Pub télé
La Commission de Bruxelles presse le gouvernement français d'abolir
au plus tôt les interdictions de publicité télévisuelle
qui frappent encore quatre secteurs économiques, la presse écrite,
l'édition, le cinéma et la grande distribution.
Zapping
87 % des téléspectateurs zappent ou se livrent à
une autre activité durant les écrans publicitaires à
la télé, selon un sondage Ipsos.
Numérique
C'est le 29 décembre 2004 que seront en principe diffusées
les premières images de la Télévision Numérique
Terrestre.
Canal +
Mourad, animateur à scandale sur NRJ (du lundi au vendredi, de
20 heures à minuit), réputé pour ses dérapages
obscènes, arrive sur Canal +, à partir du lundi 2 décembre,
à 19 heures, en remplacement de " l'Hyper Show " de Frédéric
Beigbeder…
CNN
CNN n'est plus la chaîne numéro 1 de l'information aux États-Unis.
Le champion, c'est maintenant Fox News contrôlée par le milliardaire
d'origine australienne, Rupert Murdoch. D'ailleurs, les revenus publicitaires
de Fox News ont augmenté l'année dernière de 64 %…
Tolérance
La Croix Rouge (FICR) et le Croissant Rouge se sont associés pour
lancer un appel d'offres mondial et bénévole, ouvert aux
agences de publicité comme aux concepteurs free lance, sur le thème
de la lutte contre la discrimination, pour la promotion de la tolérance.
139 projets de campagnes ont déjà été recueillis.
Internet
10 % de la population mondiale seraient maintenant constitués d'internautes
: 655 millions, selon la Cnuced, organisme rattaché à l'ONU.
On prétend qu'il y a en France cinq millions de " musulmans
" et 55 millions de " chrétiens ". Mais la plupart
des Français de souche qui se disent catholiques ne mettent jamais
les pieds à l'église. Ils ont été baptisés,
ont fait parfois leur communion, puis ils ont mis le tout dans un placard
avec les dentelles de la grand-mère et cela n'a plus la moindre
signification idéologique.
Il en est exactement de même pour la plus grande partie des réputés
" musulmans ". Il y a en France 1 500 mosquées (dont
certaines très petites), qui réunissent environ 300 000
musulmans pratiquants (cf. FR5, " On aura tout lu ", 16-11-02),
soit à peine 7 % de la communauté dite " musulmane
", proportion encore inférieure à celle des chrétiens
pratiquants (10 à 12 %), c'est-à-dire très minoritaire.
Or, je crois la différence très importante, quelle que
soit la religion, entre un pratiquant et un non-pratiquant. Le second
peut être croyant, mais il ne s'agit que d'une vague idée
métaphysique qui ne conditionne en rien son comportement socio-politique.
Au contraire, le pratiquant assidu est inféodé à
sa religion et il est convaincu que les dogmes de celle-ci doivent présider
à l'organisation de la société. Et cela est aussi
vrai d'un chrétien que d'un musulman.
En danger
de manipulation
C'est pourquoi, de mon point de vue de démocrate libéral
et athée, seul le pratiquant est " dangereux ". Non
qu'il nous veuille du mal, au contraire, persuadé qu'il est de
ne travailler qu'au bien de l'humanité. Mais, outre que sa conviction
d'avoir reçu la " vérité révélée
" annihile son esprit critique, son attitude trop obéissante
le prédispose à être manipulé par tous les
tyranneaux qui auront l'habileté de se faire passer pour les
interprètes de son dieu.
Bien sûr, certains pratiquants auront su conserver assez de conscience
personnelle pour résister à ces manipulations. Cela dépendra
aussi du degré de culture générale qu'ils auront
acquise. Aussi les jeunes élèves des écoles coraniques
sont-ils fort inquiétants, car ils n'étudient que le Coran,
qui est d'un vide philosophique proprement vertigineux, et leur connaissance
de l'Histoire et du monde est réduite à rien. Les Chrétiens
sont mieux lotis, quoique leur culture historique soit souvent très
déformée. Par exemple, ils se délectent du baptême
de Clovis, alors que Clovis était un pur gangster qui fit assassiner
tous ceux qui gênaient ses ambitions. Ce dictateur sanguinaire,
dont l'Église fut la complice, est l'une des hontes de notre
histoire.
Hélas, il y en a d'autres…
En tout cas, même si une partie d'entre eux reste suffisamment
tolérante et sensible pour ne pas sombrer dans le fanatisme,
les pratiquants n'en représentent pas moins, globalement, un
vivier dans lequel les despotes pourront toujours trouver des séides.
Il faut donc se réjouir de ce que les " musulmans "
de France ne soient pas aussi musulmans qu'on le suppose. Dans la jeunesse
d'origine africaine ou maghrébine, la proportion de non-pratiquants,
d'incroyants ou d'indifférents est sensiblement la même
que dans la jeunesse française de souche, ce qui constitue une
certaine protection contre l'islamisme intégriste. Mais ceci
n'est pas plus compris par le gouvernement actuel que par le précédent.
De sorte que l'État s'évertue à favoriser la construction
de mosquées ainsi que l'embrigadement religieux des jeunes déracinés
d'origine " musulmane " et cherche à fortifier des
organisations " représentatives " de cette communauté,
au moyen desquelles on espère " tenir la masse ". La
République laïque est donc en train d'aider la religion
musulmane à mieux se structurer en France, considérant
probablement que les jeunes d'origine immigrée qui iront à
la mosquée seront moins tentés par la délinquance,
ce qui est sans doute vrai.
Mais ils ne seront qu'une infime minorité. Moyennant quoi nous
risquons que certains d'entre eux soient un jour recrutés par
le terrorisme islamiste, ce qui est infiniment plus inquiétant.
Cette politique à la Gribouille doit être fermement dénoncée.
La culture humaniste et la liberté de pensée sont les
seuls remparts possibles contre les intégrismes totalitaires.
La République doit favoriser l'instruction, l'éducation,
la culture, le civisme, l'autonomie spirituelle, la responsabilité
individuelle ; et laisser toutes les religions disparaître peu
à peu dans la poussière des âges révolus,
ou s'enliser dans les sables des nations archaïques...