Nous en sommes à six alternances en vingt ans en France. Le personnel
politique est réfuté chaque fois par l'électeur,
et chaque fois, il commet les mêmes erreurs. Il est toujours là,
d'ailleurs. L'élite politique est en désaccord sur tous
les sujets de société avec le peuple, suivie en cela par
la clique journalistique. Et ce, alors que les grands écrivains
du moment, Dantec, Houellebecq, Philippe Muray dénoncent le discours
politiquement correct. Pourquoi et comment en sommes-nous là
?
C'est sans doute que la classe politique n'est pas une véritable
élite. La véritable élite est économique
ou scientifique, comme disait Saint-Simon. Lorsque la classe politique
se compromet dans l'économie, cela donne Messier, Michel Bon,
Haberer… Au xviiie siècle déjà, Condorcet remarquait
que les sociétés de pensée et la maçonnerie
(toujours incontournable en France) sélectionnaient les plus
médiocres, alors que les fortes personnalités se trouvaient
chassées ou mises à l'écart. Un siècle plus
tard, Cochin étudie ces mêmes sociétés et
analyse la machine à fabriquer de l'opinion en opposition avec
le peuple.
La France a vécu une décennie de dictature sanglante à
la fin du siècle des Lumières au nom, bien sûr,
du peuple.
Il y a d'autres problèmes… Il y a trente ans, Henri Lepage remarquait
que l'on se fait plus d'amis et d'électeurs (le clientélisme
ruina la république romaine) en augmentant les impôts qu'en
les baissant.
Ceux qui estiment en payer trop sont minoritaires et n'ont qu'à
faire leurs bagages. 70 % des députés sont des fonctionnaires
(1 % des ouvriers) et ils auraient tort de se priver… La question de
l'immigration ? Il y a bien sûr le dogme de la tolérance.
Mais, il y a plus grave. Machiavel recommande au pouvoir de chasser
un peuple récalcitrant pour le remplacer par une population soumise
(islam veut bien dire soumission ?). Aucun Français de souche,
même de gauche, n'a fêté la réélection
de qui l'on sait le 5 mai dernier. Comme Ubu, l'heureux élu de
demain videra les poches du contribuable, tuera tout le monde et nous
dira merde