aux
articles de Pierre Lance, que l'intéressé lui-même
qualifie de " provocants ".
Plusieurs correspondants me mettent même en demeure de ne plus
accueillir l'un ou l'autre de ces auteurs. Je suis sommé de donner
mon opinion personnelle sur les thèmes qu'ils abordent, en l'occurrence,
pour les plus récents, sur le soutien inconditionnel de Guy Millière
à la politique étrangère américaine comme
à celle du gouvernement israélien, ou sur les conceptions
malthusiennes de Pierre Lance qui tient l'avortement pour un palliatif
regrettable mais nécessaire à la contraception…
N'allez pas croire, chers amis lecteurs, que les colonnes de notre publication
sont ouvertes à tous les vents ! Elles ne sont ouvertes qu'à
la diversité des opinions de la droite. Vous savez - et j'aurai
évidemment l'occasion d'y revenir - que je tiens le clivage droite-gauche
comme supérieur à tout autre, même si, de façon
circonstancielle, il semble souvent s'effacer devant d'autres clivages
qui émergent de l'actualité. Je tiens pour hommes de droite,
ceux qui se disent tels. Je tiens pour des hommes de la fausse droite,
ceux qui, siégeant par exemple pourtant à droite, se disent
néanmoins de gauche (voir p. 7 la citation de Jacques Barrot).
Et je tiens beaucoup, dans les colonnes de cette publication, à
rendre compte d'une diversité de points de vue.
Guy Millière, s'il le souhaite, continuera à s'exprimer
dans nos colonnes. Mais, je donnerai la parole, notamment dans le courrier
des lecteurs, à des correspondants exprimant même véhémentement
leur opposition. Pierre Lance est un moraliste athée. C'est son
droit. Il exprime un point de vue qui heurte de nombreux abonnés.
Je le sais. Mais, je considère - c'est même la raison d'être
de cette revue - que, pour être renforcées, nos convictions
les plus fortes doivent accepter d'être confrontées aux
opinions contraires.