Déficits
Aux déficits du budget de l'État s'ajoutent ceux des entreprises
publiques, dont les dettes cumulées sont passées de 104
milliards d'euros au 31 décembre 1997 à 156 milliards d'euros
au 31 décembre 2001…
UMP
Édouard Balladur, président de la commission des affaires
étrangères à l'Assemblée nationale, n'est
resté qu'une demi- heure au congrès fondateur de l'UMP.
C'est pas bien…
Prisons
Avec 54 000 détenus répartis dans 185 prisons (y compris
117 maisons d'arrêt destinées aux prévenus en attente
de jugement), la France peut s'enorgueillir (?) de compter moins de détenus
que beaucoup de ses voisins : 80 prisonniers pour 100 000 habitants chez
nous, 92 en Italie, 98 en Allemagne, 114 en Espagne, 124 en Grande-Bretagne.
Polygamie
Il n'y a pas de statistiques officielles sur le nombre de familles polygames
installées en France. On note qu'en Seine-Saint-Denis, 6 à
9 000 familles rassemblent entre 60 et 70 000 personnes... Les cas de
mariages multiples sont nombreux, mais pas comptabilisés…
Coursiers
À Paris et en petite couronne, les 8 000 coursiers ou livreurs
recensés sont impliqués, chaque année, dans 7 % des
accidents, soit comme victimes, soit comme responsables (49 % des cas
relevés en 2001).
Médecins
Deux médecins sur trois disent avoir peur d'être agressés
dans l'exercice de leur activité professionnelle. 43 % des médecins
auraient été déjà agressés au moins
une fois (en incluant, il est vrai, les " altercations verbales ").
Il existe en France des lois qui, en principe, sont là pour
nous protéger des voleurs ou des violents.
José Bové, le syndicaliste violent aux belles moustaches,
pense que du fait qu'il est " syndicaliste ", la loi ne s'applique
plus à lui. Il peut ainsi saccager impunément un "
Mac Donald " ou détruire les plantations expérimentales
d'OGM.
Bové a tout à fait le droit de penser, ou même de
dire, que les Mac Do ou les OGM peuvent être dangereux pour notre
santé. Mais il n'a pas le droit d'utiliser la violence de son
syndicat pour détruire les Mac Do ou les OGM. Plusieurs juridictions
ont lu les textes de loi. Elles ont appliqué ces textes au cas
de José Bové. Elles ont pensé que
14 mois de prison étaient le prix à payer.
Tout un courant politico-médiatique s'élève contre
ce jugement. Les uns disent qu'il est scandaleux de mettre en prison
un responsable syndical et, selon eux, la France deviendrait une véritable
dictature. Ils oublient que les juges n'ont fait qu'appliquer des lois,
lois votées démocratiquement par le Parlement. S'ils pensent
vraiment que ces lois sont mauvaises, pourquoi ne les ont-ils pas modifiées
quand José Bové a commis ses violences, alors qu'ils étaient
au pouvoir ?
Les paysans en colère contre les grandes surfaces barrent les
routes pour empêcher ces magasins de se ravitailler. Une fois
de plus, les syndicats agricoles ont recours à la violence pour
aboutir à leurs fins. Une fois de plus, le pouvoir politique
" tolère " ce comportement violent.
Les chauffeurs routiers français, voulant un treizième
mois, menacent de barrer les routes et d'arrêter l'approvisionnement
en essence des automobilistes. Ils annoncent sans aucun complexe qu'ils
utiliseront cette violence illégale pour obtenir leur augmentation.
Un préfet respectueux de la loi ne leur a pas dit qu'il opposerait
la force publique à leurs violences. Un gentil préfet
a trouvé plus sage d'interdire aux automobilistes d'aller chercher
de l'essence avec des jerricans.
Quand la loi n'est plus appliquée, quand les syndicats sont suffisamment
puissants pour faire reculer la loi et imposer leurs désirs,
nous quittons la vraie démocratie et nous entrons dans la démocratie
molle. La loi ne protège plus le faible du violent. Seule la
violence paie.
Quand les OGM quittent la France
Les paysans ont obtenu par la violence des revenus plus élevés.
Les grandes surfaces répercuteront en toute légalité
sur leurs prix de vente ce manque à gagner et nous paierons tous
un peu plus cher notre nourriture. Les conséquences économiques
de l'action des paysans ne sont pas trop graves, les grandes surfaces
n'étant pas exposées à la concurrence étrangère.
Les chauffeurs routiers obtiendront peut-être leur treizième
mois. Tant mieux pour eux, d'autant plus que le gouvernement avait déjà
décidé de leur offrir une augmentation de 15 % du SMIC
pour corriger les fantastiques erreurs de la loi de Madame Aubry, la
" dame aux six SMIC ". Mais dans le transport routier, les
salaires correspondent à 50 % du prix de revient et le transport
routier est maintenant européen. Or, dans de nombreux pays, les
salaires sont inférieurs de moitié à ceux de la
France. Les entreprises de transport routier françaises étaient
déjà très difficilement compétitives, elles
le seront encore moins. Les consommateurs français ne paieront
pas plus cher leurs transports routiers, grâce aux entreprises
polonaises qui n'ont pas besoin d'augmenter leurs prix. Mais les entreprises
françaises de transport routier iront s'installer en Pologne.
Les chauffeurs routiers français devront changer de métier
ou aller s'installer en Pologne, où les salaires seront pour
eux des salaires de misère.
Quant aux conséquences économiques de l'action de José
Bové, elles sont encore bien plus graves pour notre pays : plus
aucune entreprise produisant des OGM ne veut maintenant s'installer
en France. Par contre, de nombreux pays ne pensent pas que les OGM présentent
un danger pour la population : la nourriture que nous mangeons depuis
des millénaires n'est en effet constituée que d'OGM. Tandis
que le chômage s'installe en Europe, ce sont les puissantes et
riches sociétés américaines produisant des OGM
qui se retrouvent sans concurrents.
Finalement, les lois françaises qui s'opposent à la violence
des syndicats semblent excellentes.