Raffarin
L'opposition socialiste soupçonne le
Premier ministre, lui-même ancien sénateur, d'avoir fait
des concessions au Sénat sur le projet de loi constitutionnelle
sur la décentralisation, pour s'acheter les faveurs de la Haute
Assemblée, dont il pourrait briguer la présidence en 2004.
Arabisme
Lors du dernier sommet de la francophonie, ouvert le 18 octobre dernier
à Beyrouth, non seulement la France a refusé d'inscrire
le Hezbollah libanais parmi les organisations terroristes, comme le lui
demande les États-Unis, mais en outre Madame Chirac a accepté
de visiter un dispensaire de ce mouvement. Le lendemain, le président
français restait de marbre à l'évocation par le président
libanais de la disparition d'Israël…
Permis
Un conseil interministériel doit, le 12 décembre, adopter
une réforme du permis de conduire, qui sera désormais délivré
à titre temporaire, et ne sera définitif qu'après
une période probatoire d'un an ou deux, sans infraction au code
de la route.
État voyou
L'Union européenne refuse tout visa aux dirigeants de la Biélorussie,
et en particulier à son président, Alexandre Loukachenko,
autocrate soupçonné de trafic d'armes…
Récidives
Il y aurait 80 % de récidives parmi les délinquants libérés
de prisons. Mais ce chiffre n'est qu'une approximation : aucune étude
sérieuse n'a été faite sur le sujet…
Irak
Réputé " laïque ", le régime de Bagdad
a rendu obligatoire l'apprentissage du Coran dans toutes les écoles.
Il est maintenant interdit de donner des noms chrétiens aux nouveaux-nés.
Saddam Hussein a pris le parti de l'islamisme.
Il est curieux de voir comment les journalistes et une grande partie
de la population française restent aveugles face au bien-fondé
du libéralisme. Début novembre, les caméras furent
braquées sur le 16e congrès du Parti Communiste Chinois
(PCC). Les deux faits majeurs furent la nomination de Hu Jin Tao, 59
ans au poste suprême du comité central en remplacement
de Jiang Zemin, 76 ans et l'entrée des hommes d'affaires dans
le PCC. Le rajeunissement du pouvoir était prévu de longue
date et fut un grand non-événement. L'entrée des
grands capitalistes dans le parti est la suite logique des réformes
de plus grande liberté d'entreprendre de Deng Xiaoping pour faire
face à la pauvreté causée par le collectivisme.
Les capitalistes sont devenus incontournables pour résoudre les
problèmes de ce pays gigantesque et difficilement contrôlable.
La Chine a beaucoup progressé depuis qu'elle a autorisé
le capitalisme. Ce sont les régions côtières et
les villes portuaires qui ont le plus profité de cet essor. Pourquoi
? Car le libre-échange avec ses activités d'import/export
(la mondialisation) est la clé de cette croissance. Les régions
de l'intérieur sont moins dynamiques car l'accès aux marchés
et aux produits étrangers est plus difficile. Les pauvres des
campagnes affluent donc dans les villes côtières en quête
d'emplois. Certes, ces pauvres immigrés intérieurs sont
peu payés et travaillent durs, comparé à nos standards.
Nos bien-pensants à l'ouest ont beau jeu de dénoncer ce
" dumping social ". Mais ces pauvres Chinois préfèrent
les usines capitalistes au mirage du collectivisme. Remarquons aussi
que 185 millions de Chinois (14 %) possèdent déjà
un téléphone portable et que leur nombre progresse au
rythme de 4,5 millions par mois. Ainsi, à force de travail, d'investissements
et de libre-échange, une bourgeoisie chinoise se forme.
Dans cette situation mixte, mi capitaliste mi dictature communiste,
les bienfaits du libre-échange ont encore bien du mal à
véritablement transpercer dans nos journaux français.
Dans les commentaires des grands journaux de gauche (" New York
Times " et " Le Monde "), on va même jusqu'à
dire que la Chine est devenue " la plus grande dictature de droite
au monde " ! Ce raccourci de la pensée est rapide et malhonnête,
car la dictature reste celle du parti communiste. L'enrichissement et
la corruption de ses dirigeants sont le reflet du contrôle que
ce parti exerce sur une économie pas encore complètement
libéralisée. Que ses dirigeants aient commencé
à adopter le capitalisme pour des raisons pragmatiques d'efficacité
économique est justement ce qui permet à de plus en plus
de Chinois de sortir de la pauvreté.
Après 30 ans de communisme, puis 20 ans d'ouverture progressive
au capitalisme, la Chine atteint moins de mille dollars de PIB par an
et par personne. Cela ne représente pas encore un modèle
de développement économique incontesté. Il lui
faudra notamment remédier progressivement son déficit
démocratique si elle veut franchir les prochains paliers du développement.
Où en serait la Chine si elle avait pu éviter le communisme
? Difficile à dire avec exactitude. Cependant, tout comme pour
l'Allemagne et la Corée séparées en une entité
libérale et une dictature communiste, la Chine Populaire a son
pendant capitaliste : Taïwan, la République de Chine. Taïwan
est l'île où s'est réfugié le général
Chiang Kai-shek avec l'armée nationaliste après sa défaite
militaire contre Mao Zedong en 1949. À la différence de
la Chine Populaire, Taïwan fut une " dictature de droite "
jusqu'au milieu des années quatre-vingt : un régime autoritaire
avec parti unique, mais avec un système économique capitaliste
de propriété privée que côtoient des monopoles
d'État dans les secteurs stratégiques d'infrastructure
(télécom, chemins de fer, électricité, médias…).
Mais, depuis 16 ans, le pays s'est démocratisé et l'économie
s'est libéralisée. Trois chiffres très parlants
sont la part des dépenses de l'État dans le PIB de 15
% seulement, une croissance annuelle de plus de 5 % en moyenne ces dix
dernières années et un chômage inférieur
à 5 %.
Le résultat, c'est un PIB de 13 000 dollars par habitant et par
an en 2001. Voilà une nouvelle intéressante : en évitant
le communisme et en adoptant un système capitaliste et progressivement
démocratique, les Chinois de Taïwan créent treize
fois plus de richesses que les Chinois du continent.
Vivant et travaillant à Taïwan depuis six ans, je veux témoigner
du succès des solutions libérales appliquées à
Taïwan. En effet, je veux montrer comment l'essor de ce dragon
asiatique n'est pas la conséquence d'un " miracle économique
", mais celui de l'activité d'hommes libres dans un État
modeste.
Libération
C'est à la banque Lazard que le quotidien " Libération
" - qui n'a jamais réussi à équilibrer ses comptes
pendant plus d'une année d'affilée - a confié le
soin de lui trouver un nouveau " partenaire ". On n'ose pas
parler " d'actionnaire "...